The Lost Room

The Lost RoomAmateurs d’étrange et de bizarre, cette série est faite pour vous !

Joe Miller (Peter Krause) est inspecteur de police à Pittsburg. Beau comme un dieu, divorcé, il a la garde de sa fille, Anna, huit ans. Pour son plus grand malheur, on lui remet un jour une clé, celle de la chambre n°10 du motel Sunshine. Il ne tarde pas à comprendre que cette clé ouvre toutes les portes et conduit invariablement dans la lumineuse chambre en question. Quand il en ressort, il peut être n’importe où…

Malheureusement pour lui, nombreux sont ceux qui cherchent à s’emparer de cette clé et en particulier la Légion et l’Ordre. Ces deux groupuscules veulent en fait rassembler tous les objets qui se trouvaient dans cette chambre, une centaine au total, qui tous ont un mystérieux pouvoir. Joe Miller croise bientôt un homme qui, en agitant un ticket de bus se retrouve catapulté à Gallup, Nouveau-Mexique, autant dire le milieu de nulle part ; puis un autre qui disparaît en se donnant un coup de peigne. Tous deux ont l’air un peu… disons, dérangés…
C’est que les possesseurs d’objets ne tardent pas à se suicider ou à devenir fous. Joe Miller ferait bien de se débarrasser de sa clé… sauf que son adorable petite fille (Elle Fanning, la soeur de Dakota) est entrée dans la chambre et a disparu. Pour la retrouver, il doit garder la clé, et peut-être rassembler d’autres objets… Des lunettes, un réveil, une photo, un rasoir… autant de choses qui seraient des morceaux de Dieu et qui, rassemblées, permettraient de lui parler… Eh oui, la chambre n°10 serait peut-être bien l’endroit où Dieu est mort, le 4 mai 1961 à 13 heures 20…

Intérêt premier de la série, soyons honnête : Peter Krause (« Six Feet Under »), dont la photo ci-contre se passe à mon avis de commentaires…

Mais pas seulement, car les autres acteurs sont épatants, de Roger Bart qui en agitant son stylo vous brûle un ennemi en deux secondes à Peter Jacobson, le doux dingue au ticket de bus en passant par Kevin Pollak (qui ressemble à Jacques Attali, dites-moi si je rêve…) et l’ambigu Dennis Christopher (derrière Peter Krause sur la photo), le médecin légiste, personnage central et vraiment magistralement interprété (parce qu’il est toujours facile de jouer les héros, mais beaucoup plus difficile d’être un personnage trouble).

Et puis le scénario a tout pour me plaire : des objets aux pouvoirs maléfiques, une chambre mystérieuse et un héros qui patauge dans la semoule et reconstruit avec nous, peu à peu, une histoire vraiment bizarre. Les questions succèdent aux questions, le téléspectateur découvre les uns après les autres les porteurs d’objets, tous plus barjes les uns que les autres (ci-dessous, le porteur de peigne, complètement allumé !), et le mystère de cette chambre s’épaissit.

Alors dites-moi comment ne pas craquer pour ce charmant papa prêt à tout pour récupérer sa fille, hein ? D’ailleurs, si la rationalité et le vraisemblable ne sont bien sûr pas les maîtres mots de cette épatante série, le plus incroyable reste quand même qu’un homme pareil soit divorcé, disons même célibataire… enfin bon, il ne le reste pas, faudrait voir à pas rêver…

Cette série américaine de six épisodes (deux DVD) a été diffusée sur M6 je ne sais quand, vous l’avez peut-être vue.

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