Les anonymes de Roger Jon Ellory

Les anonymes de Roger Jon ElloryEn lisant Vendetta, on avait l’impression que R.J. Ellory nous décrivait le pire du crime organisé, avec ses ramifications à grande échelle, sur des familles entières et des générations de truands sans conscience ni pitié. Avec Les Anonymes, on découvre, ou peu s’en faut, qu’il y a bien pire, ou surtout plus abject et révoltant : le crime d’Etat, organisé, protégé, légalisé. Elle a pour nom la CIA et avec la virtuosité qui est la sienne, Ellory nous la décortique de l’intérieur.

« … et les gens de la CIA, ce magnifique oxymore vivant, on les trouve au sommet de l’exécutif. Qui sont-il ? Allons, pas de chichis entre nous. Ces gens-là, c’est l’espionnage, les opérations clandestines, les exécutions clandestines, les nettoyages, la déstabilisation, les assassinats, les coups d’Etat et la destruction de tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, s’oppose à la section american way of life du président des États-Unis. Une putain d’armée personnelle. Ses petits soldats.
Certains membres de la CIA étaient des gens bien.

Mais ils ne le restaient jamais longtemps. »

Tout commence avec la découverte du cadavre de Catherine Sheridan, une femme qui semble être la dernière victime d’un tueur en série qui se plait à battre à mort des femmes et à leur accrocher un ruban muni d’une étiquette autour du cou. L’inspecteur Miller du deuxième commissariat de Washington est sur l’enquête qui ne mène qu’à des impasses. Comme pour les trois femmes précédentes, il peine à identifier vraiment cette femme, à lui découvrir un passé et une personnalité. Jusqu’à ce qu’il découvre fort opportunément des photos, qui le mènent à la jeune veuve d’un ancien indic de la police. Et c’est petit à petit qu’il va comprendre qu’il est embringué dans une histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y parait…

La construction peut être un peu déstabilisante : à la fin de chaque chapitre, un homme prend la parole, son récit se distingue de la trame de l’histoire par des italiques. Qui est-il ? Qu’est-ce qu’il raconte qui n’a pas l’air d’avoir de rapport avec l’enquête de Miller qu’on a envie de voir avancer ? Et puis bien sûr, les deux textes se rejoignent… les italiques cessent quand Miller arrête l’homme qu’il traquait… c’était donc lui… mais est-ce si sûr… Et que vient faire là-dedans le Nicaragua ?

Le Nicaragua, c’est loin, et un peu comme avec la mafia italienne de Vendetta, ça n’est pas la première de nos préoccupations. Et pourtant, tout au long de ces presque sept cents pages, le Nicaragua, la drogue et la CIA vont devenir nos soucis premiers et aussi indifférents soit-on au monde comme il va, on s’étonne et s’indigne forcément.

Ellory ne veut pas perdre son lecteur, il lui fournit donc toutes les données historiques nécessaires à la bonne compréhension de son intrigue : la dictature, Somoza, les sandinistes, tout devient clair. Puis il décortique, met tout à plat et explique la politique de contrôle du monde des Etats-Unis.

« Vous lancez des opérations en sous-main, des assassinats ciblés… Comme ça a été le cas au Chili, et en Equateur. Vous sapez le gouvernement en place, vous installez vos propres agents, et là – et uniquement là -, si tout ça ne vous a pas permis de prendre le contrôle du pays, vous faites la guerre. Chaque fois que vous voyez les Etats-Unis envahir un pays, vous pouvez être sûr que depuis un an ou deux des actions préparatoires étaient en cours et qu’elles n’ont pas donné les résultats escomptés. […] Le Nicaragua, le Guatemala, Cuba, le Congo, le Cambodge, Grenade, la Lybie, le Salvador, la Yougoslavie… La liste est longue. »

