La carte et le territoire de Michel Houellebecq

La carte et le territoireLe personnage principal du roman, Jed Martin, est un artiste. Il connaît le succès grâce à ses photographies de cartes Michelin. Il fait de quelque chose de totalement prosaïque et inesthétique, une œuvre d’art. Dans sa seconde période, il entreprend de peindre le monde du travail, poussé par une « volonté de décrire, par la peinture, les différents rouages qui concourent au fonctionnement d’une société« . D’où des tableaux comme « Claude Vorilhon, gérant de bar-tabac » ou « Le journaliste Jean-Pierre Pernaut animant une conférence de rédaction ». Encore une fois, quoi de plus inesthétique (on pense à Apollinaire mettant en vers la modernité du monde). La démarche atteint son summum quand Jed Martin décide de peindre Houellebecq lui-même, on ne peut guère trouver plus sinistre. On mesure aussi l’humour coriace de l’écrivain qui rend ainsi supportable un nombrilisme exacerbé.

Dans le roman, Michel Houllebecq est à l’origine d’une œuvre d’art, « Michel Houellebecq, écrivain », dont la cote atteint le million d’euros. Michel Houellebecq, le vrai, serait-il par un jeu de réflexion qui construit tout le livre, à l’origine d’une œuvre d’art, La carte et le territoire ?

Je me souviens encore du choc éprouvé lors de la lecture il y a cinq ans de La possibilité d’une île : c’était comme un séisme, une sorte de révélation créée par un roman tout simplement monumental. Mélangeant cynisme et provocation, Houellebecq creusait au cœur de l’intime et de l’humain avec une lucidité dérangeante.  Je n’ai rien retrouvé de tout ça dans La carte et le territoire. Il me semble que Houellebecq a abandonné sexualité et romanesque pour décrire un monde de choses dont il ne parvient pas à écrire la poétique. L’éloge des bichons suit celui des Audi, mais qu’en est-il de l’Homme ? Serait-il totalement perdu dans un monde de biens matériels, d’objets ou d’apparences, comme ces charmants petits villages français appelés à devenir de véritables représentations d’eux-mêmes sans la moindre vitalité intérieure ?

Il n’y a plus beaucoup d’humain dans La carte et le territoire et c’est ce qui me déçoit. Mais il y a beaucoup de références. Littéraires d’abord, comme le démontre brillamment Arnaud Viviant dans sa réponse à Tahar Ben Jelloun. Je n’ai pas la grande culture de ce journaliste, et bien d’autres lecteurs non plus, c’est pourquoi il me semble difficile d’y réduire le sens de ce roman. Références artistiques ensuite, Picasso le barbouilleur priapique contre William Morris le préraphaélite génial, ça sent la provocation. Provocation encore à travers les références au monde du show biz, du bien aimé Frédéric Beigbeder à l’omniprésent Jean-Pierre Pernaut. C’est certainement drôle pour ceux qui savent, quelques happy few plus ou moins nombreux, moi, je n’ai pas la télé…

Que reste-t-il donc à ceux qui n’entrent pas dans ces jeux de miroirs et de clins d’œil ? Un héros terne, sans enthousiasmes ni émotions, qui se détache peu à peu de tout, fuyant le monde et la vie… un héros houellebecquien… Une intrigue qui se fait policière dans la troisième partie avec têtes tranchées, cadavres découpés en lanières et flics tournant de l’œil ; et un autre portrait d’homme, guère plus stimulant que les autres, celui du commissaire Jasselin.

Pour achever de me décevoir, Houellebeq utilise systématiquement, au moins une fois par page, la mise en italique des mots importants. C’est absolument horripilant et je m’étonne que, dans tous les articles que j’ai lus après ce livre, aucun ne le signale. L’écrivain n’aurait à ce point pas confiance en son style pour souligner de façon aussi primaire son propos ? Je m’étonne et surtout, je ne comprends pas…

Certains par ailleurs, interpellés par « les fastidieuses digressions sur la mouche domestique ou la ville de Beauvais » sont allés à la pêche aux sources et ont trouvé dans le roman des textes empruntés quasi mot pour mot à Wikipédia. Il est clair que Michel Houellebecq se fait ainsi le chantre de la banalité du style et de la fadeur littéraire qui a trop s’affirmer finit par ennuyer et à diluer l’intérêt du lecteur qui s’intéresserait à Houellebecq pour autre chose que son versant scandaleux.

Houellebecq parle du monde, de ce qu’il devient, de ce qu’il sera, tout en représentations plutôt qu’en sensations. Photographier la carte plutôt que la route, c’est se mettre à distance, loin de celui qui pourrait y cheminer ; c’est aussi préférer une représentation plutôt que la réalité. En tournant le dos à l’humain, Houellebecq perd en intensité parce que la littérature n’a pas besoin que de concepts, il lui faut aussi des émotions. Exprimer des émotions, c’est ce que Jed Martin ne parvient à faire ni avec son père, ni avec sa fiancée Olga, ni avec son ami Michel Houellebecq. Il ne parvient à s’exprimer qu’à travers ses œuvres, qui le rendent aussi riche que seul. D’où un livre froid, privé de vie, qui tourne parfois à l’insupportable encyclopédie.

