Un rire dans la nuit de Thomas Dresden

Un rire dans la nuitDe nos jours à Londres, un assassin s’emploie à commettre à nouveau les crimes de Jack l’Eventreur : même lieu, même heure, même nom des victimes. Ce qui devrait être un jeu d’enfant pour Scotland Yard tourne au cauchemar car cet épigone est malin, et déjoue tous les pièges. La première victime, Rhoda, est la mère du commissaire Abbeline, chargé de l’enquête et descendant du fameux Abberline qui échoua face à l’Eventreur en 1888. Et malgré toutes les précautions de la police, une Annie Chapman est retrouvée égorgée dans Hanbury Street le 8 septembre. Les tabloïds s’emparent bientôt de cette histoire à sensation, Abbeline sent vaciller son poste et les deux principaux suspects s’évanouissent dans la nature…

Thomas Dresden réutilise donc cette histoire ô combien célèbre pour bâtir un roman policier qui, s’il ne révolutionnera pas le genre, se lit sans déplaisir (et pas de descriptions gore). On imagine bien que cette fois, la police va prendre sa revanche et que le sympathique Abbeline ne va pas se faire éjecter si facilement. Le suspens n’est dons pas à son comble, si ce n’est concernant la personnalité de ce nouvel éventreur et l’habile façon dont il accomplit ses crimes attendus. C’est bien trouvé et la personnalité de cet Abberline et de sa collègue Janet sont juste assez complexes pour retenir l’attention. Et bien sûr, si vous aimez la capitale britannique, vous vous y retrouverez.

Un rire dans la nuit

Thomas Dreden traduit de l’anglais par François Tétreau
L’Archipel, 1999
ISBN :2-84187-172-X – 341 pages

Parution en Grande Bretagne : 1999

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