C’est absolument effrayant. En quelques centaines de pages évidentes, la statue des États-Unis sauveurs du monde et de la liberté est déboulonnée et la chute est sévère.  Car même s’il n’y a pas de grandes révélations dans ce roman quant à l’implication des États-Unis (au Nicaragua par exemple), la démonstration est brillante et imparable. Je n’ai jamais lu de romans d’espionnage, mais des comme celui-là, j’en redemande ! J’ai aimé me perdre avec les deux inspecteurs, découvrir peu à peu l’ampleur de leur enquête et suivre les pas de John Robey, tueur pour la CIA devenu professeur d’université. En trois jours c’était fini, et il va encore falloir attendre un an la parution du prochain opus…

Quant à savoir si ce titre-là d’Ellory (son sixième roman publié en Grande-Bretagne, et le troisième traduit en français) est aussi bon que les autres, je dirais qu’il est surtout très différent. On s’attache plus à une affaire, à une gigantesque machination, qu’à des personnages, même s’ils sont réussis. Dans Seul le silence, on vivait de l’intérieur une histoire très personnelle, sur le mode intimiste, alors que dans Vendetta, la vision était plus globale même si un unique personnage était au centre du roman, un sale type pour lequel on finissait par avoir une certaine empathie. Ici, les personnages sont au second plan, ils n’ont pas autant de présence, ni autant d’importance pour la bonne raison qu’ils sont trop petits, trop inexistants au regard des forces en présence, écrasantes et toutes puissantes.

R..J. Ellory sur Tête de lecture

 

Les anonymes

Roger Jon Ellory traduit de l’anglais par Clément Baude
Sonatine, 2010
ISBN : 978-2-3558-4030-2 – 688 pages – 22 €

A Simple Act of Violence, parution en Grande-Bretagne : 2008

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63 commentaires sur “Les anonymes de Roger Jon Ellory

  1. j’ai toujours autant envie de le lire !

    • Tant mieux, j’adore attiser l’envie, surtout avec de bons livres comme ça !

  2. J’ai aimé les deux titres précédents, il faut absolument que je lise celui-ci !
    En plus, le thème m’intéresse. Ellory doit s’appuyer sur des informations réelles pour étayer ses démonstrations. Par exemple au Nicaragua, leurs opérations de trafic de drogue pour financer le coup d’état contre les Sandinistes sont prouvées.

    • Oh oui, il a dû faire un boulot impressionnant de recherche, tant sur la situation politique que sur la CIA elle-même. Mais ce qui est parfait, c’est qu’on ne le sent pas.

  3. Salut ! J’adore Ellory pour son style hypnotisant. Ce n’est pas son sujet qui m’a intéressé (il vaut mieux lire La griffe du chien de Don Winslow) mais sa façon de construire une intrigue au travers de personnages forts. A la question : est-ce son meilleur livre ? La réponse comme tu le dis est : évidemment non. Seul le silence est bien plus fort, plus chargé d’émotions. Mais en terme de plaisir de lecture, Ellory est un chef.

    • Oui moins d’émotion ici car ce ne sont pas les personnages qui importent, ou alors comme témoins du peu de chose qu’ils sont à côté de la Compagnie. Mais ça ne fait rien, je crois qu’Ellory pourrait me raconter la culture des betteraves en Sibérie, je lirais quand même !

  4. Voilà ce roman! Je ne suis pas 100% convaincue de me lancer, même si, oui, c’est bien de savoir ce qui s’est passé dans ces coins là… Surtout si c’est décrit façon machination. Et puis tu l’as lu en trois jours, donc…

    • Ce livre a aussi un aspect documentaire, mais en vérité, on s’en fiche (pardon à tous les Nicaraguayens…). L’intérêt c’est comment il raconte cette histoire, comment il fascine en construisant un récit imparable, avec encore une sorte de fatalité qui plane et qui fait l’homme tout petit.