 
La carte et le territoire

Michel Houellebecq
Flammarion, 2010
ISBN : 978-260812-4633-1 – 428 pages – 22 €

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106 commentaires sur “La carte et le territoire de Michel Houellebecq

  1. j’aime bien lire tes billets, il apporte souvent un autre regard sur un livre. pour celui-ci encore plus : toutes les critiques que j’ai lu dans la presse sont enthousiastes malgré la récente polémique à propos du plagiat de wikipedia. a vrai dire, je n’ai encore jamais lu Houellebeck mais je ne pense pas commencer avec celui-là, même s’il me ferait un livre de plus de la rentrée littéraire. je verrai…

    • Moi aussi, je n’ai lu que des critiques enthousiastes, alors je m’interroge sur ma lecture… quant à te conseiller Houellebecq, je ne sais pas… je vais avoir l’air d’une rabat joie, tant pis, mais je crois qu’il faut être un peu plus vieux que tu ne l’es pour apprécier ce grand livre qu’est La possibilité d’une île

      • il ne faut pas non plus penser que les critiques de la presse ont toujours raison. j’ai l’impression que pour ce livre comme pour celui de Nothomb, il a suffit qu’un ou deux critiques l’apprécient et fassent paraître leur critique très tôt (d’ailleurs, j’ai lu un article très drôle sur les critiques qui paraissent tôt sur le monde.fr, par là : http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/09/02/en-librairie-la-semaine-prochaine_1405750_3260.html ) pour que tous les autres suivent. et voilà une bonne publicité peut-être non méritée. après, je n’ai pas lu les livres, je n’en sais strictement rien.

        mais ce n’est pas non plus parce que la critique est positive que tu dois avoir un avis positif. tout le monde a une sensibilité différente et aucun critique littéraire ne peut penser qu’un livre peut toucher tout le monde par les qualités que lui seul a déterminé.

        ok, pas de problème pour attendre, j’ai assez de livres à lire comme ça^^
        je le note dans un coin de ma tête, pour dans quelques années 😉

        • Pierre Assouline a encore frappé ! Mais il a publié son billet sur le Houellebecq le 30 août alors qu’il était encore prévu pour le 8 (et finalement sorti le 3) : dans son billet, il s’excuse lui-même en disant qu’il fait comme les autres, la belle affaire !
          « Etre les premiers, une véritable obsession désormais  » dit-il : c’est valable pour les blogs aussi et à vrai dire, ça m’énerve. Y a-t-il donc que des merdes publiées depuis après-demain qu’il faille absolument en parler avant publication ? Ou est-ce pour montrer qu’on suit l’actualité, qu’on reçoit des services de presse ? C’est ridicule et puéril, bref, c’est affligeant.
          Quant aux journalistes littéraires, je n’estime pas du tout qu’ils ont toujours raison, ou plus raison que moi. Mais dans un cas comme le livre de Houellebecq, je pense que certains ont un bagage littéraire et culturel plus conséquent que le mien qui leur permet de mieux l’aborder.

  2. Ton billet confirme ce que je soupçonnais :depuis « Extension du domaine de la lutte », cet auteur et moi c’est fi-ni et ce n’est pas tout le cirque médiatique qui l’entoure qui me fera changer d’avis.

    • Tellement médiatique, tellement produit que la date de publication a été avancée…

  3. Contrairement à toi, La possibilité d’une île a été un véritable échec de lecture pour moi ! J’avais bien aimé par contre Les particules élémentaires il y a longtemps. Bref, j’avais d’ores et déjà décidé de ne pas lire « LE DERNIER HOUELLEBECQ » et tu me confortes dans mon idée.

    • Et moi j’en attendais beaucoup, j’avais encore envie de le lire, de l’entendre parler de l’humain avec ses mots si justes et percutants, et dérangeants aussi. C’est raté…

  4. Dire que j’avais presque envisagé de lire celui-ci, tu m’en as définitivement découragée ! En ce qui concerne les mots en italique, Assouline (qui n’a pas beaucoup aimé le roman) y fait allusion dans son billet.

    • Je n’ai pas lu le billet d’Assouline, je vais donc voir ça. Quand même, ça ne fait pas beaucoup par rapport à tout ce qui s’est déjà publié sur ce livre.

  5. J’ai lu beaucoup de polémiques sur ce livre.. ce qui a pour effet de me faire fuir !

    • Oui, c’est un livre événement et tout ce bruit autour peut décourager les moins déterminés…

  6. Un auteur qui ne m’a jamais tentée et bon, disons que tu ne contribues pas à y changer quelque chose … 😉

    • Non, pas avec ce billet, mais tu sais où trouver mon billet sur La possibilité d’une île, j’aimerais bien qu’il te fasse changer d’avis sur lui.

  7. kathel

    Comme Manu, je n’ai jamais eu la moindre envie de lire Houellebecq et je ne crois pas changer d’avis un jour !;-)

    • Et pourtant, je suis bien certaine que certains de ses livres te plairaient ; laisse passer l’orage et tente La possibilité d’une île.

