(Mauvaise) Humeur

Oui, un billet d’humeur. Parce que je l’ai un peu mauvaise.

Partout, on s’attriste  de la disparition des librairies indépendantes. Sur la blogosphère littéraire aussi. On s’indigne même car il est de bon ton de s’indigner ces temps-ci. Ce qui m’indigne moi, c’est une certaine hypocrisie. Je vais me faire des ennemis sur ce coup-là. Tant pis, je m’en vais vous raconter ma petite histoire.

Cet été, j’ai été invitée à déjeuner par Amazon. Pourquoi moi, je n’achète pas sur cette plateforme ? Je réponds que merci, mais n’habitant pas Paris, ni même la banlieue parisienne, cette invitation ne m’était certainement pas destinée. Que nenni, on m’offre le voyage en train (sans me demander où j’habite) et un déjeuner dans un resto du 8e arrondissement avec d’autres blogueuses littéraires (Amazon a des sous à dépenser en communication). J’hésite : avaler le blabla des commerciaux d’Amazon ne me tentait pas, mais une journée à Paris, si. Je suis vénale, j’ai accepté, puisqu’il n’y avait pas de contrepartie demandée.

Arrivée sur place le jour dit, je connaissais toutes les blogueuses, juste de pseudos pour certaines, de visu pour d’autres. L’ambiance était sympathique, comme on l’imagine, à part qu’on n’était pas là pour parler blogs mais pour écouter des gens nous présenter Amazon comme si on tombait de la planète Mars et qu’on n’en avait jamais entendu parler. A la question « achetez-vous des livres sur Amazon ? » toutes les blogueuses ont répondu oui. TOUTES. Sauf moi. Et pas des blogueuses habitant le fin fond de nulle part, sans librairie aucune. Non. Des Franciliennes, des citadines.

Je me rends compte que je suis extrêmement naïve et idéaliste. Et militante aussi, du genre de celles qui agissent plutôt que de parler. Il m’arrive d’aller à la Fnac : je n’y achète pas de livres. Je note sur un petit papier si j’ai vu des livres intéressants et les cherche à la librairie d’en face s’il y en a une. Parfois, ça me démange, c’est si facile d’être sur un blog et de cliquer sur un lien pour acheter un livre en ligne… Oui, mais je peux attendre trois jours, quatre, même cinq (!) que mon libraire auquel j’ai envoyé un mail me le fournisse. Parce que parfois, je vais le voir, on discute et je ressors sans rien acheter. Mais on a super bien discuté, et je reviendrai le voir parce qu’il sait de quoi il parle. Et la fois suivante, j’achèterai, ou pas. Mais il sait que quand j’aurai envie d’un livre, c’est vers lui que je me tournerai. Alors il discute avec moi. Peut-être même que ça lui fait plaisir. Les vendeurs de la Fnac ne discutent pas, pas le temps et bien souvent pas les compétences. Sur Amazon, n’en parlons pas.

Alors voilà, quand je lis des billets ou que j’entends des gens qui s’attristent de la disparition des librairies et qui achètent en ligne ou en grandes surfaces culturelles, je me dis qu’il y a comme un hic… Alors oui, Amazon c’est super quand on souhaite acheter des livres en langue étrangère, ou qu’on est une personne seule, sans voiture au fin fond de nulle part. Combien de clients Amazon sont concernés par ce profil ?

Si la blogosphère littéraire, si fière de ses libraires, arrêtait d’acheter en ligne, rien qu’en ligne (sans parler des grandes surfaces culturelles), je suis certaine que de nombreux libraires s’en porteraient mieux.

Mais il y a loin des déclarations aux actes.

..

Nous avons tous des idées préconçues sur la littérature de certains  pays. Pour le Mexique, on pense tout de suite aux sombreros, à la tequila et aux mariachis. Aux narcotrafiquants aussi, à la violence. Jorge Volpi est le chef de fil d’un mouvement littéraire mexicain qui par opposition au «boom»…
C’est au cours de l’excellente émission « Mauvais genre » que j’ai entendu parler de La France tranquille en des termes si laudateurs que ce roman a été aussitôt inscrit sur ma petite liste. Peu de temps après, l’auteur était en dédicace dans ma ville. Ma petite ville de province tranquille, qui…

192 commentaires sur “(Mauvaise) Humeur

  1. coucou Ys, c’est bien que tu mettes les points sur les « i » : j’ai longtemps été de ces citadines qui achetaient sur amazon tout et n’importequoi. Désormais, c’est pour les livres que mon libraire ne peut commander ou alors pour les livres en anglais ou pour les envois directs à d’autres lectrices (envoi gratuit…)que je me tourne vers amazon…Et depuis mon arrivée en province, dans une ville avec deux librairies indépendantes extra (on va dans une pour les enfants et dans l’autre pour les adultes), on s’y retrouve : le contact est extra et Jen se régale de feuilleter des livres. (il y a un petit coin lecture avec chaises). Bref, bravo pour ce coup de gueule mais sache que de nombreuses lectrices font des km pour acheter chez leur libraire, il y a donc des lectrices sincères et cohérentes.Sans doute plus que tu ne croies. Biz et bon dimanche, chère Ys

    • Hello Jeneen, tu as bien raison, je ne me crois pas du tout unique en mon genre, loin de là, il y en a plein des comme moi, heureusement ! C’était juste que je suis agacée de constater que les actes ne suivent pas toujours les discours, juste pour avoir un livre un peu plus vite…

  2. C’est tellement vrai!!!
    Et bien qu’attachée à mes libraires, comme toute citadine, j’ai aussi commandé au moins un fois, en ligne comme on dit…alors qu’il suffisait d’un 1/4 d’heure de tram pour me retrouver chez mon libraire…… Mea culpa

    • Il est bien possible qu’il y ait du monde devant saint Pierre pour confesser ce genre de péché-là 😀

  3. Ah c’est vrai Ys. Je vous envie les français, plein de ces chouettes librairies que tu décris. J’avoue qu’il y en a ici, pas dans mon coin. Si il y a une librairie à Binche mais où je ne m’y retrouve pas. Je n’y mets jamais les pieds. Et le gros hic du lecteur belge : les prix ! J’avoue me tourner vers amazon pour bénéficier des prix français, maintenant que les frais de port sont gratuits.
    Difficile pour les librairies belges de concurrencer, j’en suis consciente. Mais quand un livre coûte 23 euros en France, ici c’est 25 voire 26 euros à la Fn*c et donc, chez le petit libraire indépendant, ça chiffre encore plus. Parce que le prix unique du livre, on ne connaît pas. Et quand on a une addiction comme la mienne, on va au moins cher, j’avoue !

    • Je crois que le problème est le même pour la Suisse par exemple… évidement, payer moins cher un livre est une bonne raison d’hésiter, même si on aime beaucoup son libraire…

  4. J’aime ta franchise!

    J’ai été invitée à cette journée par Amazon où je n’ai pas pu me rendre. Si j’avais été présente et qu’on m’avait posé la question, j’aurai répondu de façon honnête :non, je n’achète pas sur Amazon.

    J’achète tous mes livres chez Dialogues et pourtant j’ai participé aux jeux sur les blogs pour gagner les bons d’achat Amazon… C’est dit.

    • Parmi les blogueuses présentes, il y en a que j’apprécie beaucoup, et qu’elles achètent des livres sur Amazon n’y changera heureusement rien. Mais j’étais vraiment très étonnée de constater cette pratique, car je suis vraiment très naïve, sur une bulle d’idéalisme où il n’y aurait que des jusqu’auboutistes cinglés comme moi… le monde est autre, la blogosphère aussi… Et des bons d’achats, j’en veux bien moi, je les dépense illico presto, d’où qu’ils viennent, manquerait plus que ça !

  5. Je rejoins ton avis Ys. C’est vrai qu’il faut au max privilégier nos achats chez les petits libraires indépendants. Avant j’allais souvent à la Fnac, les prix étaient intéressants, j’étais étudiantes et pas beaucoup de sous. Puis j’ai compris comment fonctionnait le système de remise… et combien c’était difficile de « survivre » pour un petit libraire.
    Bon, c’est vrai qu’il m’arrive quand même de commander des bouquins sur Amazon, pas très souvent, et surtout dans le cas où je sais que mon libraire ne l’a pas en stock. Mais souvent, je fais comme toi, je glane un peu partout des titres etc… et je reviens chez mon libraire pour les commander.
    Puis, bon, rien ne vaut une descente en librairie! Le plaisir de flaner dans les rayons…

    • C’est vrai qu’à la Fnac, il y a vraiment beaucoup de livres, ils nous tendent les bras-là, un vrai supplice ! En librairie, il faut souvent commander si on veut autre chose qu’une nouveauté, et encore (encore que, j’ai « visité » cet été la plus grande librairie indépendante que j’aie jamais vue, Sauramps à Montpellier, mais bien sûr, il n’y a pas ça dans toutes les villes…). mais on y trouve des êtres humains qui ont du temps pour parler (ben ouais, leurs clients potentiels achètent sur Amazon !), il n’y a pas plein de monde qui vous bouscule, vous ne faites pas la queue à la caisse et rencontrez même d’autres lecteurs tout disposés à discuter aussi (on va croire que je suis une incorrigible bavarde… en fait non, sauf quand il s’agit de livres !).

      • Ma « petite » librairie vient de déménager. Ils ont agrandi et donc des rayons encore mieux fournis!
        Et c’est vrai que c’est gai de pouvoir papoter avec eux sur l’un ou l’autre bouquin, avoir un bon avis (pas le truc bateau du commercial).
        C’est là-bas que j’avais fait mon stage, il y a déjà 3 ans. (J’ai été les aider pour le déménagement…. me suis amusée comme une folle!).

        C’est vrai que j’aime bien me promener aussi dans les « grosse » librairie (par exemple Filigranes à Bruxelles) parce qu’on a une belle vue d’ensemble de toutes les nouveautés. A mon avis, ils prennent tout et dans tous les domaines 😉
        J’ai été une fois je pense à Sauramps (euh à Alès, c’est possible? Près de Nimes??) et je pense que Filigranes est un peu dans la même idée.

        Quand tu parles de BXL et des bouquinsites… vous aviez été chez Evasion (1&2)? J’ai trouvé là bas, 2 acte Noirs, quasi neuf, à 8$€ au lieu de plus de 20€…. c’est plaisir aussi!

        • Oh la la, je ne me souviens plus du nom de la librairie bruxelloise en question mais c’était grand et blindé jusqu’au plafond !

  6. Salut Ys, totalement vrai ce que tu dis. Bien que j’achète moins de livres qu’avant, je n’achète plus en grande surface … car j’aime bien sortir du magasin avec le livre que je cherche. Dans les grandes surfaces, depuis peu, on nous donne à acheter ce qui DOIT se vendre. Je trouve le phénomène inquiétant, cette main mise sur la distribution. Mais revenons au sujet : il y a eu une librairie chez laquelle je commandais et j’étais très heureux de discuter avec eux. Bon, ils ont fermé … alors je suis orphelin … et probablement fainéant de faire 10 km pour dénicher une librairie. Ton article m’a remué et je vais me bouger ! Merci

    • Tu me fais bien plaisir Pierre, si je pouvais convaincre quelques lecteurs, ce serait vraiment une grande joie pour moi. Je sais bien que tous les lecteurs savent ce que j’ai écrit, bien sûr, c’est la volonté qui nous manque parfois, celle de sortir pour aller acheter un livre qui pourrait nous arriver par la poste. Moi aussi je suis fainéante : j’envoie un mail à mon libraire pour savoir s’il a le livre en stock et sinon, je commande. Je n’imagine aucun libraire déclinant une commande par mail… sauf peut-être à des gens qu’ils ne connaissent pas du tout pour ne pas se retrouver avec un livre sur les bras…

  7. Bravo !!
    Je suis tout à fait d’accord avec toi !

    • J’imagine qu’au Québec, ça ne doit pas être simple pour les livres français, l’importation doit avoir un coût…

  8. alinea

    Hélas je suis dans un de ces coins perdus et ce n’est pas facile de me procurer les livres que je veux, et prêt de chez moi il n’y a aucune librairie indépendante.

    • Eh bien, tu es plus à plaindra qu’autre chose !

  9. Pour ma part, j’achète sur Amazon.com, depuis les USA, des livres en VO. Mais vraiment pas beaucoup. Ou alors, pour mon Kindle. Mais pas beaucoup non plus (il me sert surtout pour des classiques). Par contre, je reconnais que j’achète beaucoup à la FNAC. Je n’y vais pas tant pour acheter un livre que pour autre chose et ne peux alors pas m’empêcher de faire un tour en librairie. Ceci dit, je ne m’estime pas hypocrite car justement je ne crie pas à la sauvegarde des libraires. Pourtant, j’ai envie d’aller chez eux et j’aimerais qu’ils perdurent. Je vais certaine fois à la Griffe Noire, dans d’autres à l’occasion, pendant les vacances par exemple. Mais je ne me reconnais pas le droit de rameuter les populations sur la sauvegarde des librairies justement parce que je suis la première flemmarde à ne pas faire l’effort d’y aller. En attendant, j’ai trouvé un bon palliatif : je note les livres dont j’ai envie et à Noël ou pour mon anniv, j’envoie ma moitié me les chercher dans une vraie librairie à côté de chez nous !

    • La lecture électronique, je n’y connais rien, je ne sais même pas comment s’achètent ces « livres » (sur le net j’imagine) ni même si les libraires en vendent… C’est certainement bien je vois des lecteurs acharnés papier qui y cèdent, ça doit être pratique mais je ne me sens pas du tout prête à même essayer… psychorigide, oui…

      • J’avoue que je n’en voulais pas, mais c’est le père Noël qui me l’a apporté, et maintenant je m’en sers.
        Ceci dit, ton coup de gueule a été utile : je suis allée commander les livres que je vais offrir à Noël chez le libraire de ma rue 🙂
        Je vais essayer de tenir cette résolution car après tout, tu as raison, j’ai suffisamment de livres chez moi pour ne pas être pressée et pouvoir attendre quelques jours que ma commande arrive…

        • Tu me fais très très plaisir, c’est comme une petite victoire 🙂 Et désormais tu auras pour pseudo « Petite Fleur Raisonnable » !

  10. Noukette

    Un billet intéressant qui met un coup de pied là où il faut… J’ai une super librairie tenue par deux passionnés pas loin de chez moi, j’aime y aller, je m’y sens bien, et j’en ressors souvent avec des livres que je n’étais pas venue chercher. mais j’avoue aussi que parfois, par manque de temps / flemme / nécessité d’aller vite… et quand je sais exactement ce que je veux, il m’arrive de commander sur Amatruc… Mouais, pas top, c’est vrai, mais si je fais le calcul je dépense beaucoup plus dans ma librairie… Je n’utilise pas le mail avec eux, c’est un tort, surtout que je reçois leur newsletter !

