Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme de Cormac McCarthy

Lire La Route a presque été pour moi une expérience ultime, de ces livres dont on se demande ce qu’on va bien pouvoir lire après, s’il y a encore quelque chose de plus éprouvant/émouvant/percutant qui peut être écrit. J’ai donc poursuivi puisque c’était alors, il y a trois ans, le premier livre de Cormac McCarthy que je lisais. Ce fut Un enfant de Dieu et une déception. Aujourd’hui, après Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme, je ne suis pas certaine de poursuivre la lecture de cet auteur. Tout le dépouillement stylistique, toute la froideur du verbe qui siéent si bien à La Route me laissent à nouveau perplexe, à tout le moins.

A la frontière du Texas et du Mexique, un homme, Moss Llewelyn, se retrouve par hasard sur la scène d’un massacre : des voitures et des corps percés de balles, du sang, des traces qu’il suit et qui le mènent à une serviette remplie de billets. Assez de billets pour ne plus jamais avoir besoin de penser à l’argent. Il la prend mais comprend qu’il doit disparaître très vite pour dépenser cet argent ailleurs car il appartient à des narcotrafiquants mexicains. Un tueur est engagé pour le récupérer, un homme comme il y en a peu, indestructible et tenace. Le shérif Ed Bell, qui s’est battu en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, se lance aussi sur ses traces. Le livre est une course-poursuite, doublée d’une profonde remise en cause de la part du shérif qui pensait avoir tout vu.

En tant que lecteur, on a déjà croisé des tueurs sanguinaires, des types vraiment violents et un Sud des États-Unis hostile, taiseux, pauvre voire archaïque. Ce qui distingue McCarthy, c’est son style aussi aride que le désert. Le qualifier de minimaliste serait encore en-dessous de la réalité.

L’homme fait jouer la serrure d’un tiroir du bureau et en sort un coffret en acier et l’ouvre et en sort une carte et rabat le couvercle et ferme le coffret à clé et le range. Il tend la carte entre deux doigts et regarde Wells et Wells fait un pas en avant et la prend. Vos frais personnels sont à votre charge si je me souviens bien.

Une ponctuation minimale, des phrases ajoutées les unes aux autres, très peu d’adjectifs, encore moins d’indications qui pourraient faire comprendre d’emblée au lecteur qui parle. Le paysage est austère, les gens sont austères alors la langue l’est aussi, j’imagine. Point trop n’en faut cependant dans l’analogie car l’être humain n’est pas désincarné. Pour ma part en tant que lectrice, j’ai besoin d’âme, d’affect et de psychologie. La chronique que Bell fait au début de chaque chapitre pourrait flirter avec un certain humanisme (aux couleurs du désespoir uniquement…) si elle ne dressait le constat d’une Amérique qui a bien changé, le monde est de plus en plus violent et tout fout le camp, c’est moche…

J’ai le DVD là, juste sous les yeux, mais je n’ai plus envie de le regarder. Javier Bardem quand même… il pourrait bien être l’argument futile capable de me motiver…

Cormac McCarthy sur Tête de lecture

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Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

Cormac McCarthy traduit de l’anglais par François Hirsch
Points, 2009
ISBN : 948-2-7578-1400-0 – 298 – (vendu avec DVD)

No Country for Old Men, parution aux États-Unis : 2005

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60 commentaires sur “Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme de Cormac McCarthy

  1. Rho ben je t’assure que le film est génial!
    J’ai adoré, ça fait peur, tu ris! C »est les frères Coen quoi!

    • j’ai lu plein de bonnes choses sur ce film, bien sûr, mais je suis déçue après cette lecture… et la tête de Bardem, franchement !

  2. Quand on pense que je n’ai même pas aimé La route… ^_^

    • Je ne sais pas comment c’est possible, pour ma part, j’y pense encore…

  3. attila

    moi c’est tout le contraire : j’adore ! j’adore ! j’adore !

    mon premier c’était « le gardien du verger » , ensuite j’ai pris la méga claque avec « la route » ( impossible de voir le film après avoir lu le livre ….. trop peur d’être soit déçue, soit encore plus horrifiée ….. la scène dans le livre du méchoui de bébé me glace encore 3 ans après …alors au ciné ….. impossible !)

    et No country for old man : j’en redemande !!!!! et bien que je sois fan des frères Cohen je ne veux pas voir le film non plus … je garde mon ciné intérieur.

    à la différence de toi, j’aime bcp son style qui rend parfaitement les ambiances.

    mais bon …… on est pas obligé de toujours aimer les mêmes auteurs !!

    mais « la route » ….. quand même KEISHA …… quel livre !