  8. Ton billet est extrêmement argumenté et je l’ai lu avec un intérêt d’autant plus grand que, jusqu’à ce jour, je n’ai toujours pas lu Houellebecq. Incontournable, d’après toi (et dans ce cas, lequel ? « La possibilité d’une île », que tu évoques ou un autre ?).

    • J’ai lu Les particules élémentaires il y a longtemps, à sa sortie, mais je n’étais pas prête à l’époque à lire ce genre de livre, que ce soit dans mon histoire personnelle que dans mon bagage littéraire. Je crois que cet auteur ne se laisse pas aborder ingénument… du coup, la lecture diffère beaucoup selon les lecteurs, je crois…

  9. (il manque un point d’interrogation se rapportant à « Incontournable »).

  10. Le personnage Houllebeck m’a toujours horripilée. Et puis, à la sortie de « Possibilité d’une île », trouvant stupide cet a priori, j’avais ouvert son roman et commencé à le lire dans la librairie d’une amie pour savoir si j’allais ou non l’acheter. Quand à la deuxième page j’ai lu des propos d’une misogynie à toute épreuve, j’étais tellement en colère que j’ai reposé le livre immédiatement. Depuis, cet auteur ne m’a plus jamais tentée. Vendredi soir, à la radio, j’ai entendu un journaliste qui m’aurait presque donné envie de revoir ma position… et puis finalement non, je vais rester inculte et cultiver mon ignorance de l’œuvre de Houellebecq. 🙂

    • arf !! Houellebecq évidemment et non Houllebeck

      • Sa provocation fonctionne souvent, elle lui aliène donc des lecteurs. Houellebecq n’aime pas les femmes ? C’est possible, mais je m’en fiche, je ne l’aime pas moi non plus, ce sont ses textes qui m’intéressent, ce qu’ils disent sur l’homme et le monde d’aujourd’hui, les interactions entre les gens. Il n’y a plus guère de tout ça dans son dernier roman, malheureusement…

    • jack

      Justement, je trouve qu’une partie du succès de Houellebecq auprès du grand public (qui inclut pas mal de femmes qui ne supporteraient pas un auteur à 100% misogyne) s’explique par le fait qu’il peut, en matière de jugement sur les femmes, souffler le chaud et le froid. On trouve sous sa plumme des propos tantôt misogynes, tantôt « misophiles ». C’est dans les « Particules », je crois, qu’il explique que les êtres qui se dévouent de façon désintéressé pour autrui sont presque toujours des femmes. Il pensait sans doute à sa grand-mère quand il écrivait cela. C’est la dualité des femmes de l’enfance de Houellebecq: sa mère, qui l’a abandonné, absolument égoïste et méprisable ; sa grand-mère qui s’est occupée de lui. Au fait, dans « La Carte », il dit avoir été ruiné par son divorce. Est-ce vrai qu’il a divorcé? Si c’est le cas, on s’étonne qu’il n’y aille pas d’une diatribe contre l’esclavage financier pratiqué par les femmes occidentales.

  11. Et bien moi, je me disais que j’allais essayer de lire celui-ci. ..

    • Eh bien oui pourquoi pas ? Tous les avis que j’ai lus jusqu’ici émanent exclusivement me semble-t-il de lecteurs qui sont enthousiastes (il me reste encore à lire celui d’Assouline).

  12. Décidément, je ne lirai pas ce roman. Atterrée par le « scandale wikipedia » et désolée à la lecture de ton billet, je passe mon tour.

    • Je n’ai découvert cette affaire de « scandale Wikipedia » hier soir, alors que mon billet était déjà rédigé et près pour le 8 (j’ai découvert par la même occasion que la date de publication était avancée et programmé mon billet pour aujourd’hui). J’ai rajouté un dernier paragraphe et franchement, je n’ai pas été étonnée d’apprendre le procédé. On sait que le style de Houellebecq est tout sauf chaleureux et ouvragé, mais là vraiment, c’est pire encore, parce que c’est vide…

  13. Bonjour Ys,
    Très belle chronique. Meilleure, sûrement, que le livre !
    Je me lance donc vers « La possibilité d’une île » en oubliant son nouveau roman.
    Merci !
    Amicalement !

    • Je ne sais pas quel est l’impact de cet auteur au Québec, si la sortie de ses romans est aussi médiatisée qu’ici…