    • C’est juré, je ne dirai pas à tes librairies ce que tu viens de confier là 🙂

  11. Ton billet polémique et courageux me pousse à m’interroger sur ma propre pratique qui a forcément changé depuis que la dernière librairie de ma ville a fermé pour laisser la place à un grand KKultura qui m’agace mais qui m’évite un long parcours en voiture jusqu’au Gilbert le plus proche. Je n’ai pas encore commandé de livres sur le net et n’ai pas voulu donner suite à l’invitation d’Amazone, soupçonnant l’opération commerciale mais si un jour je ne peux pas me déplacer, pourquoi pas? Je ne me refuse aucune liberté même pas celle de la tablette électronique qui ne remplace pas le plaisir du livre papier cependant et puis je vais surtout régulièrement à la bibliothèque et heureusement qu’elle me permet de sortir cinq livres à la fois. Il avait été question un moment de faire payer chaque livre 5 euros mais il n’y a pas eu de suite. Bref, acheter le plus possible dans les vraies librairies dès qu’on le peut reste l’idéal mais ne pas se culpabiliser non plus si ce n’est pas toujours possible. . . J’ai toujours aimé acheter en librairie et continuerai à le faire tant que ce sera possible même si les employés ne sont pas toujours des plus disponibles ni bien renseignées partout mais au moins on voit les livres et on peut les toucher.

    • Eh ben moi, je culpabilise, c’est affreux. D’autant plus que je viens d’apprendre que la librairie spécialisée polars qui a ouvert dans la ville en juin dernier est en difficulté, déjà… Logée dans une vieille bâtisse, hyper cosy, avec un libraire connaisseur, et voilà déjà un article dans le journal local qui dit que rien ne va plus… Si tous les gens de ma ville (170000 habitants) qui ont acheté leurs polars sur Amazon depuis 6 mois les avaient achetés chez lui, il n’en serait pas là, j’en suis absolument certaine. Alors oui, je culpabilise…

      • j’ai bien vu l’article, aussi. Surtout que ce libraire propose d’envoyer directement à domicile après échange de mails. Alors, que demande le peuple?

        • Il faudra d’ailleurs que je lui demande des précisions à ce sujet, parce que les frais de port, ça coûte quand même un os !

  12. J’ai la chance d’avoir une librairie indépendante aussi bien fournie que la Fnac, donc je ne me pose pas la question, je vais regarder chez eux parce que parfois ils mettent en valeur des livres différents, mais je vais commander à la librairie indépendante. J’ai commandé une fois ou deux chez Amazone, des livres d’occasion plus édités, que je ne trouvais pas ailleurs, mais c’est sûr que je n’en ferai pas une habitude, vu ma PAL, je peux attendre un livre quelques jours 🙂

    • Il y a « Market Place » sur Amazon (je crois que c’est le nom, j’espère avoir bien retenu…), mais ce n’est pas pareil puisqu’il s’agit du marché d’occasion. Moi aussi j’achète d’occasion sur le net, parce que je ne suis pas Crésus, mais c’est différent. D’ailleurs, je trouve que les libraires devraient vendre aussi de l’occasion, mettre en place un système de revente, certes lourd à gérer mais qui ferait venir des gens…

  13. Personnellement, je préfère acheter en librairie plutôt qu’en ligne. J’y croise beaucoup plus de jolies filles. Mais ça c’est une autre histoire.

    • Mais oui bien sûr : les relations humaines, c’est important 🙂

  14. Moi ce qui m’énerve, c’est qu’on se met à défendre les libraires mais qu’on parle si peu des bibliothèques…. mais c’est un autre sujet 🙂
    Je comprends ton énervement, essayons un tant soit peu d’être cohérent n’est-ce pas ?
    Moi j’achète sur amazon mais de l’occas. Et je rappelle que nombre de librairies indépendantes font de la vente en ligne aussi ! (pour ceux qui habitent loin)

    • Il vaut mieux que je ne parle pas de bibliothèques, je risque de péter les plombs, c’est le sujet qui (me) fâche du moment. et comme tu sais, je parle d’expérience.Mais mon expérience, la dernière, s’est faite dans le trou du cul du monde, la France profonde, rurale, où les gens lisent Musso, Levy (Marc, pas Bernard-Henri…), Pancoll et Benzoni et où les élus ne jurent que par les bénévoles (75 ans de moyenne d’âge).4% de la population inscrite en comptant les chiens ! C’est à désespérer de la lecture et de la culture en France, je t’assure. D’ailleurs, j’ai jeté l’éponge : j’aime trop le livre et la lecture pour être bibliothécaire dans ces conditions-là.

      • Par pitié, Ys, prends mon billet de demain pour une blagounette ou une expérience scientifique! promis, je ne le ferai plus (Pancol est déjà bazardée depuis des lustres, de toute façon)

        • Je viens d’aller voir, rien pour l’instant, je m’attends au pire…

  15. Bien dit, Ys.

  16. Etant belge je rejoins évidemment le commentaire de Manu. Si j’achète régulièrement des livres en format poche à l’état neuf (dans une « semi-grande enseigne » à cause de la différence de prix), j’ai de plus en plus de mal à débourser 25 euros pour un broché (à moins qu’il s’agisse d’un auteur que j’aime).
    Je fréquente aussi beaucoup les bouquinistes (tu as pu voir comme ils sont nombreux à Bruxelles :)) qui me permettent de trouver des Broché quasiment neufs au prix d’un poche.
    Par contre, je n’ai jamais essayé Amazon&cie car j’aime repérer mes livres en chair et en os, les toucher, les prendre pour ouvrir une page au hasard, les reposer, leur tourner autour avant de me décider.
    Ca ne me dérange pas de devoir commander un livre et de devoir attendre deux semaines (ça n’est pas comme si je n’avais rien d’autre à me mettre sous la dent en attendant^^).
    Petit plus : quand tu es en librairie, le poids des livres en main te fait dire à un moment qu’il est temps de t’arrêter. En revanche, sur les sites, il suffit d’un click et c’est le livreur qui se chargera de t’apporter le tout !
    Finalement, je ne pensais pas pouvoir le dire mais le passage en librairie est bon pour la PAL ^^ (je plaisante évidemment, dans ces cas-là mes bras sont pleins de ressources !).
    Comme tu le disais, Amazon est une option sympathique pour les livres en VO ou difficiles à trouver ou pour les gens qui n »ont pas de librairie à proximité.
    Du coup, je ne me sens pas vraiment concernée. Par contre, je le suis plus par l’augmentation du prix des livres, qui se répercutera également sur les prix belges.
    On va se retrouver comme aux débuts de l’imprimerie, lorsque le livre était un produit de luxe !
    Sauf que cette fois, ce ne sera pas du à des tirages réduits (au contraire, quand on voit toutes les daubes qui sortent). Les livres seront plus chers mais les gens en achèteront moins. Finalement, l’argent gagné succèdera aux trous dans les caisses et aux invendus.

    • Si un bouquiniste de Bruxelles voulait bien s’installer en bas de chez moi, je ne dirais pas non ! Quel bonheur, quel choix ! Et puis bon, on a moins de scrupule à tripoter des livres d’occasion en magasins que des livres neufs… moi aussi j’aime bien toucher 😉 Baisse des remboursements médicaux, suppression des jours fériés, hausse de la TVA : les gouvernements successifs ne savent plus quoi faire pour résorber leur incapacité à gérer les finances publiques, c’est désolant… L’argent ne va pas à la culture, parce que la culture, c’est dangereux : vive le foot et la télé qui créent des citoyens paisibles. Mais ceci est un autre débat…

  17. Mince, moi ils ne m’ont pas payé le train, j’ai même pas pensé à demander en fait…
    Bon, sinon, en effet, je n’achète pas en librairie indépendante parce que qu’à Orléans il n’y en a que très peu (ou pas d’ailleurs, parce qu’à part FNAC et Chapitre, si on excepte la nouvelle qui adopte un classement particulier et que je boycotte, je ne vois pas… en même temps je déteste cette ville et ne m’y promène jamais ceci expliquant sans doute cela), et absolument pas dans mon quartier, et que bon, voilà quoi…

    • Orléans étant quand même un peu loin de chez moi, je n’ai pas encore visité cette nouvelle librairie dont le classement fait polémique. Mais je suis tellement curieuse que je vais bien craquer d’ici la fin de l’année… Il y a « Les temps modernes » à Orléans je crois… moi, je suis déjà allée à la Fnac d’Orléans qui est tellement moche qu’elle est un avantage pour les librairies locales 🙂

      • Ah oui, la FNAC d’Orléans est nulle. Enfin moche et pas pratique. Je n’y vais pas non plus, mais moi de toute façon, hormis les bouquinistes, c’est 100% Amazon, je l’avoue…
        Pour les Temps Modernes, ce n’est pas du tout mon quartier, donc comme en plus le centre est inaccessible avec les travaux du tram… par contre certains de mes élèves s’y servent, et le fait est qu’ils ont mis beaucoup plus de temps pour avoir le bouquin que ceux qui sont allés à la FNAC, et m’ont demandé un délai pour le lire. Ce qui est tout de même problématique. Ceci dit, je n’ai pas eu encore cette année le libraire qui critiquait mes choix ou disait que l’édition demandée n’existait pas (vécu, et c’était un libraire indépendant…)
        Quant à la nouvelle… elle est très jolie de l’extérieur, mais si j’y vais je ne vais pas résister à être sarcastique sur le classement (et en plus elle n’est pas dans mon quartier non plus…)

        • à Orleans il y a deux librairies independantes : les temps modernes (mais dans un quartier affreux et en plein travaux depuis de nombreux mois) et la librairie passion culture. Je me fous completement de l’histoire sterile de classement, C’est pour moi un simple « repère » pour savoir où chercher rien de plus. C’est une librairie independante très fournit, sympa, proposant pleins d’evenements autour du livre (expo, signature,…). Personnelement j’achète mes livres chez passion culture et mes BD chez legend BD. En ce qui concerne la Fnac ce ne sont pas des libraires mais des vendeurs qui « tournent » sur les rayons en fonctions de leurs contrats.

  18. ça me gonfle aussi d’un certain sens…mais bon, il ne faut pas faire croire que ça n’arrive jamais de dépenser de l’argent ailleurs que chez son libraire…même si j’adore ma librairie indé, quand j’ai envie de prendre un roman et que je suis chez Virgin, et bien l’envie prend le dessus…ce n’est pas souvent mais bon, ce n’est pas inhumain non plus…

    • Oh non, rien d’inhumain, ni de criminel, ni rien… c’est juste que les petits ruisseaux font les grandes rivières… et que c’est là un coup de gueule tout personnel, chacun fait bien ce qu’il veut…

  19. C’est très intéressant ce billet, et comme toi je suis naïve et un peu choquée de savoir que des bloggeuses achètent sur Amazon quand elles ont tout ce qu’il faut à portée de main (on passe sur les livres en langues étrangères, certes, ceci dit à Paris, les librairies spécialisées en langues étrangères ne manquent pas, surtout en anglais!).
    Ceci dit, je voudrais quand même dire que les « vendeurs » FNAC ne sont pas tous des « non libraires ». Ca dépend des Fnac, nous sommes d’accord. Et les dirigeants de la Fnac eux, s’en fichent c’est sûr. Pour eux vendre un livre ou des petits pois, c’est pareil, et c’est certainement comme ça qu’ils couleront aussi (parce qu’on ne le dit jamais dans les médias, mais la Fnac et autres grandes surfaces ne vont pas forcément mieux que les librairies indépendantes…). Et donc, pour en venir là où je voulais en venir, il y a des vrais libraires en Fnac, qui lisent, qui aiment ça, qui aiment le contact avec les clients. Mais leurs patrons veulent qu’ils rangent les livres correctement et qu’ils fassent des cartes adhérents… Le problème de la Fnac ce n’est pas les « vendeurs » (les libraires donc) mais bien les dirigeants de la Fnac…
    J’ai l’air de généraliser et c’est peut-être mal parce que je parle d’expérience, qui ne concerne qu’une seule Fnac, et j’idéalise peut-être du coup !

    • je l’ai connu ! c’est peut-être le même ! moi, c’était le responsable SF de la Fnac Montparnasse il y a…. heu, ben je ne préfère pas me rappeler combien de temps ça fait, mais bon, ça se calcule en dizaines d’années…
      Et j’ai le dernier Livres Hebdo sous la main (celui du 11/11/11) qui page 45 annonce 3 ouvertures Fnac d’ici le 31 décembre : une 4e pour la région toulousaine, une en périphérie d’Annemasse et une dans le centre de Chambéry… ça fait quand même 85 au total…

  20. tu as oublié une chose c’est que sur internet on trouve des livres qui ne sont plus publiés ! Notamment tous les livres pointus, ils ne sont plus édités et il y en a beaucoup.

    • Oui, tu as raison, la possibilité d’acheter sur Internet est alors très précieuse.

  21. J’ai pour principe, pour ma part, d’essayer de rester cohérente entre ce que je pense et ce que je fais. J’achetais beaucoup à la Fnac, en ligne, parce que je ne savais même pas (paresse, quand tu nous tiens…) qu’il y avait deux libraires dans ma petite ville. Le premier, celui que je connaissais, me faisait une carte de fidélité que je ne finissais jamais, donc mes livres me revenaient plus cher chez eux qu’à la Fnac, qui fait 5% d’office. Or je ne suis pas Crésus, et 5%, à la longue, ça fait beaucoup. Mais quand j’ai découvert le second libraire (et les soucis de livraisons de la Fnac qui se sont répétés l’an dernier, avec des livres abimés, voire de grossières erreurs de livres dans le carton, avec les temps de retour, les remboursements aléatoires parfois… j’en passe et des meilleures), j’ai arrêté d’acheter en ligne, parce que le libraire me faisait lui aussi les 5% d’office. Je vais donc chez lui. Il n’a que peu de titres en rayon, si ce n’est les classiques et les nouveautés, donc je commande très souvent, mais du coup, je fais comme toi : du repérage, et commande par mail. Il me voit donc souvent, et il est rare que je ressorte de chez lui sans rien, parce qu’il est toujours de bon conseil. Le souci majeur que j’ai, c’est le temps de lecture, donc… parce que le problème, c’est que je suis toujours tentée, mais que mon temps disponible n’est pas extensible. Je vais définitivement arrêter la télé, je crois… 🙂
    Merci en tout cas pour ton billet qui nous bouscule et interroge sur nos propres pratiques !

    • La Fnac et autres sites de vente en ligne sont aussi victimes de leur succès : des erreurs qui engendrent des retours (obligé d’aller à la Poste), des temps d’attente… bref, c’est rageant et en plus, on n’a personne en face à enguirlander 🙂
      Je n’ai plus la télé depuis 10 ans, juste 3 blogs qui empiètent sur mon temps de lecture, c’est certain !