    • Je suis comme toi : je n’ai pas vu le film, malgré Viggo Mortensen que j’apprécie. J’ai envie de garder pour moi mes impressions, « ma » route, je ne veux pas y mettre des images qui ne sont pas les miennes. Je crois bien que ça ne m’est jamais arrivé d’être possessive comme ça avec un livre au point de ne pas avoir envie de voir son adaptation.

  4. j’ai lu « la route » et j’ai bcp aimé ! le film vu après, m’a déçue… trop édulcoré (et le petit garçon présenté comme son fils, alors que dans le livre, il ne dit jamais papa, et que l’adulte dit avoir eu « un enfant »….)
    quant à « un enfant de dieu », il est sur ma liste des souhaits.
    celui-ci, je le verrai peut-être en film (trop de livres à lire : 😉 )

    • Je crois que j’ai bien fait de ne pas le voir, les simplifications me le gâcheraient…

  5. L’extrait que tu as noté est plus qu’aride ! il est maladroit ! Mais bon comme je n’ai encore rien lu de cet auteur, je juge peut-être un peu vite : je pense que la lecture de cet auteur ne sera pas pour tout de suite !!!

    • J’avais l’embarras du choix pour les extraits :…et…et…et…et… ça lasse !

  6. Ah, Keisha, tu me rassures, je me sentais bien seule car moi non plus, je n’ai pas vraiment accroché à La route (ni au roman ni au film d’ailleurs). Comment est-ce possible ?
    Ma foi, je dirais que je lui fais sensiblement les mêmes reproches que ceux que je lis ici à propos
    de « Non, ce pays… ».

    • Je me suis interrogée, je me demande pourquoi j’ai trouvé le style de McCarthy parfaitement adapté à La route et pourquoi il me lasse par ailleurs. C’est sec, nu, dépouillé, idéal donc pour La route qui est tout ça en plus d’être désespéré et beau. Mais on ne peut pas dire que Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme ce soit « Bienvenue à Disneyland » ! C’est aussi la fin d’un monde, et d’illusions, il y a peu d’espoir. Alors je ne sais pas, peut-être faudrait-il que je relise La route maintenant que j’ai lu d’autres titres et voir si je le trouve comparable…

  7. Kathel

    Je suis d’accord avec toi pour La route, je pensais ne pouvoir aimer aucun roman « post-apocalyptique » après, ce qui s’est avéré carrément faux… (Au nord du monde !) Je n’ai en tout cas jamais eu l’occasion de relire McCarthy et j’ai l’impression, à te lire, que ce n’est peut-être pas plus mal…

  8. Bon allez je me lance. Une fois n’est pas coutume mais j’ai vraiment envie là. Parce que McCarthy quand même.

    Je suis foncièrement pas d’accord avec vos avis sur l’adaptation de « La Route ». L’essence du récit, c’est la manière dont McCarthy le raconte. L’absence de repères, pas de temps, pas de lieu. Tout est dévasté, tout est gris, tout est éclaté, y’a pas d’hier, pas de demain, l’urgence c’est maintenant, c’est survivre. Sans notion de temps, y’a plus de calendrier, y’a plus de dimanche, y’a plus rien. Le seul truc qui reste c’est le jour et la nuit. Et cette urgence, ce ravage, ce néant, il le retranscrit presque uniquement par son style.

    Bref moi j’étais perplexe quand à l’adaptation parce que je me demandais bien ce que le réalisateur allait raconter. Mais force est de constater qu’il s’en sort très bien. Bien sûr, ça n’atteint pas l’intensité du livre (parce que la plume de McCarthy, ça vaut bien un immense réalisateur de cinéma + un immense scénariste + un immense directeur photo + des immenses acteurs). Bref c’est un peu compliqué d’avoir tout ça mais le film est honnête. Pas édulcoré pour un sou, la fin on peut discuter mais moi le bouquin j’y trouve un énorme message d’espoir en l’humanité et je trouve que la fin du film va dans ce sens en utilisant des ressorts qui ne sont pas dans le livre comme le chien (mais après tout ça reste une adaptation). Je lui demande pas de respecter le script du bouquin, juste l’esprit et ça me semble très fidèle. Il ne transgresse rien du livre (le fait qu’il l’appelle pas « papa » dans le bouquin, ça n’a que peu d’importance, parce que l’objet du livre c’est la relation du père à l’enfant, qu’il soit le sien ou pas d’ailleurs, ce qu’il peut lui transmettre dans un tel contexte, sa raison de vivre, etc.). Pour moi, il ne fait aucun doute que c’est son fils. Le fait que McCarthy ne fasse pas dire « papa » à l’enfant, c’est du McCarthy tout craché. C’est son style, faire dans l’économie, donner le moins d’indications possibles au lecteur, le laisser choisir, faire parler les actes plutôt que donner des explications. C’est une manière aussi d’universaliser son propos : l’homme et l’enfant. Pas de nom, pas de prénom, pas d’âge, pas d’antécédents (le fait qu’on n’en sache très peu sur les personnages, je trouve que c’est une force pour son propos parce qu’il n’est pas contextualisé et c’est sans doute ce que McCarthy recherche). Lire du McCarthy, c’est hyper éprouvant mais je trouve ça passionnant. Il a un style qui pousse le lecteur à être acteur de chacun de ses romans. On peut pas lire passivement. C’est impossible. Et pour autant, c’est pas de la branlette où on comprend rien une ligne sur deux. C’est fluide, c’est lyrique certes, mais ça se lit quand même bien.

