Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen

vicky-cristina-barcelonaVoilà, c’est fait, j’ai vu le dernier Woody Allen. Non pas comme une fan, mais pour Penelope Cruz, superbe actrice, magnifique à tous égards, qui m’avait absolument fascinée dans Volver de Pedro Almodovar. Quand j’ai appris qu’elle jouait dans ce film aux côtés de Scarlett Johansson, j’avoue que j’ai été refroidie. Cette fille, c’est le prototype même du clone de blonde hollywoodien, sans saveur ni caractère. Elle est belle, c’est sûr, mais fade. Alors à côté de Penelope Cruz, c’est le jour et la nuit. Mais bon, avec Woody Allen aux commandes, on pouvait espérer un miracle…

Vicky Cristina Barcelona est un film de femmes, comme seuls les hommes savent les faire. Un des personnages féminins dit à un moment : « I love him but I’m not in love with him. » Tout est là je crois : what’s love ?

Deux amies débarquent à Barcelone pour deux mois de vacances. Vicky (Rebecca Hall), la brune, à quelques semaines de se marier avec Doug (Chris Messina), resté à New York. C’est une rationnelle, qui sait ce qu’elle veut, une fille pas compliquée. Pas comme sa copine Cristina (Scarlett Johansson), la blonde, qui ne cherche semble-t-il que des relations tumultueuses. Alors qu’elles dînent dans un restaurant, elles sont abordées par Juan Antonio (Javier Bardem, qu’il est beau !), un peintre épicurien dont la vie amoureuse tragique est connue de tout Barcelone (il a poignardé sa femme, ou l’inverse…), qui leur propose un week-end à Oviedo, pour boire, manger et faire l’amour. Vicky résiste, Cristina est emballée, et les voilà partis tous trois pour deux jours inoubliables. Mais au moment de coucher avec Juan Antonio, Cristina tombe malade et doit garder le lit. C’est donc avec Vicky que le latin lover va faire du tourisme, elle qui supporte à grand-peine ses avances et son caractère bohème. Mais ce qui devait arriver arriva, et Vicky et Juan Antonio font l’amour au son de la guitare catalane.

VCB1

Bon, avec tout ça, on n’a pas encore vu Penelope ! Elle incarne Maria Elena la femme de Juan Antonio et n’apparaît qu’après environ une heure de film. Mais quelle apparition ! Sortant de l’hôpital après une tentative de suicide, elle est marquée, abîmée par l’amour ravageur et destructeur de son mari. Et pourtant, Juan Antonio, Maria Elena et Cristina vont vivre un ménage à trois, tandis que Doug rejoint Vicky à Barcelone. Mais sa promise a bien changé : elle s’interroge sur sa relation avec Doug, qu’elle ne veut pas blesser (il est si gentil avec elle), sur l’importance de ses sentiments pour Juan Antonio. La petite vie bien rangée et heureuse qu’elle s’apprête à construire serait-elle plus un idéal social que le véritable amour ? Mais le véritable amour, celui de Juan Antonio et Maria Elena est-il un idéal ? Peuvent-ils vivre l’amour sans se détruire ?

Tout a l’air si léger et pourtant tout est si essentiel. Barcelone, le tourisme, le soleil, les amours d’été : c’est comme une carte postale au dos de laquelle on esquisserait une peinture abstraite de l’amour. Pas de vérités, de morale ou de théorie : l’amour est là où on ne l’attend pas, l’amour ne s’explique pas, il se subit. On peut choisir de s’y abandonner, de le dompter, de le tenir à l’écart, mais quel que soit le choix, il reste là. Étouffé ou survolté, il fait son chemin. Chemin de frustration, chemin de destruction, il est rarement apaisant à moins de s’inscrire dans une relation sociale policée, appelée mariage. Mais les couples mariés croisés dans ce film sont tout sauf un idéal de vie.

Mais restons légers ! Le couple Javier Bardem / Penelope Cruz fonctionne à merveille tout en cris et impétueux emportements. C’est un vrai bonheur de les entendre se bouffer le nez en anglais et en espagnol (Juan Antonio veut absolument que sa femme parle anglais pour que Cristina les comprenne, mais la nature latine de sa douce ne se laisse pas dompter si facilement !). La capitale catalane est magnifiquement filmée, ses monuments, ses ruelles, sa vie nocturne. Et puis bon, il me faut bien l’avouer, Scarlett Johansson ne joue pas si mal que ça…

 

Vicky Cristina Barcelona, Woody Allen, 2007
Avec : Javier Bardem, Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Penelope Cruz…
Durée : 1 heure 37 – Sortie nationale : 8 octobre 2008

..

Jennifer Brennen vient d’être assassinée. Nathan est persuadé que son père, le richissime patron d’industrie, a commandité le coup. Marie-Jo, sa coéquipière est sûre du contraire. Ils vont donc chacun de leur côté remonter leur piste, d’intrigues en boîtes louches, d’indics en gardes du corps. Vu comme ça, Ça, c’est…
Mai 1931 : exposition coloniale de Paris. L'Empire français est fier de ses douze millions de kilomètres carrés et de ses cent millions d'habitants. Du Gambon à la Nouvelle-Calédonie, de Pondichéry au Dahomet, en passant par la Cochinchine, Chandernagor, et Ankor-Vat, les possessions françaises paradent au parc de Vincennes. Le…