  5. Bonjour, J’ai lu « Seul le silence » l’année dernière, et j’ai pleuréééééé ! L’écriture était poignante et parfois poétique. Un très bon livre…

    • J’ai bien dû écraser une larme aussi en lisant Seul le silence, mais chut… j’ai une réputation à tenir 🙂

  6. kathel

    Je l’ai fini, il ne me reste plus qu’à écrire mon billet… mais j’ai un peu du mal en ce moment, les livres lus s’accumulent !

    • Pour des livres touffus comme celui-là, avec une construction complexe, il faut que j’écrive mon billet rapidement, sinon je crains de ne pas bien restituer mes impressions (même si j’en écris beaucoup en cours de lecture sur le papier qui me sert de marque-page).

  7. Excellent choix, mais selon toute vraisemblance, ce n’est pas un roman…
    Effrayant! Voilà un pays dont l’image ne cesse de se dégrader depuis les années 50, où il paraissait plutôt sympathique, d’autant qu’il avait tout de même fortement contribué à nous débarrasser de l’occupant…
    Nombreux sont les analystes qui le décrivent comme un fauteur de troubles, ayant besoin en permanence d’intervenir pour « sauver la civilisation ». Loin d’être le sauveur, l’amérique apparaît de plus en plus comme le problème du monde…

    • C’est bien le sujet du livre… Ellory aime les États-Unis, mais ça ne l’empêche par de pointer du doigt les problèmes. Je me demande comment un tel livre est accueilli là-bas…

  8. Tu es une des plus enthousiastes sur ce livre. Mais je dois d’abord lire Vendetta, acheté lors d’un certain week-end bruxellois 😉 (il paraît même que j’ai « forcé » Restling à l’acheter aussi 😀 )

    • Je ne crois pas qu’elle ait lu Vendetta pour l’instant… vous trainez les filles, c’est presque honteux d’avoir un tel livre à portée de la main et de ne pas le lire !

  9. Conquise comme beaucoup par le premier roman d’Ellory j’ai été un peu déçue par le second mais surtout parce que le type d’histoire m’intéressait moins
    Ici j’aime le sujet, j’avais lu et aimé l’excellent roman de robert little : la compagnie, je pense à te lire que celui là vaut la peine, je prévois ça à la sortie en poche

    • Tu sais, moi non plus l’histoire de Vendetta et de celui-ci ne m’intéressait pas a priori. Mais je me laisse toujours infailliblement emporter par les mots, l’ambiance, les personnages, le suspens… tout, vraiment tout, même si bien sûr, Seul le silence est vraiment fort parce qu’il met au premier plan des gens ordinaires et qu’il est en cela plus proche, plus émouvant. Ellory est grand…

  10. J’ai beaucoup apprécié ce roman, bien que pas très portée sur les romans d’espionnage, et bien que ce ne soit pas le coup de coeur qu’était « Seul le silence ». Pour moi, Ellory a un indéniable talent de conteur. Et si ce roman est d’une facture un peu plus classique et moins originale, il n’en reste pas moins que c’est un excellent roman. Du coup, « Vendetta » m’attend dans ma PAL (je ne suis pas non plus portée sur les romans mafieux, mais avec cet auteur, je tente :-))

    • Je viens de retrouver ton billet. Et oui, tu verras, même si la mafia ne t’intéresse pas au départ, tu sera emportée comme tu l’as été ici. Bonne lecture !

  11. Tu l’as bien plus aimé que moi. Le Nicaragua est resté le cadet de mes soucis ; j’ai honte…

    • ben moi aussi j’ai honte pour le Nicaragua… car malheureusement, même si je me suis un peu penchée dessus à la faveur de ce livre en cherchant ici et là deux ou trois précisions, il va retomber dans l’oubli pour moi… Mais ce livre-là, je ne l’oublierai par contre pas !

  12. Bonjour Ys,
    Et oui, à chaque nouveau roman de Ellory, on se demande si la magie va se continuer, si ce nouveau roman va répondre à nos attentes grandissantes et même … on se pose la question si « Sonatine » va se tromper un jour … !
    Et à chaque fois, Ellory sort un lapin de son chapeau … et nous surprend … et nous passionne !
    Il faut maintenant le dire … Ellory est un grand auteur de polars.
    Merci pour ton billet qui m’a rappelé cette excellente lecture !
    Bonne journée !