  22. Petite pierre à l’édifice : j’applaudis des 2 mains, une fois pour toutes je ne commande pas de livre sur internet ni chez Amazon ni à la Fnac, commandes chez les libraires de Lyon et chance pour moi ils sont encore nombreux, de villes en villes où j’ai vécu : Annecy, Aix en P , Montpellier mon premier travail était d’explorer les librairies et par chance le choix était possible dans chacune de ces villes
    j’utilise internet pour les livres épuisés car là c’est un peu le seul moyen sinon repérage sur les sites, sur les blogs et commande chez le libraire
    je me suis élevée il y a peu contre la pratique des envois gratuits aux blogueuses estimant qu’il s’agisssait là de nous utiliser gratuitement plutôt que de payer de la publicité et que cela nuisait aux petits éditeurs qui n’en avaient pas les moyens, on est sur le même versant avec les libraires , à nous de choisir avant que les hausses de TVA et autres réjouissances le fassent pour nous
    Allez un coup de pub pour mon libraire : la librairie Passage rue de Brest à Lyon

    • « Envois gratuits » ça me tilte, forcément, ça me fait penser à partenariat… oui, c’est de la publicité, c’est aussi un moyen de diversifier ses lectures à moindre coût (encore que, je pense aujourd’hui que c’est un leurre : tout le monde veut le même livre !). Du côté des petits éditeurs, c’est à eux de voir aujourd’hui ce qui a le plus d’impact : un blog avec son nombre de pages infini et la sincérité du blogueur, ou un journaliste qui ne lira peut-être même pas le livre parcequ’il faut d’abord qu’il s’enfile tout GalliGraSeuil, ou un encart dans un journal, forcément éphémère… Les blogs, c’est un peu le bouche-à-oreille…

      • Oui, les partenariats. Et les envois éditeurs. j’ai décidé de ne pas me mettre martel en tête, mais de sélectionner soigneusement ce que j’accepte, c’est tout. En règle générale il s’agit d’éditeurs moins connus, moins gros. Ceux qui n’apparaissent quasiment pas en librairie.

  23. Je n’achète jamais sur Amazone, ça ne m’intéresse pas, si j’achète sur internet c’est essentiellement sur Priceminister mais des livres d’occase, et aussi parce que j’en vends et que je me sers de ces ventes pour acheter d’autres livres sur ce site ! sinon j’achète essentiellement, disons à 80 % à la Griffe Noire, je n’ai aucun mérite j’y trouve tout ce que je cherche et même ce que je ne cherche pas ! La fnac est trop loin, j’y vais disons 3 fois l’an !
    J’avais reçu l’invit d’amazone, mais j’ai décliné. Et je reprendrai ce qui a déjà été dit plus haut, il faut penser aux sites des librairies indépendantes.
    Un billet qui fait du bien !

    • C’est vrai que quand on a « La Griffe noire » près de chez soi, que demander de plus… ça serait limite un crime d’acheter ailleurs, quoique ce Cyril Collard peut finir par être agaçant, à la longue…

      • C’est Gérard son petit nom 😉 ! il est un peu excessif parfois, mais au moins il n’est pas politiquement correct et assume ses choix, et surtout surtout il ne fait pas de la promo commerciale, et ça fait du bien, disons que ça change de la « Grande Librairie » ;)… et puis moi c’est surtout sa librairie que j’aime !

        • Ah « La Grande librairie » : il a fini par me sortir par les yeux ce Busnel, d’une part parce qu’on le voit ou l’entend partout quand on s’intéresse au livre et ensuite parce qu’il aime tout, c’est toujours formidable, que ce soit Philip Roth ou EE Schmitt. Si c’est pas manquer de discernement ça… 🙂

  24. pour ma part, j’achète rarement des livres, principalement pour des raisons financières, sachant que je ne relis jamais un livre et que mes coups de coeur sont très rares, alors je fréquente bibliothèques et médiathèque. Lorsque j’offre des livres, j’achète là où c’est le plus pratique pour moi. Je vais donc chez des libraires indépendants, à la Fnac, en ligne. Sur ce sujet, je ne me sens aucunes missions (d’ailleurs, je trouve très dommage que les livres soient aussi chers) mais il faut dire que je ne tiens pas non plus de discours militant, donc je me sens tout à fait à l’aise sur le sujet. En revanche, je me suis déjà fait conseiller à la FNAC et je suis tombée souvent sur des gens compétents et j’ai eu des bons conseils. Je me rappelle d’une BD que l’on m’avait conseillé pour offrir à un neveu et la BD a fait le tour de la famille 🙂 Je comprends ta réflexion sur le sujet et je ressens ce décalage sur d’autres sujets. Comme tu le dis, c’est plus facile de parler que d’agir …

    • Alors moi, non seulement, acheter en librairies indépendante, c’est quasi un devoir, mais en plus, j’embête le monde avec ça 🙂

  25. CecileSBlog

    Je dois être bizarre parce que moi j’achète partout en fait : à Amazon parce que j’aime bien suivre leurs liens, aux libraires chez Market Place (parce qu’il y a des libraires), chez lekti-ecriture pour les petits éditeurs, à la librairie de ma ville (elle ne fait pas les commandes par mail même si elle te connaît alors je trouve que tu as de la chance), chez Mollat sur Internet parce que j’aime leur coup de coeur et que si c’est eux qui me l’ont fait découvrir, j’achète chez eux), à Gibert Joseph (en général, je fais le tour de toutes les librairies autour), au marchand de journaux, à la librairie d’occaz’ quand il y en a une. Le seul endroit où je n’achète pas c’est la Fnac parce que je ne supporte pas. Mon problème serait plutôt de ne pas acheter de livres en fait !
    Par contre, il ne faut pas confondre région parisienne et Paris. Dans ma famille, je vois des gens qui mettent deux heures aller – deux heures retour pour rejoindre leur boulot en transport où en gros tu es collée à tout le monde (mine de rien à la Défense, il n’y a pas de librairies indépendantes). Le samedi ils ont d’autres choses à faire que d’aller faire les boutiques. En comparaison, quand j’étais dans le sud, la librairie était à 200 mètres. J’y étais pratiquement tous les soirs. Je crois que c’est surtout cela : si tu donnais vraiment le choix aux gens, il vont au plus pratique. Tu mettrais une librairie à côté de chaque pharmacie en disant que c’est le même type de service mais pas pour le même endroit, je suis persuadée que les gens iraient.

    • Je conçois tout à fait l’idée « c’est eux qui me l’ont fait découvrir, j’achète chez eux », c’est une sorte d’honnêteté, puisque le libraire à fait son boulot de découvreur et t’a donné envie, c’est normal d’acheter là. Mais ça n’arrive pas sur Amazon, ça, c’est certain. Car y règne la détestable pratique d’auteurs ou d’agences qui postent leur propres commentaires, avec leurs appréciations toujours plus dithyrambiques…

      • CecileSBlog

        Je parlais des liens du les autres clients ont acheté … c’est ça que je regarde en général. Les avis en bas je les ai déjà lu chez des blogueuses …

  26. honteusement, je dirai que je vais aussi dans les librairies genre FNAC et achats sur Internet et aussi, aussi… compte tenu du prix des livres j’achète pas mal sur Priceminister des livres « comme neuf » à prix réduit après avoir vendu de vieux livres à moi …. et il y a aussi les bibliothèques pour les grands lecteurs car on ne peut acheter 100 livres neufs par an
    sujet très délicat et qui vaut grand débat c’est certain

    • Qu’on achète sur Internet des livres neufs c’est une chose, mais il ne faut pas s’étonner de la disparition des librairies indépendantes comme c’est le cas partout. C’est tout simplement une loi de cause à effet. C’est surtout ça qui m’agace aujourd’hui, que ceux qui se lamentent soi aussi ceux qui contribuent à la disparition. Mais après tout, on peut aussi si dire que s’il n’y a plus de libraires, il y aura toujours Amazon ou autres, et donc des livres disponibles…

  27. Je n’achète jamais sur ce genre de site Je rejoins Manu et Cynthia par rapport aux prix pratiqués en Blgique. Comme j’habite à 25 km de Lille, j’achète pas mal de bouquins là-bas (même à la Fnac, je suis tellement compulsive que je prends ce qui me tape dans l’oeil – mais je me modère très fort et je vais en vraie librairie pour me racheter (!!) Mais quand même je suis fidèle aussi à mes copines libraires jeunesse à Tournai. J’avoue que je conseille parfois à mes élèves d’aller sur ce genre de site pour se fournir les bouquins à lire pas trop cher, on ne les trouve pas facilement en bibliothèque (et pas en grand nombre). Mais depuis les articles parus cette semaine sur la TVA qui augmente et les libraires indépendants menacés, je me dis que je vasi essayer de mieux défendre le livre acheté en vraie librairie !

    • je ne sais pas ce qui est pire pour les compulsives comme toi : le net ou la librairie ? 🙂

  28. j’achète sur ce site… de temps en temps, à Virg*n, de temps en temps (où je connais la plupart des vendeurs/libraires (je précise, pas seulement des vendeurs), on papote de goûts en commun, etc.), en hypermarché (bon plan pour planquer mes achats compulsifs au milieu du reste des courses et comme lorsque je rentre, il n’y a personne (je fais les courses les jours de rtt…) je peux planquer mes achats !!!
    j’achète rarement en librairie (comme je l’ai déjà dit plusieurs fois) car :
    1/ la librairie la plus proche a des livres jaunis en vitrine, un libraire (si on peut appeler cela ainsi) peu amène ; et elle a fermé (ceci explique cela) ;
    2/ plus loin, une autre, plus jolie, plus avenante, mais je n’y ai pas trouvé le conseil, ni rien d’autre ;
    3/ en ville : il y en a, mais en une pause déjeuner de 3/4h, sortir du travail, prendre le tram, aller à la librairie, pas trop traîner dans les rayons, courir reprendre le tram, retrouver le travail…
    j’aime traîner dans les librairies (avantage de l’hypermarché), feuilleter (idem), donc, les sites c’est quand je veux un truc particulier et vite ! sinon, la surface spécialisée…
    les librairies, j’y traîne avant noël, quand je vais y faire des achats de cadeaux…
    le 5%, ça aide aussi… y renoncer quand l’ambiance/le conseil/le sourire…. mais pour l’instant pas trouver !

    (et dans mon village, pas de librairie, et dans la ville à côté, comme pour toutes les autres : y aller en voiture, se parquer, payer le parking, etc.)

    à moins de 10 minutes à pied, il y en a : des spécilisées en médecine ! l’autre (une surface spécialisée avec café, papeterie et tout et tout) a fermé : pas assez de clientèle ?

    oui, pour les librairies indépendantes, mais pas que !
    je note souvent dans ma « liste d’envies » sur ce site les titres qui m’intéresse, que je repère sur les blogs, puis je me fais une petite liste.

    je ne vais jamais (ou très rarement, 1 fois par an) à la Fnac car : c’est plein à craquer, éclairage faiblard, aucun avis, personne n’est jamais dispo (contrairement au rayon photo) et le pompon rayon livre, pour savoir si un livre était toujours existant : « vous avez la carte fnac ? non ? ah, ben je peux pas vous répondre » !!!!!!! en revanche, si j’y vais, je traîne aux autres rayons, y fait des achats dans les autres rayons, pas au rayon livres !

    *** SUISSE :
    c’est cher… à part certains livres qu’on ne trouve que là-bas, les autres… ce sont des petites publications (en deux, voire trois langues) car le marché est petit, sinon, ce sont des importations.
    solutions : se faire livrer en France et quand on monte… on monte des caisses de bouquins !
    (en revanche, je trouve qu’on y voit pas mal de librairies, et pas seulement Payot)

    • Il y a eu dans ma ville en 2005 plusieurs ouvertures en même temps : deux librairies indépendantes + une grande maison de la presse ; deux ans plus tard, un espace culturel leclerc. L’un des libraires était un sale con, il a fermé : j’ai dansé sur sa tombe… parce que bon, comme il peut y avoir des perles en Fnac, on peut trouver des chaussettes puantes en librairies indépendantes. Je pense cependant qu’ils sont rares, tout simplement parce qu’ils ne font pas long feu, c’est la loi du marché ça aussi.

  29. Avant, j’achetais tous mes livres à la Fnac (de Bruxelles) parce que je travaillais à côté. Entretemps, j’ai changé de lieu de travail et déménagé et je n’ai malheureusement plus de librairie à proximité.
    Mais souvent, je prends le métro après le travail juste pour acheter des livres et je ressors souvent avec 3-4 exemplaires. Et si je cherche un livre en anglais, je vais à la librairie anglaise d’où je ressors en général avec 2-3 livres que je ne cherchais pas.
    J’achète aussi sur Amazon, mais pour des livres que je ne vois pas en magasin, des livres en anglais surtout, sur les musiques du monde souvent, mais pas que. Des livres en français, c’est très rare, sauf si après plusieurs visites en librairie, je ne l’ai pas trouvé. C’est vrai que je pourrais commander mais ça m’obligerait à y retourner à un moment qui peut-être ne m’arrangera pas.
    Bref, j’aime les librairies mais Amazon est bien pratique…

    (et au point de vue livres, nous sommes encore loin de la piraterie qui affecte les disques et les disquaires…)

    • Comme le disent aussi Cécile et Lystig, ça n’est pas parce qu’on est dans une grande ville qu’on a le temps d’aller en librairie, je l’imagine bien. J’ai quitté la grande ville pour me mettre au vert parce que justement, à part perdre son temps dans les transports (et debout serré, c’est pas commode pour lire…), , on n’en a finalement pas tant que ça. A Bruxelles, j’ai vu tout un tas de bouquinistes sympas, mais c’est sûr qu’il faut avoir le temps de s’y perdre (le rangement y est un peu aléatoire – c’est la bibliothécaire qui parle – et donc le temps de recherche décuplé…).

  30. Je voulais aussi ajouter que je suis assez indépendante dans mes choix et que je n’ai jamais eu de relation privilégiée avec l’un ou l’autre libraire… Cela joue aussi, sans doute.

  31. Valérie

    Euh, si vivre dans une commune de moins de 200 habitants, c’est être citadine,alors j’en suis une.Et je revendique le droit d’acheter sur A….. ou la F… et chez un libraire. Ne serait- ce que pour le choix en Vo. Et m…., je ne vois pas même pas pourquoi je me justifie. Et donc, le bon de 50€ qu’ils nous ont offert,tu ne l’as pas utilisé? N’ayant pas les mêmes scrupules que toi, tu peux m’offrir le tien, je saurai qu’en faire tout en continuant à dormir du sommeil du juste. Et celles qui ont gagné ces bons sur nos blogs ont été bien contentes de les recevoir et je les comprends!

  32. Je fais partie de celles qui achètent sur amazon et oui! tu as raison; en contradiction totale avec l’indignation et la peur que j’ai de voir disparaître les libraires. Mais il n’y pas de librairie que j’aime à Avignon à part celle destinée aux enfants; Il y en quelques unes, bien sûr, mais elles sont petites, l’on ne peut pas y fouiller, y rester longtemps. La grande librairie qui était près de chez moi a fermé ses portes, il a été remplacé par un libraire qui n’en avait que le nom mais pas la compétence! Maintenant un super marché s’y est installé. Si on veut un livre rapidement, être sûre de le trouver, alors Amazon, par correspondance. Bref! ce n’est pas si facile de trouver la librairie de son coeur, celle où l’on se sent bien et où l’on peut demander conseil.