    Bon l’extrait c’est hyper traitre (j’ai pas lu ce livre, j’ai lu seulement « La route », « Le gardien du verger » et « De si jolis chevaux ») mais je reconnais bien là la manière dont McCarthy peut raconter un évènement. Enfin sorti du contexte ça veut plus dire grand chose. Un truc à avoir en tête aussi, c’est qu’il y a pas de répétition en anglais. Le fait d’écrire « and and and and » passe mieux qu’en français. J’avoue avoir eu du mal au début mais maintenant que j’ai assimilé ce truc, tout ce qu’il y a autour des « et » me fascine. Et à côté de ça, les descriptions qu’il fait des lieux sont fabuleuses. Je suis sûr qu’il y en a aussi dans ce livre.

    Enfin, franchement, si McCarthy écrit maladroitement, je crois que je rêverais d’être aussi maladroit que lui. A titre perso, si je me concentre sur la forme, le rythme de ses phrases, l’atmosphère de ces romans, c’est vraiment l’un des plus grands auteurs américains que j’ai lu à ce jour. Chacun de ses livres est une épreuve pour moi parce qu’il me met en position d’acteur, il me raconte une histoire comme tous les romanciers, mais sauf que je finis par en faire partie parce qu’il ne me raconte pas tout ce que je dois deviner. Donc il faut que je le devine moi-même, que je m’y projette complètement. Et ça c’est plutôt rare dans un roman quand je finis par en faire partie. La plupart du temps, je reste lecteur, on me raconte une histoire, je referme le livre. Ca m’a apporté des choses ou pas, j’en retire ceci ou cela, mais rarement j’ai l’impression de faire partie du livre. Et ça c’est une source de jouissance énorme. Bordel j’espère que je suis clair, ça fait dix minutes que je dérive complètement. Je vais pas tarder d’arriver de l’autre côté de l’Atlantique.

    Et juste un truc sur l’absence d’affects, de psychologie, d’élements factuels en tout cas qui permettent d’apprécier tout ça, c’est je crois une constante chez l’auteur. Parce que chez McCarthy, c’est le monde qui s’impose à l’homme quoique cet homme soit. A de très rares moments, l’homme prend des décisions. Aller au sud pour trouver la mer (dans « La route ») ou franchir la frontière et s’enfuir à cheval (dans « De si jolis chevaux »). Le reste, c’est une suite d’évènements qui s’imposent à l’homme. Et ses marges de manoeuvre sont réduites. Un truc intéressant à faire en lisant McCarthy, c’est de voir tout ce qui s’impose à l’homme (barrières sociales, barrières géographiques…) et de voir quand l’homme prend la décision de les franchir. Quand, à de rares instants, il semble maître de son destin. Souvent ça se passe mal. C’est assez déterministe comme manière de voir les choses. McCarthy, c’est dur de faire plus sombre je crois. C’est pour ça que quand j’explique que « La route » est un roman plein d’espoir, on me prend pour un cinglé. Mais je le pense vraiment. Y’a une croyance assez forte en l’homme à travers cette relation père-enfant qui est saisissante et qui dénote pas mal avec ses autres romans que j’ai lu.

    En tout cas, merci à toi Ys. En rédigeant ce message, j’ai de nouveau envie de lire du McCarthy.

    • attila

      je n’aurais pas mieux dit sur mc carthy! !!!!! je trouve que Burnside a des points communs avec lui. ..