  14. Bonjour.
    Voir lien.
    Cordialement.

    • Merci pour ce lien, je vous ai lu avec attention. Je suis malheureusement une lectrice de base, bien pire encore que Pierre Assouline qui n’est déjà pas grand-chose à vos yeux. Comme lui, l’abondance des défauts de ce livre m’a sauté aux yeux et malgré votre leçon de lecture, je ne pense pas que dans ce livre, « Michel Houellebecq est, justement, un romancier, pas un penseur« . La vérité, la beauté, le mal et le silence, dites-vous… ce sont des concepts si je ne m’abuse. C’est que je n’ai pas les références que vous avez, je lis pour ressentir ou être touchée par un style, mais malheureusement, l’émotion romanesque, stylistique ou humaine ne m’est pas apparue. Il me semble qu’il y avait tout ça dans La possibilité d’une île (bon peut-être pas de prouesses stylistiques quand même…). Je ne remets pas en cause la lecture que font de ce livre les intellectuels, dont vous êtes, votre billet est brillant. Mais je pense qu’il s’adresse à un réseau de plus en plus étroit de lecteurs, à ceux qui ont lu Bloy, Wittgenstein et d’autres, dont je ne fais pas partie. Une simple lectrice, donc…
      Ce que je retiendrai certainement de ce livre, c’est l’humour très noir de l’auteur vis-à-vis de lui-même, qui atteint des sommets dans la mise en scène de sa mort : bien des gens aujourd’hui ne le supportent pas, mais mort, c’est encore pire, personne n’ose même regarder son cadavre, ou ce qu’il en reste. Notez qu’il n’y a qu’un spécialiste de la contemplation des corps putrides qui puisse regarder le cadavre de Houellebecq… intéressant quand on constate que seuls quelques spécialistes de la littérature semblent susceptibles d’apprécier ce roman…

  15. L’encyclopédie, peut-être ; mais l’encyclopédie wiki, rires.

    • En tout cas Houellebecq a l’air de bien la connaître…

  16. Houellebecq me donne des boutons depuis « l’extension du domaine de la lutte », et je crois que ça ne s’améliorera pas en vieillissant, parce qu’on se rend compte qu’on n’a pas de temps à perdre avec ce genre de bouquins…
    Merci en tous cas d’avoir défriché celui-là…
    NB: il est en bonne compagnie: je suis incapable de lire Céline.

    • Moi non plus je ne lis pas Céline, malheureusement…

  17. Pareil que ma camarade Cathulu. Depuis l’excellent « Extension du domaine de la lutte » je n’ai pas accroché aux autres… Je vais donc me fier donc à ton avis et à celui d’Assouline 😉

    • J’espère quand même que tu ne le regretteras pas.

  18. Tu as déjà eu le courage d’ouvrir un livre de Houellebecq, courage que je n’ai pas, ou que j’ai eu il y a assez longtemps et que je n’ai plus. Vraiment pas ma tasse de thé !

    • Au départ, ça devait plutôt être un plaisir…

  19. Lukes

    J’ai découvert Houellebecq avec « Plateforme ». J’ai reçu une vraie claque en lisant ce roman. Depuis, j’ai lu tous ses romans et il fait partie de mes écrivains préférés, même si certains de ses textes sont bien meilleurs que d’autres. J’aime son style (car il a un style), son côté politiquement incorrect, mais surtout sa manière de décrire le monde qui l’entoure, son nihilisme, son côté blasé et sans concession…
    Je lirai certainement ce nouvel ouvrage, mais j’ai un peu peur d’être déçu. Au moins avec ton billet, je sais à quoi m’attendre 😉

    • Je lirai donc ton billet avec grand plaisir, histoire de voir si tu es moins déçu que moi.

  20. Non, non, non, je ne peux plus lire Michel Houellebecq, c’est impossible ! Ses livres et moi, on est fâché et je crois bien que c’est pour la vie… 😉

    • Le divorce est prononcé on dirait…

  21. Margotte

    Et bien ! Moi qui pensais le lire le dernier Houellebecq, dans ma grande mansuétude de cette rentrée littéraire 2010… Je vais réfléchir encore un peu !

    • 701 romans publiés, tu devrais en trouver à ton goût !

  22. « Les lecteurs de Houellebecq font rarement un sapin » (de Noël)
    Vincent Delerm 😉

    • Pauvre Vincent, il a déjà bien des détracteurs, ça ne va pas s’arranger…

  23. Comment peut-on appeler « écrivain » ce monsieur qui écrit moins bien qu’un journaliste de tabloïd, porte systématiquement les vices en vertus, prône le mépris de toutes les valeurs et ne croit en rien d’autre qu’en l’intérêt de son nombril?
    Je suis dure mais je le suis toujours envers les actes et mots qui portent en eux une violence manifeste ou cachée..

    • Eh ben dis donc, ça c’est envoyé ! Je ne suis pas vraiment d’accord, à part sur la qualité d’écriture qui décidément, n’est pas au rendez-vous.

  24. Je déteste l’homme et le seul roman que j’ai pu lire… faut croire que je fais partie des lectrices de base qui ne peuvent s’y intéresser !

    • Quel que soit l’écrivain de toute façon, il ne peut pas intéresser tout le monde. Mais il est vrai que celui-là a en plus une personnalité pas vraiment consensuelle…

  25. J’aime beaucoup l’énergie et la force de conviction qui se dégagent de ton billet… et je m’en tiendrai là, MH n’est pas parmi mes favoris.

    • J’ai essayé d’exprimer le plus clairement possible ma déception. Et ce ne fut pas une mince affaire…

  26. Comme je suis une pauvre lectrice inculte, basique, primaire, bref l’opposée d’une intellectuelle, je ne dois pas comprendre cet auteur et je n’accroche pas du tout, du tout, du tout. 😉
    Pour moi ses livres sont vides et cyniques, il doit aimer se regarder écrire.