    • Effectivement, Ellory écrit des romans très différents. En France, on a commencé par un roman très intimiste alors on a pensé que c’était sa veine, mais les deux suivants nous détrompent, même si c’est toujours très bon.

  13. Je crois que si ce n’était déjà fait, je te dirais que ton billet me donne très (très) envie de découvrir cet auteur, dont j’ai « Seul le silence » et « Vendetta » dans ma PAL … « Les anonymes » est à rapprocher de l’ouvrage de Robert Littel, « La Compagnie » sur l’histoire de la CIA ! Vaste organisation sordidement créée à la fin de la 2ème Guerre mondiale. Je pense que dans ces deux romans on apprend énormément sur l’origine de cette immense machine américaine qu’est la CIA. On comprend surtout qu’elle est impliquée dans toutes les histoires les plus noires, les plus sombres de la planète …

    • Sur l’origine, peut-être pas, mais sur la façon de tout infiltrer, d’être présent à tous les niveaux de l’Etat, de la politique, de l’économie. Et c’est bien sûr effrayant…

  14. Comment résister à un tel billet ? Mais j’attendrai le poche et j’attendrai aussi le moment propice, parce que le monde est noir, on le sait, il faut prendre son souffle avant de plonger.

    • J’ai lu deux Ellory cette année, et c’est vrai, le monde n’est pas plus souriant pour autant… Il gratte là où ça suinte, ça n’est pas gai…

  15. Je m’attendais à autre chose à la lecture de ce roman et c’est sans doute pour ça que j’ai été un peu moins intéressée. Les intrigues politiques et moi, ça fait deux. Par contre, j’ai trouvé que les personnages étaient réussis et que le talent de conteur d’Ellory était encore présent. Je lirai quand même Vendetta, ceci dit 😉

    • Je n’avais pas d’attente particulière, je savais qu’il s’agissait de la CIA mais aussi que racontée par Ellory, ça allait m’emballer quand même…

  16. Après Vendetta, j’enchaînerai avec celui-là, c’est certain!

  17. J’ai resiste a tous les billets sur ce polar jusqu’a present mais le tien me fait craquer, allez hop dans ma LAL – je te maudis 🙂

  18. il est tentant. J’ai encore Seul le silence de cet auteur à lire aussi.

    • Comment est-il possible qu’il reste des lecteurs qui n’ont pas lu ce livre magnifique !? 😀

  19. Valérie

    Toujours pas lu cet auteur mais j’ai son dernier (non publié en France encore) dans ma PAL: The anniversary Man.

    • Oh la la oui, j’ai vu ça, mais mon anglais n’est pas assez au point pour que je m’y lance, ou alors je suis trop fainéante…. Mais j’espère vraiment que ce sera le prochain titre choisi par Sonatine.

  20. De toute façon, tous les livres de Ellory sont différents. Aucun ne se ressemble. Donc j’imagine que selon nos goûts propres, on aura tous un « meilleur » différent…
    Pour ma part c’est « The Anniversay Man », sur les tueurs en série.
    Et comme je disais chez Kathel, si j’ai été un tantinet déçue par les anonyme lors de la lecture, avec le recul, je trouve que c’est un excellent polar que je conseille à tous les amateurs du genre !

    • Finalement, on ne sait pas à quoi s’attendre avec cet auteur, c’est déstabilisant mais comme c’est toujours bien, on n’a pas de souci à se faire. J’attends avec impatience la traduction de cet Anniversary Man !

  21. « Vendetta » m’a moins emballée que « Seul le silence », mais cela ne m’empêchera pas de donner sa chance à ce roman, dont tu parles si bien.

    • Pas du tout dans la même ambiance non plus, j’espère qu’il te plaira.