    • Tu soulèves un problème important : ça n’est pas parce qu’on ouvre une boutique avec écrit « librairie » sur la porte qu’on est libraire… j’en ai fait l’expérience avec un affreux type dont je parle plus haut… J’espère vraiment que tu trouveras une librairie selon ton coeur, parce que sans te connaître vraiment, je t’imagine très bien flânant parmi les rayonnages et autres tables de tentation…

  33. @Ys, tu as raison d’embêter le monde avec ce sujet si cela te tient à coeur. Je te rassure « j’—–de » mon monde avec bien d’autres sujets !
    Nous sommes encore en démocratie, tu es libre de dire ce que tu penses.
    Bonne journée 🙂

  34. Bonjour et un grand Merci à Ys pour ce billet important, même si j’ai des réserves.

    Désolé, j’adore fouiner dans une librairie, mais j’aime aussi beaucoup aller sur le net.

    J’ai de la chance, je suis dans une »ville nouvelle » où il y a deux librairies géniales, accueillantes mais discrètes et où on trouve ce qui a plu aux libraires, qui font l’effort de lire et de mettre un petit compte rendu dans certains livres, sans doute aussi ce qui se vend mais pas uniquement. Cette librairie est à 500m de chez moi, donc aucune raison de ne pas y aller, d’autant qu’on y trouve des conseils, des coins pour s’assoir, et vraiment beaucoup de choses.
    A Paris, c’est encore mieux, pour les bouquins en Anglais il y a WHSmith, rue de Rivoli, où on peut tourner pendant un bon moment et faire des découvertes, et au « quartier latin », deux librairies toutes petites mais avec des bouquins partout, en hauteur, c’est irrésistible, on a envie de tout acheter.

    Oui, mais ça ce sont les bonnes librairies, il y en a dans toutes les villes un peu importantes je crois, et pour celles là, je suis peut être très optimiste mais je suis pas inquiet, je crois qu’il y aura toujours une clientèle.
    il y a aussi de moins bonnes librairies, celles où on n’a pas envie de retourner, comme celle de Perpignan, dans le quartier piétonnier, que j’aimais bien jusqu’au jour où achetant un bouquin sur l’histoire des Maths (l’invention du Zéro, vous avez entendu parler ?) je me suis entendu dire que la plupart des gens ne comprenaient pas ce qu’ils lisent: il faudrait sans doute passer un concours pour être admis chez eux ?
    Alors j’y vais moins, seulement pour un achat précis, que je ne trouverai pas à la FNAC voisine.
    La FNAC, parlons en, ce n’est même pas une mauvaise librairie, ceux là sont mauvais en tout.
    J’ai été édifié quand j’ai entendu un vendeur à qui on demandait conseil pour un équipement Hi Fi (vous savez ces trucs avec plein de fils qu’on vendait il y a 40 ans) répondre : « combien vous voulez mettre ? » une autre fois, au rayon photo, je cherchais une bonnette pour faire de la macro, eh bien le vendeur ne savait pas de quoi je voulais parler et se payait ma physionomie…
    Donc les vendeurs sont incompétents et pressés, le décor est un peu différent de l’hypermarché mais c’est le même principe, on est là pour la promotion de ce qui doit se vendre et pas pour vous procurer ce que vous voulez.
    Mauvais sur place, mauvais en ligne: on ne sait pas quand on commande si l’article est disponible et on ne le saura parfois que dans plusieurs semaines: gestion approximative.
    Ce qui n’est pas le cas de Amazon: c’est dangereux, c’est vrai, non pas pour le principe, parce que je trouve assez fabuleux de pouvoir trouver n’importe quoi sur la toile, mais parce qu’ils sont très performants, et rapides. Et aussi parce qu’ils sont insatiables, mais là, c’est à nous de nous défendre.
    Je serai très triste si une librairie disparaît, ou un quotidien, un peu orphelin, mais dois-je ignorer ce qui se fait ailleurs ? La concurrence n’est pas que mauvaise, elle oblige à se poser des questions, à faire des efforts et la présence des gros fait la vie dure aux petits. Mais si je m’abstiens d’aller en grande surface, est-ce que ça suffit ?

    • Tu sais, je ne cherche pas à donner de leçon, juste à débonder mon coeur, comme dirait l’autre… Je ne nie pas les intérêt d’Amazon, ils sont nombreux et oui, je le sais, c’est super de commander un livre ou dix en trois clics et de les recevoir trois jours après chez soi, sans sortir. C’est incontestablement un grand confort. Oui. Mais il faut vraiment en connaître les retombées, les « dommages collatéraux », et pas venir se plaindre après. C’est comme les supermarchés : c’est super de tout trouver dans un seul magasin, oui, mais qu’on ne vienne pas se plaindre de mal bouffe et de disparition des commerces de proximité genre fromager, poissonnier, épicerie fine et que sais-je… On est tous des adultes et on sait tous ça, mais il n’y a pas de fatalité : on y peut quelque chose puisque nous sommes les consommateurs qui font vivre ces commerces.
      En tout cas, j’aime beaucoup ta description de la Fnac 🙂

  35. J’allais à la Fnac il y a , euh, très très longtemps et on y trouvait des pépites (même des bouquins pas coupés, tu vois!), depuis je trouve que c’est supermarché et je file à la boite aux livres en face ou La boite aux livres étranger.Mais comme je ne vais plus trop à Tours…
    En comparaison, le centre culturel L de R. a quelques vendeurs compétents et sympa, qui n’hésitent pas à fouiner dans leur ordi pour nous. J’y ai trouvé des bouquins vraiment sympa (il suffit de sauter par dessus les têtes de gondole inévitables)
    A part ça, euh, librairie indépendante à moins de 40 km? existe dans ma p’tite ville une librairie papeterie marchand de plein de trucs avec une propriétaire vraiment bien, aimant les livres, mais hélas elle ne peut proposer que ce qui va se vendre (elle doit manger, elle aussi). Elle m’a déjà fourni des magazines déjà renvoyés, mais je n’ai pas encore essayé de lui commander des livres qu’elle n’a pas. j’ai fait des achats cette semaine pour des cadeaux, là j’ai trouvé, pour les goûts de ma mère.
    Le prochaine fois que je suis tentée par A… , je penserai à elle! Même si A… c’est moins d’une fois par an et des poches. Tu as raison pour les livres en VO, c’est moins cher qu’en librairie (jusqu’à 50%!)
    Pour en terminer (provisoirement) sache que mon fournisseur principal, ce sont les biblis!!! Moins cher, pas de problème de rangement une fois lu… Sans parler des livres d’occasion chez Emmaus, une vraie mine! Hélas, si je devais acheter tout neuf ce que je lis, ce serait un très très gros budget!
    Quant à la librairie Dialogues à Brest, c’est une vraie tuerie! Les brestoises ont vraiment de la chance (et tu sais, si le livre n’a pas plu, on peut l ramener, c’est écrit, ces gens sont dingues fous ^_^)

    • Ici à V. on a 2 librairies indépendantes, dont une spécialisée polar (ducon a fermé, bienfait !), un espace culturel (beaucoup moins bien que celui de R d’après ce que tu en dis) et une grande maison de la presse (qui me prête TOUS les dimanches matins son Livres Hebdo pour que j’y passe mon après-midi et que je lui ramène à 8h30 pétante le lundi matin ; qui me prête des livres, des SP, oui, c’est dingue gentil, non ?). Et puis il y a B., à 35 km. où je fais un tour quand je vais à la bib environ une fois tous les mois et demi (oui, je prolonge honteusement sur Internet !), et la Boîte à livres, mais là, c’est plus rare parce que c’est plus loin, mais c’est vraiment chouette. Et tu sais quoi, dans cette même ville, il y a une librairie place du Grand Marché : librairie Le Livre, je viens de découvrir ça…

      • je note cette librairie à Tours (heureusement qu’il n’y en a pas qu’une! )
        Et bibliosurf? Il s’agit d’une librairie en ligne, mais indépendante.

  36. Superbe billet d’humeur ! Je te rejoints en tout point.
    Je n’achète pas sur Internet (rien de rien !) sauf quand j’offre des ouvrages à d’autres blogueurs ^^ Illogique me diras-tu, mais Amazon ou la Fnac ont un avantage : la rapidité. Quand l’envie de faire découvrir me toque, rien de mieux que l’achat compulsif en ligne. Pour avoir testé, la même démarche chez un libraire me laisse trop d’occasions de me raviser (on cogite durant les transports en commun, on se ravise parfois ! ^^)
    Rien ne vaut l’échange avec un libraire, toujours enrichissante même si elle dessert souvent les limites financières que l’on se fixe. Quant à la Fnac, si je ne fréquente pas, c’est parce que je n’ai jamais trouvé un seul vendeur capable de m’orienter de manière satisfaisante. En dehors des grosses parutions mise en avant, les conseils ne sont pas pertinents (sur la partie BD du moins).
    Mais il n’est pas toujours évident de trouver une librairie dans laquelle on a envie de se poser. En un an, mes deux librairies indé ont fermé. Alors j’erre, comme un âme en peine, dans l’espoir de trouver une nouvelle caverne aux trésors où je me sente bien. Je pratique actuellement le « nomadisme librairial »
    Mais que dire de cette contradiction – que j’affiche moi-même – en insérant des liens vers les produits Amazon à la fin de nos articles ? Si ce n’est pas incitatif ! Personnellement, ça ne me rapporte pas un rond mais je suis comme toi : je ne crache pas sur la possibilité que mon blog puisse me financer quelques achats livresques

    • On se fait avoir avec ces liens Amazon : on croit que ça va rapporter quelque chose, mais ça se compte en quelques euros par mois. Pour ma part, pas de ça sur mes sites perso (News Book, c’est tout autre chose). En tout cas, je te sens bien malheureuse sans librairie, et je te comprends, car s’il est un domaine où il faut ouvrir les livres et regarder dedans avant d’acheter, c’est bien la BD…

  37. Concernant la FNAC, je voulais revenir dessus, même si c’est peut être hors sujet, mais je suis touchée personnellement par ce sujet, je confirme que si les choses ne s’arrangent pas, c’est à cause des dirigeants, les vendeurs font ce qu’ils peuvent et ne font que subir les nouvelles politiques…. Et oui, la fnac va mal, un plan social il y a 2 ans et elle est en vente. Si des magasins ouvrent, c’est parce qu’ils ont récupéré les virgin qui eux ferment définitivement….

    • C’est bien sûr une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui y travaillent. Mais les dirigeants pourraient peut-être en profiter pour s’interroger justement, pour mettre des gens compétents là où il faut et en nombre. C’est bien que ce qui n’est pas de qualité périclite, c’est bon signe, ça prouve que les gens sont exigeants et vont là où le conseil et l’accueil sont entre les mains de professionnels. Bien sûr, les dirigeants de la Fnac souhaitent s’enrichir, mais moi je n’ai jamais vu de libraires désirant faire fortune, où alors des ex-librairies recyclés…

    • Je travailles en sous-traitance pour la fnac et ce que je constate, comme je le disais plus haut, c’est la strategie « vendeuse » qui est mise en place. Les salariés ne sont plus libraires, disquaire,… (même s’il doit rester des spécialistes en leurs domaines). Ils doivent vendre (et ont d’ailleurs des primes en fonction). Il ne semble pas y avoir beaucoup de place pour la passion…

  38. Voilà un billet qui me fait réfléchir… J’ai déménagé depuis peu, et la librairie- papèterie qui est à côté de mon nouvel appartement a un très peu de livres. Ce qui en soit ne me poserais pas de problème (je peux toujours commander) si le libraire était sympa : mais il est fort désagréable. Et la dernière fois que j’y suis allée, il y a avait une nouvelle employée et c’est moi qui lui ait conseillé des livres à lire… Du coup, cette année j’ai commandé 2-3 fois que Amazon. Sinon, je note dans mon agenda (et oui j’en suis encore à l’agenda papier, moi!!) les titres et lorsque je vais en ville, j’achète chez mon ancien libraire… Disons que 80% des dépenses se font en librairie, mais jamais ô grand jamais à la FNAC ni dans les grandes surface (facile : je n’y vais jamais, je fais mes courses à la Bioccoop! 😉 )
    Merci au passage aux deux bloggueuses qui m’ont conseillé deux sites internet dont les vendeurs sont des libraires indépendants, je vais changer mes pratiques!
    En fait, le principe, c’est d’être cohérent : si on achète la plupart de ses livres chez Amazon, il ne faut pas participer au mouvement de « sauvetage des librairies indépendantes »!
    Au passage, puis-je tirer mon chapeau à ma bibliothèque qui fait un travail remarquable , et ce dans toute l’agglomération (j’habite près d’Annecy). Ys, a quand un billet d’humeur sur les biblis? 😉

    • j’ai dû zapper…
      je n’ai relevé qu’un site internet /librairie indépendante…
      en tout cas, c’est peut-être le moment de leur faire de la pub…

    • Ah la la, le billet d’humeur sur les bibliothèques, je l’ai en travers de la gorge, il faut déjà que je l’avale, j’y croyais tellement ! Mais ma situation était particulière, en milieu très rural, et ne reflète donc pas celle de la majorité de mes collègues (ben oui parce qu’à la campagne, le personnel des bibliothèques est avant tout BENEVOLE !, bon ça y est, je m’énerve…). Ça viendra quand ça ira mieux, peut-être quand j’aurai retrouvé un travail 😉
      Et je suis comme toi, si le libraire est un con, indépendant ou pas, pas la peine qu’il compte sur mes sous !

  39. Comme je suis d’accord avec toi ! J’aurais répondu comme toi. Je n’achète pas en ligne ni à la fnac. Juste en librairie. Pour le contact, l’échange et la compétence oui. J’aime fouiner dans les rayons. Lire les mots écrits de-ci de-la. Et puis il y a ce besoin de toucher les livres avant d’acheter. Oui tu as raison pour l’incohérence des choses.

    • Ah tripoter les livres, quel bonheur ! Je vois que je ne suis pas la seule à ne pas être prête pour la lecture électronique…

  40. Ma chère Ys, comme ce billet fait du bien ! J’ai fort envie de déverser toute ma colère aussi mais bon on dira que je fais du corporatisme 🙂
    J’irais donc à l’essentiel.
    Moi, ce qui me choque ici (dans les commentaires) c’est que tout le monde cite fnac et amazon pour la vente en ligne comme s’ils étaient seuls sur le marché. Je tiens tout de même à rappeler que les libraires indépendants ont lancés leur propre site de vente en ligne : http://www.1001libraires.com/ qui propose les mêmes avantages et livrent partout en france…
    Sans compter les gros libraires indépendants qui ont leur propre site. Alors bon, pourquoi s’acharner à commander chez ces 2 là ?!
    La deuxième chose : Nombreux sont ceux qui pointent du doigt la fnac et ses vendeurs. J’ai été libraire à la fnac. Pendant 5 ans. Je suis partie parce que je n’en pouvais plus de leur méthode de travail, de management et de leur politique commerciale. Je suis la première à critiquer cette entreprise. Par contre, le fait que certains tapent sur les vendeurs de manière un peu extrême me déplait. Comme le disait quelqu’un : les libraires font ce qu’ils peuvent. Ils sont en sous-effectifs constants et n’ont clairement plus le temps de faire du conseil et de l’accueil. Bien évidement, comme dans toute boite, il y a des incompétents mais de là à généraliser et dire que ce sont tous des cons et des ignorants, je trouve cela très injuste pour des employés qui galèrent au quotidien.
    Et pour répondre à dropyvert qui s’insurge sur le « combien vous voulez mettre ? » (pas dit très délicatement je l’accorde), je répondrais que quand quelqu’un souhaite faire un cadeau, je demande souvent quel est son budget. Vous ne conseillez pas la même chose à un client quand celui met 10€ ou 30€. C’est juste une règle de vente pour cibler la demande du client et surtout restreindre les possibilités de conseil.