    • J’ai lu dans Livres Hebdo que sa promo médiatique commençait : vous allez en manger du Houellebecq chers téléspectateurs 🙂

  27. Je n’aime pas le battage médiatique dont il s’entoure, mais j’ai tout de même lu Houellebecq pour voir. Je n’ai pas aimé son écriture ultra distanciée, froide et inhumaine. Je trouve cela vide.
    En tout cas, ton billet est intéressant, il m’a encore moins convaincue de lire ce livre !

    • Je le redis, j’ai beaucoup aimé La possibilité d’une île. L’écriture n’est pas plus chaleureuse, mais il y a toute l’humanité dans ce livre-là…

      • Je l’avais attaqué celui-là, mais abandonné… peut être un jour… Tant de livres à lire !

  28. Hathaway

    Je n’ai pas encore lu l’auteur parce qu’il ne m’attire pas du tout, si un jour je dois le découvrir je ne commencerais certainement pas par ce livre-là alors !

    • C’est juste mon avis, mais effectivement, tu dois pouvoir trouver mieux.

  29. Titine

    J’avais suivi Houellebecq à ses débuts mais je me suis vite lassée de ses personnages dépressifs, ternes pour ne pas dire glauques. J’ai toujours senti chez lui une détestation des hommes qui a fini par m’horripiler tant cela semble une posture provocatrice. Ce n’est pas avec celui-ci que je le relirai !!

    • La provocation est son fonds de commerce, et les médias adorent ça.

  30. Ca sort seulement aujourd’hui mais ca fait beaucoup de bruit depuis quelques semaines..
    De quoi s’agit il? Mais du dernier roman de Houellebecq, bien sur!
    Lisez le revue de l’Excerpt Reader http://the-excerpt-reader.blogspot.com/2010/09/excerpt-michel-houellebecqs-la-carte-et.html

    • Non, la date a été avancée au 3 septembre, pression médiatique oblige !

  31. J’ai un peu la flemme de lire tous les commentaires mais attention, la date de sortie n’a pas été avancée à cause de la pression médiatique mais à cause de la grève ! Et oui un livre qui sort le 8 arrive le 7 chez les libraires. Le 7 septembre bien sûr, l’éditeur a eu peur d’un retard. Pas bien pour l’éditeur pas bien pour les libraires non plus. Et effectivement, ça arrange tout le monde que ça sorte un peu avant. Mais je tiens à la raison pour laquelle ça a été avancé !
    Sinon je trouve ton billet très intéressant. Je viens juste de le terminer et je crois que toutes les raisons pour lesquelles tu n’as pas aimé font que j’ai aimé. J’avais lu la possibilité d’une île aussi mais pas tellement aimé. Et pour une fois tu as peut être raison, j’étais probablement un peu trop jeune. Je trouve que justement cette carte de la société est intéressante. Il casse un peu oui c’est vrai mais il dit les choses telles qu’elles sont, d’où le style wikipédia! 😉
    Je pense mettre du temps à écrire un billet aussi, ce n’est quand même pas une mince affaire que ce roman et même si tu n’as pas aimé je suis sûre que tu es d’accord !

    • Oh oui, je suis tout à fait d’accord, ça n’a pas été une mince affaire ce billet ! Merci pour les précisions pour la sortie ; j’ai vu que le Bret Easton Ellis a été avancé lui aussi…
      J’ai maintenant hâte de le lire ton billet pour voir les raisons de ton engouement. Peut-être que ça tient aussi à une vision de la société, je ne sais pas…

  32. BelleSahi

    Et bien voilà tu confirmes ma non-envie de lire cet auteur !

    • Ah, je sens qu’il n’en fallait pas beaucoup 😉

  33. Depuis les Particules élémentaires je déteste Houellebecq et je ne lirai jamais plus un livre de lui.Ni roman ni pensée ni poésie. Je me demande comment un lecteur tant soit peu intellectuel peut y trouver son compte!

    • Il suscite pourtant bien des enthousiasmes…

  34. Les avis sont très partagés mais ce que j’ai lu jusqu’à présent me donne envie d’ouvrir ce bouquin. Je n’ai rien lu d’autre de cet auteur…

    • Le mieux est en effet de se faire son propre avis.

  35. Si je me décide à dire cet auteur, je commencerai pas « la possibilité d’une île », par curiosité, mais franchement, ce n’est pas une priorité.

    • Pourtant, La possibilité d’une île est vraiment un très grand livre.