  22. Je ne lis pas tout de suite ton avis car je suis en passe de le terminer 🙂 Encore 50 pages et je reviendrai lire tout ça.
    Ce roman est mon 2ème roman d’Ellory. J’avais plus qu’adorer « Seul le silence » qui est un bijou! Celui ci est différent mais vraiment bon (encore une fois je ne l’ai pas terminé mais j’aime ce que je lis).
    Ne me restera plus que « Vendetta » 😉

  23. Tout le monde le lit en ce moment. Il me faut absolument découvrir cet auteur rapidement. Je veux commencer avec « Seul le silence ». J’espère pouvoir le faire début 2011.

    • Ah la la Belle de nuit, fais vite quelque chose !

  24. « Seul le silence » ne m’a pas passionné, mais celui-ci pourait me plaire.

  25. Je suis d’autant plus tentée à la lecture de ton billet qu’Ellory m’intriguait déjà bien jusqu’à présent, étant donné les commentaires unanimement élogieux qu’il semble récolter en masse sur la blogosphère (en tout cas pour ces précédents ouvrages, celui-ci semble davantage faire l’objet de débats, car le sujet et son traitement peut-être moins évidents) ? J’ai dans ma PAL ses deux premiers opus, je vais m’y mettre pour démarrer…

    • celui-ci divise plus en effet, mais si tu as les deux premiers alors tu n’as plus à hésiter !

  26. Bonsoir Yspaddaden! Eh bien de mon côté je n’arrive pas à le terminer… Trop simpliste, trop caricatural, même si c’est toujours aussi bien écrit (et traduit). Le flic capable de reconnaître la citation d’un obscur noble français mais qui ignorait tout du colonel Oliver North et en est réduit à googler son nom pour savoir qui c’était, non mais franchement… Et puis cette totale occultation de tout ce qui n’est pas la CIA est tout bonnement hallucinante – UNE seule mention de l’URSS (pour dire qu’elle ne jouait aucun rôle!) dans les 480 premières pages (je suis bloqué à ce stade)… Pincez-moi, je rêve! Elle est passée où la guerre froide? Bref, c’est lassant tellement c’est « héneaurme » et manichéen.
    Heureusement, il y a toujours « Seul le silence » et « Vendetta », que je recommande chaudement.

    • L’avantage d’être inculte comme moi en la matière, c’est qu’on ne s’étonne pas des silences ou évidences 🙂

  27. C’est vrai qu’il a l’air pas mal aussi. Peut-être un peu plus complexe que « Verdict ».

    • Disons surtout que c’est assez touffu, mais on ne se perd pas, le terrain est balisé avec art !

  28. Livvy

    Tentant !

  29. Tu parles très bien de ce roman que j’avais déjà l’intention de lire. mais j’attends sa sortie poche et j’ai encore Vendetta dans ma PAL. Et règle d’Or, un livre par auteur dans ma PAL dorénavant !

    • Oh oh, ça sent les bonnes intentions chez Géraldine : vont-elles tenir le mois ?

  30. Toujours pas lu, je note ! Mais j’ai acheté il y a peu Vendetta…

    • L’intention est là, c’est le principal 🙂 Non sans blague, cet Ellory est à lire absolument !

  31. Comme toi, je n’ai pas vraiment l’habitude de lire des romans d’espionnages, mais j’ai été conquise par Les anonymes. Je craignais un peu de me perdre dans les méandres politiques, mais en fait, pas du tout. Ellory sait nous rendre accessible ce monde si complexe. Une réussite, vraiment! Il me reste à lire Vendetta…

    • Oui, tout à fait, il sait rendre tout compréhensible sans tunnels explicatifs rébarbatifs.

  32. Voilà un roman passionnant (même s’il traîne un peu en longueur) et dont on ressort épuisé… je ne dit pas sidéré (car, même si on ne sait pas tous les détails, les magouilles de la CIA en Amérique du sud sont plus ou moins connues…). Sur le thème du complot gouvernemental, on pense un peu au Camel Club de David Baldacci.

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