    • Ma chère Choco, je t’attendais… Libraire est un beau métier, si on était proches géographiquement l’une de l’autre, on devrait tenter l’aventure, quel duo 🙂 je connais bien sûr ces 1001 libraires, le portail est déjà en difficulté si je ne m’abuse… mais je les sens un brin idéalistes : ils ouvrent un portail et les gens vont venir ? Mais qui les connait, qui ? Personne, sauf les lecteurs assidus de Livres Hebdo, et les acharnés du web littéraire comme moi… la communication, ils ne maîtrisent pas, c’est clair. Pourquoi ne pas employer les méthodes d’Amazon et de la Fnac, et proposer un bouton « acheter chez nous » aux blogueurs ? Bibliosurf qui connait aussi des difficultés devrait faire pareil. Pour 1001 librairies, au moins, ça leur permettrait d’être connus, identifiés. Moi, je ne vendrais pas mes sites perso à la Fnac ou Amazon, mais pour la librairie indépendante, pourquoi pas.

    • Oui, le portail rame un peu. Pour avoir discuté avec une des personnes qui s’en occupe, beaucoup de libraires ignorent tout des médias dit nouveaux et trouver des libraires compétents sur ce sujet est, semble-t’il, une gageure. Passer à l’internet est pour certains une vraie nouveauté (et c’en est flippant !). Et de fait, il n’est absolument pas connu. Il y a eu un peu de pub lors de son lancement mais il est clair qu’il manque de visibilité. Je ne suis pas sure qu’un « bouton » change beaucoup les choses mais un vrai plan com ne serait pas du luxe.
      Après, tu parles que tu ne vendrais pas tes sites à amazon ou autre. Très bien,mais je constate néanmoins que sur newsbook, on a droit à 2 magnifiques pub google… Ce n’est pas de la pub pour du livre certes (et en soit la question peut se poser de leur intérêt d’ailleurs) mais ça reste tout de même de la pub commercial payante…

      • News Book n’est pas mon blog perso ma belle, mais un site qui à terme doit me rapporter de l’argent : ça n’a absolument rien à voir. News Book, c’est du travail, ici, ça n’en est pas. Je me disais bien que quelqu’un allait me faire cette remarque… Tout est publicité sur News Book, si on ne fait pas de différence entre pub et info… Et les pubs Google, fort malheureusement, on ne les choisit pas (je veux dire, on ne choisit pas quelles pubs s’afficheront).

      • Certes, ce n’est pas ton blog perso mais c’est ton site et tu as toute la latitude pour en faire ce que tu veux, et mettre de la pub ou pas. Après, souhaiter qu’il te rapporte de l’argent est une autre problématique. Mais je pense que tu ne peux pas différencier site et blog. C’est toujours Ys qui est derrière. Tu comprends ce que je veux dire ? 🙂

        • Toi pas comprendre moi ! Le blog d’yspaddaden se porte bien, News Book est très fatigué : des heures et des heures de travail chaque semaine au service des autres sans la moindre contrepartie si ce n’est des mercis qui ne se mangent pas en salade. Si les choses n’évoluent pas à brève échéance, News Book disparaitra, alors que le blog d’Yspaddaden perdurera…

        • Tu veux dire que tu veux que ça devienne ton « métier » ? J’avoue que je suis très sceptique quant au fait que nos sites ou blogs puissent rapporter un quelconque argent. On y gagne quelques livres mais bon ça s’arrête là. Avec internet, l’info devient accessible et gratuite, et malgré tout le temps que tu consacres à Newsbook, je ne suis pas sure qu’il faille l’envisager comme un support qui puisse rapporte quoi que ce soit. Ou alors, il faut bosser comme rédactrice officielle, j’imagine, pour un site d’informations.. Bref, bon courage ! 😀

  41. Oui Ys, je suis assez ennuyée par ces deux fermetures successives. Ensuite, sans me sentir attaquée par les propos argumentés de Choco, oui, je tape sur les doigts des vendeurs Fnac car leurs conseils sont peu finauds en matière de BD. En 20 ans, un seul vendeur Fnac m’a surprise par l’originalité et la pertinence de ses conseils. J’en entends certains penser trop fort que « La BD, ça n’a rien à voir »… soit… je n’en suis pas convaincue et c’est là que je trouve mon plaisir, plus qu’avec les romans. Alors oui, je leur tape sur les doigts et je sais aussi qu’on ne peut pas attendre d’eux qu’ils soient aussi pointus qu’un libraire spécialisé. Mais dans ce type de lieu, le client n’est-il pas le roi 😛
    Pour le reste, si je ne site que Amazon et Fnac… c’est parce que je ne suis pas une adepte de l’e-commerce et que je n’en connais pas d’autres ^^

    • Je ne te visais bien évidement pas 🙂
      Les choses sont à voir au cas par cas. Ta fnac a peut-être des libraires de merde mais il y en a aussi de très bons ailleurs ! Comme dans n’importe quel métier, y’en a des bons et des mauvais. C’est juste les généralisations que je n’apprécie pas.

  42. Ce sont deux univers totalement différent. Amazon (et la FNAC) sont dans le « tout tout de suite » et la rentabilité. Ce qui va à l’encontre de la librairie exigeante telle qu’on l’aime. Mais qui fait peur à certain(e)s, encore. Toi (et moi) sommes des provinciales qui aimont discuter. Il faut croire que « les gens des grandes villes » n’ont plus ce temps là.

    • Notre rythme de vie s’est en effet considérablement accéléré, il est parfois bon de poser ses valises…

  43. j’ai un libraire-chouchou à qui je peux tout commander en français, ce que je fais
    j’ai une librairie-chouchou anglaise où je commande certains livres en anglais, mais parfois je n’ai pas d’autres choix que de chercher sur amazon UK
    cependant dans la mesure du possible, j’évite depuis un certain temps déjà amazon pour privilégier les libraires

    • je n’ai pas trop regarder les livres en anglais bouquiniste bruxellois, mais j’imagine bien qu’on ne doit pas y trouver tout ce qu’on cherche…

  44. Comme toi je suis une militante sur ce sujet, mais je crois que c’est aussi notre métier qui le veut, nous sommes particulièrement sensiblisées à ce problème.
    Je vais aussi à la Fnac un papier à la main pour noter ce que je commanderai à mon libraire favori ! Et je suis toujours étonnée d’entendre mes collègues acheter des livres sur Internet ou chez Virgin alors que nous sommes entourés de libraires indépendants et qu’elles devraient connaitre leurs difficultés !! C’est comme les gens qui se plaignent de la désertification des centres villes et qui n’y achètent jamais rien !!!
    Bref dans la famille tout le monde rit quand à Noël, comme tous les ans, je sors tous mes paquets-cadeaux venant de chez mon libraire 🙂

    • C’est gentil Cathe, je me sens un peu moins martienne… moi, c’est limite si je ne tire pas la tronche à mon mari parce qu’il a acheté une BD à notre fils au supermarché ! Sans blague, ça me fait mal au coeur et je constate qu’après 20 ans de militantisme, il y a encore du boulot 🙂

  45. Stephie

    J’ai beaucoup acheté sur Amazon à une période par souci de rapidité et parce qu’aucune librairie n’avait retenu mon attention. Si je vais en librairie et que le libraire est peu aimable voire en sait moins que moi, je ne vois pas l’intérêt de me déplacer.
    Depuis que j’ai découvert la libraire de la ville à côté de la mienne, une passionnée, ancienne instit, je ne passe plus que par elle. Même mon collège lui passes désormais ses commandes.
    Et maintenant, on se prête même des livres, rires

    • Je crois que si des libraires passent pas là, le message est clair : ils doivent être aimables et compétents pour retenir leurs clients.

  46. Je vais répondre, puisque je fais partie de ces blogueuses invitées au déjeuner et qui achètent sur amazon.
    A cette question concise, j’ai répondu de façon affirmative, mais je n’ai pas non plus développé.
    Oui, il est vrai que j’achète en ligne sur amazon, et j’achète aussi dans les grandes librairies telles que la f**** ou encore c****** (encore que pour la dernière enseigne je sois plus réticente car pour avoir bossé juste à côté d’un de leur centre d’achat, j’ai eu pas mal de déconvenues avec eux (d’ailleurs, le libraire indépendant situé à côté du collège doit être content que les professeurs de français envoient tous leurs élèves chez lui. Mais je m’égare …)
    Alors oui, j’achète chez les gros, mais je n’achète pas QUE chez les gros, disons que je suis pas « une extrémiste » (peut-être un relent de La Bruyère et de sa juste mesure ?)
    Un livre me plaît, je le vois, je l’achète, ma démarche s’arrête là.
    Ainsi, je ne fais pas les mêmes achats sur amazon que chez mon libraire. Sur amazon, cela concernera les bouquins pour le boulot, je peux « zyeuter » plusieurs éditions, j’en achète plusieurs, et du coup c’est bien pratique, hop, dans le panier, c’est réglé.
    Chez mon libraire, je demande avant tout un service que je n’ai pas ailleurs. Le conseil. Pour la rentrée littéraire, pour avoir des livres sur un thème précis et j’en passe.
    Je ne pense pas qu’il faille diaboliser les sites en ligne, chaque endroit possède sa particularité.
    Le lecteur lambda, qui va lire un ou deux livres par an, en vacances, n’attend pas vraiment de conseils. il veut lire le bouquin à la mode, celui dont tout le monde parle, il possède un regard de consommateur sur les livres, et non celui d’un amoureux … Il achètera donc son livre comme un bout de steak. En grande surface le plus souvent.
    De mon côté, la grande lectrice que je suis n’a pas de budget livres, et si ma consommation pourrait être plus grande chez mon libraire, je peux t’assurer qu’elle est déjà assez importante pour que ma carte de fidélité se remplisse très vite et me permette presque d’avoir un livre gratuit toutes les 15 visites …

    D’ailleurs, on pourrait aller plus loin avec un raisonnement aussi extrême : quid des livres reçus en service de presse qu’on aurait pu acheter chez son libraire ? La blogosphère ferait elle aussi du mal aux petites librairies, du coup. Imagine le nombre de SP reçu en un an. Fais le calcul.

    Allons même plus loin. Les bibliothèques municipales ne sont-elles pas alors un manque à gagner ?
    Alors oui, c’est un raisonnement par l’absurde, mais si on pousse ta réflexion, on pourrait arriver jusque là.

    Non, je pense qu’il faut qu’on fasse attention si on ne veut pas voir disparaître une belle profession, réfléchir quand on achète sur un site en ligne, faire la démarche de sortir, d’aller chez son libraire. Y réfléchir, oui, mais pas forcément culpabiliser si on achète chez les grands.
    C’est un peu la même démarche que pour les hypermarchés. Je fais mes courses à la fois dans les grands centres, mais quand je veux du conseil, je vais chez les petits artisans du coin.

    • Leiloona ma belle, je savais bien que si tu intervenais sur ce billet, ce serait sur le ton calme et posé qui est le tien. Merci. Ce sont des pratiques que je pointe, et non des gens (j’aurais cité des noms dans ce cas). Je suis bien certaine que cette attitude d’achat, entre un peu ici et un peu là, représente la majorité des blogueurs, qui n’agissent pas en voulant faire du tort à Untel ou Untel, mais juste parce que les pratiques s’installent. J’ai sincèrement du mal à ne pas diaboliser Amazon, vraiment, tout cet argent qu’il y a là, qu’ils dépensent sans compter pour des repas de blogueurs, franchement, c’est écœurant (mais tu as remarqué que ça ne vas pas jusqu’à me couper l’appétit !). Si tu as un petit livre sur la zen attitude à me conseiller, je suis preneuse 😀

      • J’ai lu ton message ce matin, mais je voulais attendre d’avoir un peu de temps pour poster mon commentaire. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas posté un aussi long message, mais il est vrai que ton billet interpelle. Je ne l’ai pas vu comme une attaque personnelle, du tout, j’ai bien vu que tu ne lançais de pique à personne, que tu pointais juste du doigt une pratique afin qu’on réfléchisse un peu sur nos pratiques.
        De mon côté, j’ai répondu en expliquant mes pratiques, aussi imparfaites soient-elles.
        Je me souviendrai en tout cas de ton message la prochaine fois que j’aurai envie de commander sur le net.
        Mon libraire me regardera sans doute avec de drôles d’yeux quand je lui demanderai le même livre dans trois éditions différentes. 😆

        • Zut, je ne me suis pas relue, et y a des répétitions. Bon, faut les voir comme des figures de style, hein ! 😆

          • Leiloona, je vais juste apporter ma modeste contribution à ton commentaire…Pour compenser le manque à gagner des bibliothèques dont tu parles, il existe le « droit de prêt » pour faire simple chaque livre acheté par une bib 6% du prix revient à financer auteurs, éditeurs…l’Etat y contribue aussi avec 1,5€ versé par nombre d’inscrits. C’est sans doute peu mais quand même… Là où, tu peux avoir raison et ce qui me choque de plus en plus, c’est qu’une bibliothèque ne peut pas acheter où elle veut (marché public oblige) donc oui de plus en plus ce sont de « grosses librairies » qui remportent les marchés et pas forcément le petit libraire indépendant du coin. D’où un certain malaise…mais ça c’est encore un autre débat…

          • Merci Fleur de m’avoir épargné cette explication. C’est qu’on ne sait pas ça quand on n’est pas bibliothécaire…

          • Mon raisonnement était un raisonnement par l’absurde : je ne pensais pas du tout que les BM faisaient du tort aux libraires. 😉
            Intéressant en tout cas de connaître le fonctionnement d’une bibli’ ! Merci !