  36. Je voulais dire lire et non dire !

  37. Je suis désolée, Ys, mais au risque de te décevoir, je ne lirai jamais Michel Houellebecq parce qu’on en fait toujours trop autour de lui ! A chaque sortie d’un roman de cet auteur, tout le monde le lit et le chronique (je parle des journalistes et chroniqueurs littéraires), comme s’il était LA référence intellectuelle en France … Il y a d’autres auteurs, moins « peoplelisé » (j’ai horreur des anglicismes, mais tant pis) que lui et qui donnent aux lecteurs de base que nous sommes des instants de lecture magique, intense, merveilleux. En plus, de savoir qu’il a pioché allégrement dans l’encyclopédie Wikipédia pour y copier-coller des passages entiers, cela me confirme l’opinion que j’ai pour lui, qui est loin d’être élogieuse. Je ne lui conteste pas un certain talent, surtout pour la provocation, le cynisme, mais j’ai d’autres écrivains à lire, à découvrir et à faire partager …

    • Message bien reçu 😉 Je suis d’accord avec toi, on en fait trop autour de cet auteur, ou alors pas assez autour d’autres qui mériteraient qu’on les lise. Ce sont les médias qui veulent ça, ils créent des phénomènes autour de gens, qu’ils soient auteurs, chanteurs, acteurs, qui deviennent dès lors incontournables si on veut avoir l’air au courant, mais qui ne tiennent pas toujours les promesses de leurs laudateurs. Pour ma part, après cette déception, je ne précipiterai pas la prochaine fois…

  38. J’écris qq mots en vitesse avant de sortir. Je découvre ces commentaires et je tiens à dire que j’aime énormément cet auteur pour son intelligence, sa puissance d’évocation et parce qu’il me touche.

    J’ai lu Trois jours chez ma mère de François Weyergans qui a obtenu le Goncourt en 2005, un livre d’une mondanité gentille, légère, égocentrique et sans consistance. Qu’il ait obtenu le prix au lieu de Michel Houellebecq m’avait choquée.

    • Je n’ai pas suivi les pré sélections du Goncourt, de toute façon, ces prix ne m’intéressent pas. Je ne conteste pas le fait que ce soit un auteur très intelligent, qui a une écriture bien particulière et une force sans pareille pour analyser la société moderne. Mais là, je suis vraiment déçue. Je viens d’entendre « Le masque et la plume », Arnaud Viviant dit « le monde entier nous envie Houellebecq » : je ne sais pas, je crois que les journalistes y vont fort et le contre coup est de l’éloigner plus encore du lecteur de base.

  39. Je n’avais pas envie de lire ce livre et maintenant, après avoir lu ton article, je n’ai toujours pas envie de lire ce roman…

    • J’espère ne pas te faire passer à côté d’un livre qui te plairait, mais bon, je me rassure, nombreux sont ceux qui l’encensent !

  40. Gilles

    Yspaddaden , comme vous j’ai pris une énorme claque avec « La possibilité d’une île », d’ailleurs en parler me donne envie de le relire. Je suis curieux de ce nouveau Houellebecq ! Peut être serai-je déçu mais j’ai hâte de le lire. Pour Laurence à propos de « La possibilité… » : « Quand à la deuxième page j’ai lu des propos d’une misogynie à toute épreuve, j’étais tellement en colère que j’ai reposé le livre immédiatement. »…. Je vois à quoi vous faites allusion effectivement… Et vous aurez d’autres occasions de vous mettre en colère. Mais çà vaut vraiment le coup de dépasser cela. D’ailleurs je ne trouve pas que ce livre soit misogyne quand on le lit intégralement. Je veux juste dire que ce bouquin m’a beaucoup ému, touché, que Houellebecq a un style quoiqu’on en dise, un sens du rythme, une musicalité qu’il lui est propre, bref que c’est un grand écrivain qu’on l’aime ou le déteste.

    « …/Entré en dépendance entière / Je sais le tremblement de l’être/ L’hésitation à disparaître / Le soleil qui frappe en lisière / Et l’amour, où tout est facile / Où tout est donné dans l’instant / Il existe au milieu du temps / La possibilité d’une île « 

  41. Gilles

    Je veux juste ajouter que je ne considère absolument pas Houellebecq comme un auteur cynique; Qu’il décrive avec brio la violence et le cynisme contemporain, oui, que le message qu’il délivre soit cynique, non, bien au contraire.C’est parfaitement clair dans « La possibilité… » Quitte a être provocateur et en poussant un peu (beaucoup lol) le message de Houellebecq est quasi christique : seul compte l’amour. Affirmer que Houellebecq est cynique c’est un peu comme affirmer que Perec pronait la société de consommation à tout va dans « Les choses » alors qu’il montrait au contraire notre aliénation.

  42. Gilles

    @Dominique « je ne lirai jamais plus un livre de lui.Ni roman ni pensée ni poésie. ».
    Je regrette de ne pas avoir mis la poésie dans son entier ci dessus. La voilà :

    « Ma vie, ma vie, ma très ancienne / Mon premier voeu mal refermé / Mon premier amour infirmé / Il a fallu que tu reviennes. / Il a fallu que je connaisse / Ce que la vie a de meilleur / Quand deux corps jouent de leur bonheur /Et sans fin s’unissent et renaissent / Entré en dépendance entière / Je sais le tremblement de l’être / L’hésitation à disparaître / Le soleil qui frappe en lisière / Et l’amour, où tout est facile / Où tout est donné dans l’instant; /Il existe au milieu du temps La possibilité d’une île « 

    • Je n’ai pas sous la main La possibilité d’une île mais vos commentaires me donnent envie d’y retourner. En même temps, ce fut un tel choc personnel, une telle émotion… C’est aussi pourquoi je suis si déçue par son dernier livre : je n’y ai absolument rien retrouvé de cette émotion, de cette description si terrible de la vie, de la vieillesse, de l’inutile, du vide et de l’amour… Ce livre n’est pas aussi provocant, il est beaucoup plus lisse dans l’expression, mais il perd de sa force, à mes yeux. Non que je prône la vulgarité, je m’en passe même très bien, mais Houellebecq a aussi perdu la force de son propos.
      Merci en tout cas pour ces commentaires, j’espère que La carte et le territoire saura vous toucher.

  43. Bonjour Gilles,

    Merci tout d’abord d’avoir compris ma répulsion. Je suis consciente que je suis peut-être passée ainsi à côté d’un roman exemplaire, mais je pense aussi qu’il faut savoir s’écouter. Si j’ai reposé ce livre il y a quelques années, c’est que le moment n’était pas venu de le lire. Quant à savoir si je ré-essaierai un jour, j’ai suffisamment d’expérience pour savoir qu’il ne faut jurer de rien. Disons que pour l’instant, l’envie ne s’est toujours pas fait sentir. Mais qui sait… un jour peut-être.

  44. Margotte

    Voilà qui tempère le torrent d’éloges concernant ce livre (encore en fin de semaine dernière, sur France Inter, durant l’émission Le Masque et la plume). Enfin, j’ai bien d’autres lectures en attente : pour celui-ci, une éventuelle lecture attendra la sortie en poche… Bonne soirée et merci pour ta visite sur « Plumes et tableaux ».

    • Ah oui, j’ai écouté « Le masque et la plume » moi aussi, c’est désolant…

  45. Perché sur un pan totalement romanesque, un écrivain-bulle

    Houellebecq continue de se donner la sainte apparence d’un défenseur des mal lotis. Il y a toujours pire que nous! C’est bien vrai, ça, mon bon monsieur! Mais un doute le taraude qu’il conjure, impérial:

    je ne suis pas un réactionnaire, car je ne crois pas au retour possible d’un passé révolu.

    Mais depuis quand une définition aussi définitive, en apparence, a-t-elle valeur absolue? S’il y a matière à dévoiler quelque figure réactionnaire, il me semble qu’elle se dissimule avant tout dans le calme d’une unité, qui se figure proprement extérieure au monde, quand bien même, cette figure, pour se grandir et étendre ainsi son domaine, comme la terre vue du ciel, se donnerait à voir en lutte avec elle-même.
    Et donc, cet extérieur, s’il peut évidemment se conjuguer au passé, car il faut bien qu’il se raccroche à quelque chose, après avoir exilé le monde, peut, de la manière manière et pour la même raison, flirter avec le présent ou s’élancer en direction du futur. Les réactionnaires aussi, qui ont toujours su pratiquer l’art de la distanciation, savent évoluer avec leur temps. Cela dit, abstraction faite de la sacrosainte écriture! La critique voulait être totale, cette fois, elle l’est!

  46. Mathias G.

    Contrairement à pas mal de gens, je ne suis pas ici pour critiquer Houellebecq lui-même, bien qu’il se prenne à mes yeux de plus en plus au sérieux dans ses interviews. Cette attitude est encouragée par des journalistes qui l’interrogent comme s’il était un Attali ou un grand philosophe, ce qu’il n’est absolument pas.

    Je suis ici pour dire combien le dernier Houellebecq m’a déçu, et combien je serais surpris qu’il remporte un prix, quel qu’il soit.
    Je pense que pas mal de journalistes passeront plus tard pour les imbéciles qu’ils sont d’avoir accueilli le dernier Houellebecq avec autant d’éloges.

    J’ai beaucoup aimé « extension du domaine de la lutte », adoré « les particules élémentaires », apprécié ses autres ouvrages (plus « Plateforme » que « la Possibilité d’une île »), mais là quelle déception…

    Ce qui faisait l’identité et l’intérêt des écrits de Houellebecq a complètement disparu. L’auteur semble ne pas se rendre compte qu’il n’a plus rien à dire.

    D’aucuns diront qu’il se range, que c’est, comme je l’ai déjà lu, « le roman de la maturité ». Je dis que certains passages de cette oeuvre semblent avoir été écrits par un débutant (surtout le début, mais quelle lenteur dans la mise en place, quel manque d’intérêt pour les personnages, quel manque de vocabulaire). J’ose le dire : je trouve que c’est mal écrit à de nombreuses reprises.

    Houellebecq ne parvient plus du tout à appréhender les aspects pathétiques de la vie de ses personnages, il n’arrive plus à faire rire ou presque. Tout ça donne le sentiment qu’il n’y croyait pas lui-même, et j’ai eu la surprise de me désintéresser complètement de l’intrigue. On pourrait même dire qu’il n’y a pas d’intrigue, en réalité.