  47. et bien Ys, tu as le temps de lire avec tous ces commentaires que tu as suscités ?!!!! 😉 En tout cas, ton billet nous aura fait réfléchir sur nos pratiques, les regarder en face ! Etre cohérent, c’est tout : il est possible de contenter tout le monde, achats en VO ou plus édités chez l’un , grosses sorties chez l’autre, livres originaux et conseils chez un troisième, livres pour enfants ou BD ailleurs…Je suis allée chez mon gentil libraire…et j’ai discuté de ton billet !!! Et oui ! Instructif…Et finalement, ils m’ont gentiment dit qu’ils me voyaient très souvent et que le problème, ce n’était pas tant les achats sur le net que les grandes surfaces (5 !)autour de notre petite ville de province , avec les livres récemment sortis, ceux que tout le monde veut, et les rayons divers (jeunes, petits, )très remplis…sans compter les courses à faire pas loin ! J’avoue que « coupable » d’Amazon 😉 je ne suis pas « grande surface » pour la culture (et pour la viande !!!! euh, je m’égare !) mais c’est indéniable qu’elles y gagnent sur le côté pratique, ce qui effraie un peu les libraires ici. Cela dit, ils sont spécialisés « enfants » et cartonnent sur ce créneau !Bon, j’ai déjà trop parlé, je te biz et te souhaite plein de belles lectures

    • Franchement Jeneen, rien ne saurait me faire plus plaisir que quelques discussions sur ce sujet et peut-être quelques clics en moins au bénéfice de quelques libraires. La viande et la culture, ça n’est certes pas la même chose, mais la démarche est la même : on ne trouve que de la mauvaise viande dans son supermarché ? A qui la faute ? Les boucheries des petites villes ferment et on a droit de bouffer du Findus. Pour les livres, c’est pire puisqu’il n’est pas question de prix qui est le même partout…

  48. Kathel

    J’ajoute mon petit mot, après avoir presque tout lu, c’est-à-dire tout ton billet et une bonne part des commentaires. Je pense qu’il ne faut tout de même pas culpabiliser pour un achat ici ou là chez Amaz** ou la F**C. J’avoue volontiers les uns et les autres, compensés par de nombreux achats en librairie indépendante. Pour moi, c’est juste une question de choix, si un livre n’est pas dans mes librairies habituelles, ou si je le trouve d’occasion, il m’arrive de faire des infidélités assumées.
    Ceci d’autant que je n’ai pas de lien privilégié avec mon libraire, je suis juste une cliente lambda du samedi matin, qui ne demande ni à qui on ne propose aucun conseil, et à qui on ne donne même pas un marque-page. Cela vient sûrement de moi, hein, je dois avoir l’air de savoir ce que je veux ! 😉
    Les discussions avec les libraires, je ne les connais que sur les salons.
    Je sais que ce n’est pas une raison pour acheter ailleurs, bien sûr, mais ça peut expliquer quelques écarts !
    Voili, voilà, par contre, je n’ai profité ni de bons d’achats dans les grosses enseignes, ni des matchs de rentrée chez Pr… Min…, je trouve déjà très sympa de lire une fois de temps en temps en partenariat.
    Bon, je ne voulais dire que trois mots, mais voilà, c’était plus long que prévu, mais pas forcément plus intéressant.

    • Tu dois être bien discrète pour que le librairie qui te voit si souvent ne t’ait pas encore mis le grappin dessus 😉 Le principal est d’être en paix avec ses pratiques, c’est certain. Je me suis toujours su trop fébrile ou trop passionnée, c’est un peu dans mon caractère, c’est tout ou rien !

  49. Michka

    J’aime bien ce billet qui correspond en tant que grande lectrice à mon profil d’achat.
    Pas besoin d’argumenter pour expliquer que ce que l’on lit sur le net on l’achète chez un libraire.
    Question de contact perso immédiat.

    • je suis contente que d’autres lecteurs se retrouvent dans mes pratiques, je me sens moins extraterrestre !

  50. Je pense que ce serait bien de lister les sites internet liés à des librairies indépendantes et qui proposent les mêmes services que ces Amazon et autres… Je serais preneuse, même si j’achète surtout d’occasions, ayant un budget limité ! A méditer !

    • C’est une très bonne idée en effet, quoiqu’un peu laborieuse… parce qu’il y a les librairies uniquement en ligne telles Bibliosurf et 1001 librairies, mais les librairies indépendant vendent aussi par correspondance. Pas plus tard qu’hier, j’étais à nouveau chez mon librairie polar (ben oui, pour lui rendre compte de ma lecture du livre acheté l’avant-veille…) et il m’a dit qu’en gros, il s’en sortait en octobre grâce aux ventes à distance. Il a des clients en Bretagne (nous sommes dans le Loir-et-Cher), car des gens le contactent via sa page Facebook, lui posent des question sur les bouquins et il répond personnellement dans l’heure qui suit : hyper apprécié par les lecteurs qui quand ils sont cohérents, lui commandent le bouquins, quitte à payer les frais de port si leur commande est inférieure à 40 euros.
      Je dis ça juste parce qu’un tel recensement va être fastidieux…

  51. La suggestion d’Hélène m’intéresse beaucoup ! 😉 Je suis prête à collaborer pour la constitution d’une telle liste

    • Eh ben les filles : au boulot ! Ça me tourne doucement dans la tête votre proposition… je pourrais peut-être faire une annonce sur News Book et y afficher quelque part cette liste ensuite, afin qu’elle soit disponible au plus grand nombre…

      • ok pour que tu me contactes par mail si besoin. De toute façon, il faut que l’on s’organise sinon on va lister les mêmes sites chacune de notre côté. Enfin… je pense 🙂

      • Si vous avez besoin d’aide pour constituer cette liste j’en suis !

  52. je reviens sur les commentaires d « Hélène » et « Mo », car cela semble évident pour celles qui sont du métier (par exemple) mais moi, je n’avais jamais entendu parler du site « 1001librairies. », donc une petite liste avec les liens pour celles qui veulent s’y coller, ce serait bienvenue !

    • C’est qu’elle risque justement de ne pas être petite…

  53. Kathel me rassure. Je l’ai dit chez Val et je viens te le dire à toi aussi. Car ton billet me fait réfléchir depuis que tu l’as posté. Pas en ce qui concerne ce que j’ai dit et sur lequel je ne reviendrai pas.
    Mais pour le côté que tu soulignes : le libraire indépendant avec qui on peut discuter, qui donne des avis etc. Mais pourquoi ne l’ai-je jamais rencontré celui-là ? Ai-je un air si peu sympa ou renfrogné ? Ou alors comme Kathel, est-ce que j’ai l’air de trop savoir ce que je veux ?
    Je reconnais que souvent je réponds non quand on me demande si on peut m’aider. Mais c’est vrai, je ne suis pas à la recherche d’une info du genre « J’aime Marc Levy, que me conseillez-vous dans le même genre? » Mais aucun libraire (ni bibliothécaire) ne m’a jamais fait la discussion sur mes achats, commandes, … Bref, pas de quoi me donner plus envie de telle librairie ou autre. Au contraire, celle de ma ville me fait fuir tellement je m’y sens mal à l’aise. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent comme cliente pourtant 😉

    • Il y a aussi les libraires discrets, qui n’osent pas déranger le client dans sa recherche… alors quand un tel libraire croise une lectrice comme toi, forcément, ça fait pas beaucoup de discussion 🙂 Il y a des libraires plus communicatifs que d’autres, et des librairies plus accueillantes que d’autres aussi. J’en ai par exemple visité une à Nîmes cet été : si j’habitais là-bas, je n’y mettrai jamais les pieds ! J’ai de la chance d’avoir de sympathiques libraires sous la main et d’avoir la parlotte facile, mais j’imagine bien que ce n’est pas le cas de tout le monde…

  54. Quant à moi, j’ai déjà commandé, une ou deux fois je crois sur ce site, mais des bouquins d’occas pour mon fiston. J’en commande aussi sur PM, avec les sous que je récolte quand j’arrive (rarement !) à en vendre un des miens (les vieux, parce que les nouveaux, impossible de m’en séparer !) mais jamais des neufs.

    Je suis par contre une mauvaise cliente des librairies, surtout depuis que je suis blogueuse, ce qui peut paraître paradoxal vu que je lis 10 fois plus ! En effet, entre les livres voyageurs, mes deux bibliothèques tournantes de copines, d’autres prêts et quelques partenariats, ma PAL urgente déborde de partout et je n’arrive plus à tout lire !

    J’aime cependant bien traîner au Furet à Lille (immense, mais tout de même une librairie indépendante, où suivant les rayons on arrive à se faire très bien conseiller), et je vais parfois aux Lisières à Roubaix, une superbe petite librairie qui offre des choix intéressants. Mais je n’achète pas toujours, et même de moins en moins sauf certains auteurs fétiches. On discute, je tripote un peu tout, je tourne et farfouille… Et je note les indispensables pour une prochaine virée. J’y vais aussi quand je fais des swaps et que je veux me faire conseiller suivant les goûts de ma swapeuse.

    J’ai découvert aussi récemment Le bateau livre à Lille, où je suis allée pour des rencontres d’auteurs. Et bien sûr, là, j’ai craqué et acheté quelques livres, mais je suis très raisonnable et pas du tout une acheteuse compulsive, ce n’est pas avec moi que les libraires remonteront leurs chiffres (par contre, craquer pour une paire de bottes… hum…).

    Et j’ajoute que je suis très jalouse : invitée aussi à ce truc d’Amazon, mais on ne m’a pas proposé de me payer le train : tu penses bien que j’y serais allée, sinon !!!!

    • Les rencontres avec auteurs, ça tue, moi aussi je craque parce que je me vois mal discuter avec un auteur et repartir en lui disant « salut, j’emprunterai votre livre à l’occasion… » Par contre, j’admire ton côté raisonnable : qu’est-ce que j’aimerais ne pas acheter de livres parce que j’en ai déjà plein à lire ! Pareil pour la bib, j’en reviens tout juste, chargée comme un âne, alors soit je les lis, soit je lis ceux de mon énorme PAL ce qui serait mieux, mais comment ne pas emprunter en bib… la vie d’une lectrice est un dilemme permanent 🙂

      • Ah c’est quand même génial ce billet, ça nous fait partager sur nos habitudes en librairie, en ibliothèque… je suis comme toi, partout où je passe, que ce soit librairie ou bibli, je ne résiste absolument pas (dramatique de tout combiner après ça !!) Ah je vous plains les lectrices comme Kathel ou Manu qui ne reçoivent même pas le sourire du libraire…

  55. Je suis partagée. La pasionaria en moi est complètement d’accord, comme je le suis pour d’autres sujets, le bio, l’éthique-équitable entre autres. Amazon c’est le diable, ok. Les relations humaines avec un libraire, c’est rare et unique, merveilleux.
    Mais… hé oui il y a un mais !

    Le jusqu’au boutisme, l' »extrémisme » n’est jamais bon, même avec les meilleurs intentions et pour des causes nobles. J’en parle en connaissance de cause hein, je ne te jette pas la pierre. Pour le bio, à une époque, c’était tout ou rien. Oui c’est bien, le bio c’est tout ou rien, foutu conventionnel, grandes surfaces, pollueurs, etc. Sauf que parfois les enfants veulent goûter ça, ou alors le budget courses est trop juste ou alors, pas facilité, un p’tit truc au Carrefour du coin. Ça peut arriver, maintenant, depuis quelques années je suis plus souple tout de même. Le bio quasi à 100 % mais pas tout le temps.

    Et bien les livres, c’est pareil! Je suis contre les grands groupes qui font perdre leur âme aux petits. Je préfère et privilégie les petits, dans tous les domaines, le fait-main, les artisans, les boutiques, les passionnés. Mais comme pour le bio, il peut arriver que parfois ce ne soit pas à 100 %, qu’un petit 5 % sorte du « droit » chemin et se retrouve chez Amazon par commodité (en cas de commandes avec des livres introuvables, étrangers ou d’autres articles non littéraires) ou rapidité (je m’y prends trop tard pour un cadeau par exemple). Dans tous les cas ce n’est pas hypocrite de défendre une cause en assouplissant parfois un tout petit peu le cadre. C’est humain, aucun de nous n’est parfait, l’important est d’agir, de faire le plus possible, de s’indigner et de coller LE PLUS POSSIBLE (désolée pour les majuscules, aurais préféré en italique) à nos convictions.

    • Je ne jetterai pas la pierre à ceux qui ont péché 🙂 je suis PM moi aussi pour les occaz, impossible d’acheter tous les livres neufs, c’est évident. Il est des combats qu’on mène avec le plus de constance possible, pour être en harmonie avec soi-même et c’est le principal. Les principes ne doivent pas devenir des carcans, c’est certain, on a déjà bien assez d’obligations dans la vie. Pour ma part, je ne veux culpabiliser personne, même si j’ai le verbe un peu rude parfois. Je souhaite juste faire ouvrir les yeux sur des pratiques.

      • Dans ces cas-là, je suis déjà plus d’accord avec ce que tu as écrit !

  56. mea culpa, j’ai du acheter deux livres sur Amazon dans ma vie. le premier était un indisponible commandé en occas’, et le deuxième, horreur ! , un livre que je devais avoir d’urgence pour la rentrée, et que ma libraire n’avait pas (ouvrage spécialisé). Autrement, j’ai ma librairie indépendante dans ma ville d’origine, une minuscule librairie jeunesse tout plein de couleurs et avec un rayon adulte où on ne trouve que les coups de coeur de la libraire ou bien ceux que ses clients lui conseillent.
    je viens d’en trouver une non spécialisée sympathique à St B., j’ai hâte d’y retourner. je suis donc pour l’achat en librairie indé, bien que je ne brandisse pas l’étendard de la lutte contre la hausse de la TVA sur le livre, j’ai plutôt tendance à critiquer l’ensemble, soit ici la TVA elle-même, qui est déjà à la base l’impôt le plus injuste qui soit.
    je réagis par contre à une remarque qui a été faite sur les partenariats que, sous prétexte de soutenir la librairie et l’édition indé, nous ne devrions pas accepter. Sans y avoir jamais réfléchi, je ne crois pas qu’accepter un partenariat ait un jour privé ma libraire d’un de mes achats. je m’inscris pour un partenariat quand il m’intéresse, même si je n’ai jamais entendu parler du livre avant. et inversement, si un livre m’intéresse beaucoup, je n’attends pas d’avoir un jour la chance de peut-être l’obtenir en partenariat : je file chez ma libraire et lui commande le livre en deux deux quand elle ne l’a pas en stock. et mes achats chez elle quand je vais commander un livre sont tout aussi compulsifs que quand j’accepte un partenariat. Avec le plaisir du conseil (incitateur le plus heureux qui soit) en plus mais le manque d’argent pour me modérer. j’atteins une sorte d’équilibre comme ça. mais les partenariats sont une vraie chance pour moi, ils me permettent de découvrir des nouveaux titres et d’économiser un peu sur mon budget d’étudiante. par contre, les 5% de la F., d’A., de C. ou de n’importe quel autre enseigne du genre, ils vont chier : pour me priver du plaisir d’aller dans une vraie librairie et priver de quelques ventes un libraire indé passionné en difficulté, il n’est pas question de faire des petites économies. surtout pour donner de l’argent à une grosse entreprise sans éthique et qui ne recherche que le profit.

    • J’aime beaucoup ton franc parler Constance, il me fait bien plaisir 😉 Et je te rejoins sur les partenariats, ils n’empêchent pas l’achat à mon avis, mais le stimulent en faisant faire des découvertes et en donnant à lire des avis différents. Mais la blogueuse qui en parlait poussait mon raisonnement d’extrémiste à l’extrême, pour me titiller gentiment, je crois…

      • pour le franc-parler : j’ai 18 ans, que veux-tu ^^
        reste dans ton extrémisme, avec toute ta souplesse d’esprit (sans paradoxe 😉 ), il porte de belles idées et lance le débat.