    Houellebecq a fait des choses immenses, et j’espère qu’il y reviendra… il est permis d’en douter à la lecture du dernier opus, qui pourrait laisser croire qu’il n’a pas compris où était son talent.
    Il a voulu écrire une histoire comme tous les « vrais » romanciers, et il y a sacrifié tout ce qui faisait le génie de son oeuvre antérieure.

    • Je n’ai pas lu « la carte et le territoire », mais le sentiment que le filon est épuisé, était déjà patent dès « Plateforme ».

  47. Comment se faire appeler Arthur?

    La sagesse est la sottise très-élevée d’une minorité qui s’adresse, pour du beurre, à une immense majorité et même s’en félicite, généralement sous forme d’auto-citations, pour la plupart empruntées, qu’elle nomme des « aphorismes ». Il y a bien une vie heureuse, qui demeure raide et immobile. Comme un lot de consolation, en échange de ces fuites calculées. La terre, en effet, étant peuplée d’imbéciles, quelques-uns au moins sont heureux. Mais tous ne sont pas férus de démonologie bonne et méfiants à l’endroit de Desdémone, non! Cet endroit, dit-on, soit dit en passant, met le monde à l’envers, pire même, le satellise. Mais nombreux sont ceux, parmi ces quelques-uns, qui ont, sur le sujet, le même avis que la masse sus-citée, pensant que la chose n’est pas si terrible, au fond! Car, parmi ces quelques-uns, peu sont de langue allemande. Et peut-être seulement un de ces peu, après 45, a considéré qu’il était heureux qu’il fut philosophe. J’en vois plusieurs et d’avantage qui restent de marbre. La beauté particulière, qui est la leur et seulement la leur, ne doit rien à l’arraisonnement de la nature par le botox. Reste une question: être heureux d’avoir réussi sa vie empêche-t-il d’avoir le sens de l’humour? N’étant pas philosophe, je laisse cette question en suspens et au-dessus de qui veut s’interroger sur le sens du bonheur.

  48. jack

    Ce qui est aberrant, c’est que la critique, après avoir pendant des années injustement démoli les romans précédents de M. Houellebecq, encense celui-ci, son premier grand navet. L’explication que je vois est que les romans précédents étaient tous provocateurs (apologie du sexe-tourisme, du clonage humain, de la drogue et de la prostituion ; condamnation du jeunisme ; dénonciation de cette supercherie qu’est l’art moderne ; réhabilitation des sectes), tandis que celui-ci est conformiste (apologétique de l’art moderne, de l’argent, de la bêtise médiatique). La critique aime le conformisme, et accueille M. Houellebecq dans la grande famille conformiste.

    • Très bien vu, je suis tout à fait d’accord. Le Houellebecq provoquant avait au moins quelque chose à dire, et le don d’appuyer là où ça fait mal.

    • Mathias G.

      Absolument d’accord. Ou comment la critique peut être absolument contre-productive.

  49. Moi j’aime pas les héros houellebecquiens dit la schtroumphette grognon… NOn, franchement, Houellebecq m’a tellement dégoutée avec les particules élémentaires que je ne pense pas m’égarer à nouveau dans ses livres, même si ses récents passages TV me l’ont rendu un peu plus sympatique.
    Pour info, un scoop sur mon blog aujourd’hui : une interview exclusive d’Amélie Nothomb !

    • Je n’ai pas la télé, mais il parait qu’il est très présent en ce moment sur les écrans…

  50. Pour moi, « Extension du domaine de la lutte » reste certainement un des meilleurs romans des 90’s. Il y avait de la flamme, du fond, de la méchanceté loin d’être gratuite…Du coup, je me suis dit que j’en resterais là avec Houellebecq, histoire de ne pas être déçu par la suite

    • Je pense quand même que tu devrais lire La possibilité d’une île…, tout le monde devrait lire ce livre d’ailleurs, enfin ceux qui supportent le cynisme et la provocation…

  51. c’est le premier livre que je lis de l’auteur et contrairement à toi dont j’apprécie l’article pourtant, j’ai été heureusement surprise. J’ai particulièrement apprécié la description des relations entre artistes et entre disciplines artistiques

    • Je pense ne pas être sensible à cette thématique…

  52. Lu, bien aimé (billet en cours, pour le moment, j’ai tout noté en vrac). Je relis ton billet et je n’y retrouve pas ce que j’ai ressenti à la lecture (excepté le même agacement que toi pour les mots ou les groupes de mots en italique, que je comptais aussi évoquer). Mais je n’avais aucune attente particulière et je ne pouvais pas non plus être déçue par rapport à des oeuvres précédentes, puisque je n’avais rien lu de lui…

    • j’attends donc tes arguments de pieds fermes 😉

  53. Comme on dit avec Emmyne, je sens qu’on va « chipoter » !

  54. Je suis tout à fait d’accord avec ton billet, en particulier avec la dernière phrase, qui résumer bien les défauts de ce roman qui me semble largement surévalué par les médias.

    • Ce prix Goncourt est à pleurer : pourquoi ce livre-là, tellement plat, alors que les précédents avaient vraiment une forte et un ton ? C’est bien triste et tellement consensuel…

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