  57. Cela peut paraître curieux vu que j’habite la deuxième/troisième ville de France mais il n’y a aucune librairie (à part une faisant partie d’une chaîne) à moins de 30 min de chez moi. 4 boulangerie, 3 boucheries, 5 supermarchés… et pas de librairie! Je commande donc chez Amazon. En revanche, dans le coin perdu où je bosse, je commande chez un libraire pour le cdi car il a la gentillesse de se déplacer (même si ça lui fait loin). Je suis pardonnée? 🙂

    • Il faut que tu ouvres une librairie dans ton quartier !

  58. Bravo pour ton billet !!!!!!! Je te suis totalement sur ce coup là… et avec d’autant plus le sourire aux lèvres que je n’ai jamais rien acheté chez Amazon… Les seuls livres que j’achète sur le web sont ceux qui ne sont plus édités et que je trouve d’occasion sur les sites spécialisés. Je suis donc de la race des « naïves », comme toi, qui pensent qu’il ne suffit pas de parler ou de s’afficher mais que plutôt, il faut lier la parole aux actes 😉

    • Il faut bien quelques pures et dures, même si parfois, un peu d’eau dans son vin aide à assouplir les angles 🙂

  59. J’ai tout lu et je n’ai pas l’impression d’apporter grand chose à la discussion vu que tout ou presque a été dit. Pour ma part, oui, je commande beaucoup mais je suis super à l’aise avec mes pratiques. En fait, je commande uniquement en anglais et bon, j’avoue, je lis beaucoup en anglais. Plus qu’en français, je crois. Le bébé-librairie anglaise la plus proche est à 250km, petite mais filiale d’une grande chaîne. Les autres (des chaînes aussi mais grosses) sont à 500km de chez moi. Du coup bon, je commande. Et je fais même pire, je fais les trois sites possibles et je compare les prix, vu qu’il n’y a pas de prix unique ici. Quand on habite l’un des coins les plus francophones du Québec, lire en anglais, disons que ce n’est pas évident. Il y a un petit étalage dans la chaîne à 30 km de chez moi. Et c’est tout.

    Pour les livres en français, par contre, c’est 100% chez mon libraire, qui est assez près de chez moi (40 km environ) et avec qui on peut échanger et qui y connaît vraiment quelque chose. Je n’achète presque rien ailleurs à moins que ce soit d’occasion. Il me commande tout ce que je veux, max 1-2 semaines de délai, c’est parfait. Donc, le français chez le libraire (à moins qu’il ne puisse commander, genre un livre juste sorti en France) et le reste sur A***** on Chap****. Au départ c’était par principe (si ma librairie fermait, je serait au désespoir, même si je suis consciente que je ne peux pas la faire vivre à moi toute seule) maintenant, c’est par psychorigidité ;))

    Mais je comprends parfaitement ton message, toutefois. Le double discours peut parfois être dérangeant et je ne vise personne vu que je n’ai aucun exemple concret en tête. Chacun fait ce qu’il veut mais il faudrait au moins que ce soit assumé.

    • Ah Karine, la perception des distances change d’un endroit à l’autre : assez près de chez toi 40 kilomètres ! Misère, je me plains mais s’il n’y avait pas de librairie indépendante à moi de 40 km de chez moi, quel désespoir ! Quoi qu’il en soit, la situation au Québec est particulière, la défense de la langue française y est virulente et je me souviens que tu as eu droit à quelques remarques parce que tu lisais en anglais. les critères de choix ne sont pas les mêmes qu’en France. En tout cas, bravo à ton librairie qui te fournit en livres français, j’imagine que le pris à l’importation n’est pas le même que chez nous…

  60. Je suis cette discussion de très près… Je reviens sur l’idée de la liste de librairies indépendantes qui vendraient par Internet, je suis intéressée également et si vous avez besoin d’aide pour la constituer, faire des recherches, que sais-je , je suis partante! (Decitre, peut-on considérer que ce sont des librairies indépendantes?? voyez, je pars de loin!! 😀 )

  61. Bonjour Ys, je viens de lire ton billet sur lequel je ne suis pas forcément en phase. J’achète très rarement des livres sur internet. Et quand je le fais, c’est sur FNAC com car je suis adhérente et j’ai une Fnac à 200 mètres d’où je travaille. Je fais partie de ceux qui déplorent la disparition des librairies indépendantes car plus que d’acheter des livres, c’est un lieu qui me donne des idées de lecture. J’aime humer les livres neufs. Mais c’est vrai que tous les libraires ne sont ni compétents, ni aimables. Mais il m’arrive d’acheter des livres dans certaines librairies que je découvre, comme celle de St Jean-de-Luz par exemple ou une nouvelle librairie qui s’est ouverte au Blanc-Mesnil dans le 93. Il faut y aller spécialement. A part ça, l’augmentation de la TVA des livres à 7% ne va rien arranger. J’ai la chance d’habiter Paris, j’achète de plus en plus des livres neufs d’occasion chez Gibert pour ne pas le nommer. Bonne après-midi.

    • Ne me parle pas de Gibert, heureusement que je n’en ai pas un près de chez moi, c’est irrésistible !

  62. Voici en tous cas une liste de mes libraires préférés à Bruxelles: http://popupmonster.wordpress.com/2011/05/10/shopping-in-brussels-books/

  63. Salut Ys,

    je ne prends connaissance de ton billet que maintenant (semaine très chargée…) et comme tu t’en doutes, je ne peux m’empêcher de réagir, même si tout a déjà été dit.

    Comme tu le sais, je suis extrêmement sensible au problème, même si je ne travaille pas en librairie.
    Sur Biblio, ça fait déjà 6 ans que nous essayons à notre échelle de favoriser la librairie indépendante (pas de liens vers la f.. ou a… ; refus des partenariats avec ces portails ; mise en avant de librairies qui nous aimons bien).
    Du point de vue perso, j’achète toujours mes livres en librairies indé, et si je ne peux pas me déplacer, je commande sur leurs sites. Et puis, j’ai la chance dans ma ville d’avoir plusieurs librairies dont certaines spécialisées, alors en fonction de mes achats, je vais dans l’une ou dans l’autre.

    Si on élargit le débat, ce qui me pose vraiment souci, c’est l’augmentation des fermetures de librairies indépendantes et de ce que cela implique pour l’offre éditoriale à venir. Je m’explique :
    aujourd’hui, nombre de maisons d’éditions indépendantes « survivent » grâce aux librairies indépendantes. De la même façon, si les gros éditeurs parient encore sur les nouvelles plumes ou les collections moins « vendeuses », c’est parce qu’il y a des libraires pour défendre leurs fonds.

    Le grand risque, si les librairies indépendantes disparaissent, c’est que l’on ne trouve plus que les best-sellers, les livres qui se vendront quoiqu’il arrive. Et ça, ça me fait peur.

    Moi qui aime sortir des sentiers battus, lire autre chose que ce dont on nous rabâche les oreilles dans les mass-media, je n’ai pas envie demain de ne plus trouver que des Pancol et des Lévy.

    Alors, oui, je vais en librairie indépendante pour soutenir ce secteur (bon nombre de libraires n’arrivent même plus à se dégager un salaire) mais aussi par pur égoïsme : je veux continuer de lire et de découvrir ces plumes qui ne bénéficient pas de grosses opérations marketting.

    Voilà, c’était pas petite participation militante 😉

    • Tu as bien raison de souligner l’impact qu’aurait pour les éditeurs la disparition des librairies indépendantes, et donc le rôle qu’elles jouent actuellement. Dans la grande librairie de ta superbe ville, j’ai vu cet été des livres d’éditeurs que je ne connaissais pas… les petits éditeurs doivent beaucoup aujourd’hui aux librairies indépendantes, parce qu’ils n’ont pas les moyens de suivre les gros et qu’ils sont invisibles si quelqu’un ne choisit pas de les mettre en avant. Qui ferait ça dans la grande distribution qui veut vendre avant tout ?
      Merci pour ce com’ qui nous offre une autre piste de réflexion.

  64. Ys je ne dirais qu ‘une chose: merci!!!! Tu as écris le billet que je n’aurais jamais osé écrire (j ‘aurais certainement été beaucoup plus méchante que toi étant trop concernée!!! :oD) De plus en plus souvent je me dis que d’ouvrir une librairie en banlieue était une folie…heureusement j’ai des clients/amis qui savent me redonner le sourire en ces temps plus que difficile. Mais effectivement la blogosphère peut parfois être très décevante même si je suis bien consciente qu il ne faut surtout pas généraliser!!!

    • Je ne cherche pas à généraliser, mais à montrer du doigt des pratiques qui me semblent incohérentes. Mais les commentaires sur ce billet montrent que la pratique de l’achat en ligne chez les gros distributeurs est courante et décomplexée, pas intentionnellement nuisible. Et pourtant, elle l’est… Si ce modeste billet permet à quelques lecteurs de pousser une porte de librairie plutôt que de cliquer, j’en serai ravie pour tout le monde.

      • C’est précisemment ce que j ‘apprecie dans ton billet. Tu ne fais pas de morale mais tu pointes du doigt une certaine « hypocrisie » à moins que ce ne soit , je le crains une simple « inconscience ». Je ne juge pas les gens qui achètent dans les grandes surfaces…mais dans ce cas j ‘estime que leur « droit » à s’indigner de notre mauvaise situation de libraires independants est dès plus mal placé!!!!! :oD

  65. En ce qui me concerne je me tourne de plus en plus vers les livres d’occasion car je trouve les livres en France beaucoup trop chers (et, c’est malheureux de le dire mais il existe un vrai marché parallèle pour des nouveautés neuves à prix très abordables… donc merci l’hypocrisie du livre à prix unique !!).
    Sinon j’achète à la fois en librairie (à Paris) et en ligne. Parce qu’on peut habiter en Ile de France et ne pas avoir de librairie digne de ce nom dans sa ville (même si elle est une ville moyenne). Même chose pour les bilbiothèques : je viens encore d’en faire l’expérience cet aprèm.

    Mais de toute façon, je n’ai pas été invitée par Amazon et tutti quantti . :-)…

    • L’achat d’occasion et l’achat neuf sont deux pratiques différentes. C’est vrai que les livres qu’on achète d’occasion, on ne les achète pas neufs chez son libraire, donc manque à gagner. Je me dis souvent que les libraires devraient vendre aussi de l’occasion. C’est peut-être difficile à gérer, mais enfin, ça attirerait je crois les petits budgets, ou bien les acheteurs qui achètent tellement qu’ils ne peuvent le faire que d’occasion…

      • complètement d’acord!!!! Ma librairie vend des livres d’occasions il me semble que cea fait aussi partie de mon job d’ouvrir à touts les bourses ;o

  66. ça balance chez Ys ! YES ! 😉
    Tu as raison, petit blog exige certaines responsabilités. Pendant 2 ans, j’ai pas mal consommé chez Amazon étant donné qu’en Suisse, un livre coûte facilement 10 à 15 euros supplémentaires… En même temps, j’offre énormément autour de moi et je me fournis chez la petite librairie de ma ville mais quand même, j’ai mauvaise conscience 🙁 Du coup, j’ai supprimé mes commentaires sur Amazon et je me fournis essentiellement à la bibliothèque. Nous avons eu des votations en Suisse dernièrement sur le prix unique du livre. C’est déjà un pas pour les petites librairies. Cependant, j’aimerais que les distributeurs diminuent leur marge puisque les livres suisses ne sont pas aussi chers que les livres français…

    Point positif d’Amazon, c’est ainsi que j’ai connu la blogo littéraire (par les commentaires de Florinette), qu’ensuite je me suis lancée et que deux ans plus tard, j’ai changé de métier pour travailler autour et avec les livres :-))))

    Continue à nous faire réfléchir, parfois seule derrière l’écran, ça nous fait du bien !

    • C’est presque un conte ce que tu nous racontes là : Amazon qui permet à quelqu’un d’entrer dans l’univers et les métiers du livre, c’est bien beau… faudra que tu en fasses un livre 😀

  67. Sur PM, on trouve des livres tout à fait neufs, vendus parfois par des libraires à prix d’occasion (ou des attachés de presse) : je sais de quoi je parle parce que c’est ainsi que je me suis procuré « De vieux os », (acheté 2,8€; prix de vente en librairie : 21€) toute la série « Printemps », « Eté », Automne et « Hiver » de Mons Kalentoft, vendus 24€ le livre chez un libraire ou sur Amazon… Ces livres sont tout à fait neufs.

    Le vrai problème en France est le prix de vente des livres. Le fait d’être obligé de se tourner vers l’occasion est aussi un problème pour les librairies. La TVA à 7% ne va pas arranger les choses puisque même avant ça les livres étaient trop chers, même pour des gens de la classe moyenne.

    Je suis pour la défense et le développement des bibliothèques. Parce que la lecture devient un luxe.

    • Maeve le prix du livre est cher c’est vrai. En tant que libraire je ne peux rien y faire mais je suis bien contente quand même qu’il soit au moins régulé car sinon c’est précisement les grandes enseignes qui casseraient les prix et nous tueraient nous autres petites librairies,il sufit de voir ce qui s’est passé pour les disquaires…Cependant j ‘applique moi aussi les 5% de reduction et je fais des livres d’occasions pour toucher toutes les bourses. Maintenant il n ‘est pas question de faire des leçons de morales juste de montrer que chacun de nos actes à des répercussions et ne pas être hypocrite une fois informé ;o) (pour les biblios il est de plus en plus difficile pour nous d’avoir les marches car là encore comme les gens, les municpalites cèdent à la « facilité » d’acheter chez un « gros » ^^)

    • Malheureusement, l’argent pour les bibliothèques vient des élus, qui dégraisse toujours le budget culture en premier. Comment leur en vouloir quand la baisse de fréquentation des bibliothèques est chaque année plus évidente…

  68. Et j’ai oublié, dans mon propos, de parler du développement du livre numérique : ne met-il pas les libraires en difficulté lui ?
    Bref…

    • pour moi le livre numerique et un autre marché…et puis je n exlus pas d’en vendre aussi pourquoi pas? (oui je sais je suis un libraire cinglee :oD)

  69. Je découvre avec un peu de retard ton article fort intéressant que je m’en vais relayer sur Twitter dès que j’aurai terminé la rédaction de ce commentaire !
    Ton article fait un étrange écho en moi car je me suis un peu interrogée en voyant fleurir sur la toile des billets de soutien aux librairies indépendantes lors de l’annonce de la hausse de la TVa qui allait toucher le livre : faut-il attendre ce type d’événement pour ouvrir les yeux sur l’intérêt de maintenir des librairies indépendantes dans notre pays ?!
    Cet été, j’ai fait un article pour parler de deux des librairies du centre ville chez moi, je relaye régulièrement les rencontres organisées par ma librairie « fétiche » et j’y participe, j’achète mes livres chez eux, même s’il me faut attendre quelques jours avant de les recevoir… Je pense que c’est pas un « travail » de fond que nous réussiront à maintenir une qualité dans l’édition, en continuant à pouvoir proposer aux lecteurs que nous sommes des livres qui ne sont pas forcément au top des ventes mais qui valent le coup d’être découverts.

    • Il faut malheureusement une situation de crise pour qu’on ouvre les yeux sur une réalité qui existe depuis longtemps, c’est valable pour bien d’autres sujets…

  70. Et pour émettre un avis un peu contraire :
    http://icezine.wordpress.com/2011/11/07/doit-on-defendre-nos-libraires/
    Je n’ai pas entendu grand monde pour défendre les disquaires dans les rangs des amateurs de livres. Je n’ai pas entendu grand monde défendre les lettres et le courrier car il est si doux de recevoir une lettre manuscrite aussi….
    L’hypocrisie n’est peut être pas là où on pense, et les blogs littéraires participent eux même à la mort des libraires en déplaçant les discussions de librairie sur le net!

    • Euh… c’est étonnant que les amateurs de livres s’intéressent plutôt aux libraires qu’aux disquaires ? Ceci dit, la librairie comme lieu convivial existe toujours, mais on y rencontre de moins en moins de gens… ils sont derrière leur écran ? ben oui, parce quelle que soit la librairie, elle ne réunira jamais autant de gens qu’un blog, des gens de France, de Belgique, du Québec, des gens toujours différents et qui ont envie d’échanger. Et les discussions en librairies ne rapportent pas d’argent : alors papotons sur le net et achetons en librairie, je ne pense pas que le libraire trouvera à y redire 😉

  71. Le problème de base, c’est la facilité avec laquelle on peut tout faire d’Internet, ceci à n’importe quelle heure (argument de choc, vu qu’une commande en ligne peut aussi bien se faire à 21h qu’à minuit si on est pris d’une impulsion soudaine, alors qu’aller en librairie à ces heures-là, c’est impensable). Commandes en ligne des livres aux courses, en passant par la livraison de plats tout faits, des vêtements et des chaussures, au lieu de sortir se dégourdir les jambes et socialiser en live, si je puis dire, Internet a contribué à « fainéantiser » les consommateurs de tout bord, forcément, les grandes industries en profitent, et les petits commerces ont du souci à se faire, c’est sûr… Comment lutter contre cette réalité? Honnêtement, je crois qu’il n’y a pas de véritable solution miracle, du moins pour les défenseurs des petits commerces…C’est un phénomène qui a pris trop d’ampleur, et qui en prendra encore davantage.
    Et que dire des reventes en ligne des livres par les lecteurs, qui concurrencent aussi le marché du livre? Le livre c’est un business, qu’on le veuille ou non, et chacun essaie de tirer sa part du gâteau, c’est triste à dire mais bon, on est dans une société où la majorité des gens survivent plus que ne vivent confortablement finalement…
    Personnellement je privilégie les bibliothèques depuis belle lurette, parce que j’ai la chance d’en avoir plusieurs bien fournies déjà, et que ça me fait de sacrés économies, de place, et financières. Et quand je cède à l’achat, c’est au plus offrant, tout simplement, alors pas de scrupules à ce niveau là. 😀
    La cause est noble cela dit, j’adore les libraires passionnés, de quelque enseigne qu’ils soient, j’ai aussi une certaine affection pour les librairies de quartier, ayant (eu) pour rêve d’avoir ma propre petite librairie, mais j’aime aussi le côté pratique des grandes librairies, avec leur large choix, et d’Amazon, mon fournisseur officiel de VO mais pas que (je précise, en toute transparence :D).
    Alors je vous encourage dans vos projets de soutien aux librairies indépendantes, moi, pour ma part, j’ai quasi versé dans le côté Obscur, je pense même acquérir un Kindle (pas taper!).

    • Amazon frappe encore en effet avec son Kindle… que l’on ne pourra alimenter, si j’ai bien compris, que par des livres à un format bien spécial : celui des livres achetés sur Amazon ! Ils sont forts quand même… parce que les libraires aussi peuvent vendre des livres électroniques, mais ça, ça n’est peut-être pas pour tout de suite…

  72. Tout comme A-Girl.
    Si j’avais un libraire digne de ce nom et accessible facilement, je ne me poserai même pas la question. Ce n’est pas le cas, et encore une fois, je ne me pose pas la question du coup. Je ne trouve jamais mes livres en petites librairies (et encore moins quand j’ai un titre en tête pour faire un cadeau, en dehors des nouveautés) alors je vais à la fnac qui est sur mon chemin.
    Oui il y a des livres en anglais à Paris, mais bien plus chers que sur Amazon ! Je suis d’accord pour soutenir n’importe quelle cause, mais pas au détriment de mon porte monnaie ni du côté pratique. Je ne me vois pas traverser Paris même si j’aime une petite lib’ (oui on dirait pas comme ça, mais marcher me pose un problème alors j’évite).
    Lors d’un festival irlandais au centre culturel, Village Voice était présent, oui, mais pas forcément les livres des auteurs !!!! J’étais prête à leur en acheter, mais du coup j’ai commandé sur amazon !

    Ce n’est pas parce que je suis blogueuse et grande lectrice que je dois avoir une attitude et des habitudes d’achat politiquement corrects. Mes habitudes se sont imposées d’elle même, et il y a des raisons. Comme Stéphie, quand je vais en lib’ et que je renseigne les clients parce que le libraire n’y connait rien, ça m’énerve !
    Quand ma lib’ à côté du boulot propose une carte de fidélité et que si tu suis pas tes achats, t’as jamais tes réduc, j’aime pas.

    J’achète donc au moins cher et au plus pratique (et je vais à la bib’ aussi car les livres sont trop chers, et j’ai maintenant un kindle pour tous les classiques gratuits) (oui je suis une vilaine blogueuse)

    Quant au repas amazon auquel j’ai assisté, hé bien j’ai aimé découvrir comment ça marche, j’ai aimé découvrir qu’on pouvait commander & faire imprimer un livre qui n’est plus édité sur demande (et grâce à leur bon d’achat, j’ai pu commander plein d’écossais en VO alors que Smith ne sait même pas qu’ils existent!)
    Sans Amazon, ma vie de lectrice serait bien terne, car j’ai souvent l’impression de ne pas vraiment suivre « la mode » littéraire.

    Et paradoxalement, je soutiens la cause des libraires, je soutiens ma copine Lamousmé… j’ai juste l’impression de ne pas connaître cette librairie idilique qui existe dans les livres et dans les films.

    • Tu es donc une lectrice comblée, que puis-je répondre ? Si tes pratiques te satisfont, alors tant mieux, ce qui me gène le plus à la base, ce sont les contradictions entre pratiques et déclarations.

  73. Perso, j’achète très très peu, et ce pour des raisons bassement financières. J’en suis la première embêtée. Mes achats: chez Ombres blanches, lieux de perdition bien connu des toulousaines. Et sur Amazon pour la VO, bien moins chère. Après, je crois qu’il y a plusieurs problèmes: une baisse globale de la lecture (beaucoup plus de gens ne lisent peu voire pas du tout qu’il y a quelques années), la pression des éditeurs qui imposent des conditions identiques aux GMS et aux petits libraires, et enfin, je suis désolée de le dire, le manque total de « sens commercial » des libraires. Et quand je dis sens commercial, c’est juste de l’amabilité de base. C’est un mal très français,qui se retrouve dans tous les commerces (bistrots, boutiques de fringues etc). Combien de fois suis-je rentrée dans une petite librairie (une fois même une très petite librairie) sans que l’on réponde à mon « bonjour »? Tout simplement. J’ai parfois l’impression que le libraire sympa, pointu est une légende urbaine. Tant mieux pour celles et ceux qui l’ont trouvé. Cela dit, chez OB à Toulouse, ils sont sympas; Donc j’y fais mes achats de noel.

    • Ah la la, être au top en tout, la perfection faite libraire, le rêve ! Il faudrait aussi, si possible, qu’il ait la quarantaine, sportif (mais pas trop), ténébreux, le mère 80 au moins, de préférence célibataire et sans enfant (à 40 ans, c’est sûrement qu’il y a un problème, mais bon…). Si un libraire qui passe par là correspond à cette description, je suis prête à faire quelques kilomètres 😀

  74. Je rejoins Choupy sur le manque d’amabilité comme mal « français » quelles que soient les endroits…En règle générale, un endroit où je suis mal reçue, je n’y retourne plus jamais…même s’il y a les produits que je recherche.

  75. je vais faire un peu de provoc les filles mais…je n ‘ai moi-meme jamais trouvé le « client ideal » ^^

    • Bravo ! Je ne sais pas à quoi il ressemblerait, mais c’est sur que nous sommes en train de ne voir les choses que d’un côté !

  76. Je rebondis sur une réflexion de Choupynette. Les gens lisent peu ou de moins en moins, euuuh ça fait deuuuuuuuux mois que j’attends de pouvoir mettre la main sur 1q84 tome 2, présent dans une vingtaine de bib’ à Paris. C’est pas qu’ils lisent peu, c’est qu’ils lisent lentement!! lol
    Déjà dans mon entourage, plus de lecteurs occasionnels que passionnés, et pour eux le rythme de 4 à 5 mois pour lire un roman de 200 pages, c’est la norme (moi je suis une vraie freak pour eux, et pourtant, j’ai découvert pire chez les blogueurs… s’ils savaient).
    Pour les histoires de libraires idéaux, sisi ça existe! J’ai un ami qui me fait baver en me parlant de son libraire qui lui offre même des livres tellement il est content d’avoir conquis un nouveau lecteur passionné (car mon ami s’est ouvert aux livres depuis peu et là, il est devenu LCA sans le savoir). Mais pareil, je ne suis jamais tombée sur le/la libraire trop sympa. Par contre, côté bibliothécaires, quelques bonnes surprises côté conseils et échanges de points de vue, c’est pour ça aussi que j’aime bien mes bib’!:)

  77. @Lamousmé, la différence c’est que c’est le client qui paye…Donc ce n’est pas à lui d’être professionnel et aimable…

  78. Certes angelica mais ce n’est pas parceque le client est roi que cela lui donne forcement le droit d être grossier ou stupide^^

  79. Quelle lecture ce matin depuis le début des commentaires ! J’ajoute ma participation… Je vais à Cultura pour me donner des idées, je note (comme toi) et je vais acheter chez mon libraire. Mon libraire me fait les 5%. C’est sympa hein ? Faut dire que j’en dépense des sous chez lui. Dans la famille, nous sommes 4 gros lecteurs, sans compter les copains à qui nous préférons offrir des livres que des fleurs.
    Bise Ys et bonne fin de WE

    • eh bien moi, je reste fleuriste 😉 sans blague, je trouve ça extrêmement difficile d’offrir un livre à quelqu’un, à moins de le connaître très bien (ou à moins de s’en foutre dans le fond…).

    • Non !!! Tu me fais rire… Je ne m’en fous pas, je connais mes amis. Mais même les autres… Dernièrement, à mon voisin (simplement un voisin), un chasseur-pêcheur-amoureux de la nature, je lui ai offert un livre sur les champignons dans le Berry. Les photos sont magnifiques. Il a beaucoup apprécié, plus que si je lui avais pris une boîte de chocolats.
      Bon, c’est vrai… il aurait aimé les chocolats aussi. Mais je veux faire marcher ma librairie. Je ne veux pas qu’elle ferme. Je suis dans une toute petite ville où elle végète entre trois supermarchés et un marchand de journaux qui vend aussi des livres, genre best-seller. Ici, la majorité des gens ne rentrent pas dans la librairie. Elle est toujours déserte et les livres attendent en sommeil. C’est triste. Je crains qu’un jour elle ne puisse plus ouvrir.

  80. La Ruelle bleue

    Je ne peux que renchérir : je me suis déjà pris de bec avec des « amoureux de la lecture » qui sciaient proprement la branche sur laquelle ils sont assis par manque de réflexion et d’engagement, par mollesse ou par fainéantise. Oui, on peut parler de militantisme et on n’a pas à rougir de notre fameuse volonté d' »exception culturelle ». Oui les librairies indépendantes sont en grand danger de disparition (les marges sont trop faibles et les charges de plus en plus élevées). Oui les amoureux de la lecture devraient rester cohérents et acheter, sauf exception, chez les indépendants, dont certains se démènent pour s’adapter au mieux aux mutations engendrées par internet et le numérique. Ce sont eux qui sont le soutien de la diversité, de la création, des petites maisons d’édition, des livres et des auteurs « non rentables ». Sans eux (et leur dévouement car être libraire rime souvent avec sacrifices), le paysage littéraire ressemblerait à une tête de gondole uniformisée, aseptisée et calibrée, sans goût, sans saveur et sans conseils…

    Signé : une amoureuse de la lecture et des libraires…

    • Je ne suis pas la seule idéaliste de la blogosphère, ça me rassure, j’ai cru à un moment que c’était un défaut 😉

  81. Merci pour le commentaire déposée aujourd’hui sur mon blog.
    En novembre dernier j’ai aussi rédigé un billet pour défendre ma librairie indépendante voir ici :

    http://araucaria.20six.fr/araucaria/art/1793616/Je-soutiens-mon-libraire

    Cette librairie a malheureusement fermée ses portes à la fin décembre 2011. A Bastia, en centre ville, il se trouve encore quelques librairies, dont une qui fait partie d’une chaine et où je ne me rends jamais, les autres je n’y trouve pas ce que j’y cherche. J’ai fréquenté pendant de longues années, parallèlement à ma librairie une bouquinerie qui était un lieu enchanteur et qui a fermé aussi il y a plusieurs années. Comment agir lorsqu’on est lecteur assidu, voire boulimique, et que notre ville est désertée par la culture et les livres? Je viens de retrouver à l’intérieur d’un centre commercial un libraire qui a bien voulu prendre commande d’un livre, j’irai chez lui pour tout achat de livres neufs… quant aux livres d’occasion, il y a les puces le dimanche sur la grand place de la ville, il y a aussi Le Secours Populaire et ses braderies, et parfois hélas peut-être le net. Amazon et les autres sites sont quand même bien pratiques lorsqu’on recherche des livres très anciens qui ne sont plus édités. Le recours aux achats sur le net ne peut-être qu’occasionnel, ce n’est pas le même plaisir, mais il y a satisfaction quand même lorsqu’on trouve enfin un auteur ou un titre que l’on espérait depuis fort longtemps.
    Bonne après-midi. Bonnes lectures.

    • Dans ma ville aussi, une librairie a fermé depuis cet article… j’ai appris qu’une manifestation littéraire qui a connu cinq éditions ne sera pas reconduite… j’en ai organisé une moi-même, trois éditions puis j’ai arrêté vu le manque d’enthousiasme de partout… je crois que le monde des livres et de la culture en général a du soucis à se faire…

  82. Je fais comme toi, je note des idées de lecture glanées par ci par là mais je n’achète pas à la Fnac, je préfère aller à la librairie à côté de chez moi. Quant à Amazon, je n’y ai acheté qu’un livre, une fois, un introuvable qui a un peu plus de quinze ans. Je suis pro librairie indépendante et j’en parle régulièrement autour de moi pour encourager le boycott d’Amazon.

    • Ah, ce billet-là m’a valu en son temps bien des inimitiés sur la blogo. Et aujourd’hui, tout le monde milite contre Amazon ! Il y a de plus en plus d’autres moyens d’acheter des livres en ligne autrement. Des librairies indépendantes très réactives proposent ce service. Moi, j’achète sur Dialogues si besoin, mais dans 90% des cas, c’est en librairies près de chez moi ou en déplacement, sur un coup de coeur.

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