    • Ce qui est bizarre, c’est que je me retrouve dans pas mal de choses que tu dis dans ce commentaire, mais n’en tire pas au final les mêmes conclusions. Oui, le lecteur est acteur en lisant McCarthy, c’est évident. Tellement évident que j’ai recommencé ma lecture des 50 premières pages, je les avais lues légèrement, avec du monde autour, et j’ai dû reprendre parce que cette fuite de Moss avec sa valise pleine de biffetons, c’est quand même quelque chose. Et puis, soyons honnête, il faut être attentif, voire même noter parce que comme on n’a pas toujours les noms, pas de tirets de dialogues, il faut quand même s’accrocher un peu pour savoir qui parle à une ouverture de chapitre… mais ça ne me dérange pas, au contraire, j’aime avoir ma part à faire dans un livre. Alors oui, chacun incarne un comportement plutôt qu’un personnage en particulier. Mais je persiste à penser que ça n’empêche pas un peu de sang dans les veines et d’émotion (pas au sens gnangnan, je sais que tu me comprends) car ces gens-là ne doivent pas être des robots s’ils doivent être des hommes. Je crois que c’est le principal reproche que je fais à cet auteur, et suit immédiatement cette prose froide et répétitive qui vraiment me déplait ici.
      Merci en tout cas d’avoir si bien partager tes impressions

      • Bah de rien c’est quand même pour ça qu’on est là non !?

        Mais je te suis, je te comprends et je vois bien ce qui te manque. Ca rejoint les reproches que tu fais à des auteurs réputés froids et cliniques comme Ellis ou Didion. Ce manque de psychologie, d’affects.

        Dans les deux autres romans que j’ai lu, l’émotion perce à de rares instants, c’est pas très long, c’est exprimé à demi-mots ou par un geste. Mais on la sent. Je pense notamment à l’histoire d’amour qui traverse « De si jolis chevaux » et à la curieuse relation qui se noue dans « Le gardien du verger » entre le fils et l’assassin de son père (dont le fils ignore que c’est l’assassin). Mais je reconnais qu’il faut aller les chercher ces affects. C’est pas le propos de McCarthy.

        D’ailleurs, je serais super curieux de voir ce que tu penses de « Soie ». Parce que c’est hyper épuré comme écriture, on ne sait quasiment rien des personnages et pourtant ça regorge d’émotions. Comme quoi le silence en dit aussi beaucoup. Je crois que c’est aussi ça la clé chez McCarthy, faut arriver à faire parler le silence. Y trouver un sens en tout cas. Mais comme je le disais au dessus, c’est hyper sombre et déterministe, donc pas évident pour l’humain de se débattre là-dedans.

        Sinon, je connais pas Burnside. Attila, tu me conseillerais un truc en particulier ?

        • Ah oui c’est vrai, on a déjà causé de Soie, je vais mettre la main dessus à mon prochain passage en bib, c’est promis. Quant à Burnside, j’ai lu Les empreintes du diable, terriblement austère, taiseux et dur, et j’ai Scintillation son dernier à lire bientôt.

  9. J’avais aussi beaucoup aimé La route mais je n’ai pas lu d’autres livres de cet auteur.

    • Ah bon, tu n’as pas eu envie d’essayer d’autres titres ? Moi quand j’aime comme ça, j’ai souvent envie de recommencer ou au moins de mieux connaître l’auteur.

  10. Un auteur qui ne m’attire pas. Ton billet n’y changera rien 😉

    • Il mérite quand même lecture, au moins pour que tu te fasses ta propre idée…

  11. Je n’ai lu que « La route », par laquelle j’avais été totalement hypnotisée !
    Une amie m’avait dit que ces autres romans n’avaient pas grand chose à voir, et comme je ne manque pas de lecture… 😉

    • Pour l’instant, je ne peux que te conseiller d’en rester là, mais peut-être qu’un jour je recommencerai et serai à nouveau éblouie…

  12. vu que je n’ai pas trop aimé la route, je passe

    • Toi aussi ? Bon, vous êtes quand même quelques extraterrestres 🙂

  13. La Route est le genre de bouquin dont il est difficile de se séparer et impossible à oublier. Le genre de bouquins qu’on en lit 5 au plus dans toute une vie tant il vous prend aux tripes et aux abois…
    Et depuis, ce n’est pas l’envie qui me manque de découvrir un autre Cormac McCarthy. Mais ce No country for old Men, je l’ai vu trois fois (peut-être même 4). Du coup, l’histoire est ancrée dans ma tête. Javier Bardem et surtout Tommy Lee…
    Mais y’a plein d’autres livres de Cormac qui m’attirent. Tous bien différent de La Route, mais tous avec cette fascination pour la violence…

    • Quand on a vu l’adaptation, difficile de lire le livre, ça tue l’imaginaire et c’est comme s’il n’y avait pas de place pour sa propre lecture. Alors quand on l’a vu 4 fois…

      • Par contre, j’ai également la version cinématographique de La Route. Bien que le film est une réussite, l’intensité ressentie n’est pas la même. Là Encore, rien ne vaut un livre pour pénétrer au plus profond et avec lenteur dans l’âme humaine.

  14. Lu aussi après « La route » et donc petite déception (et une pointe de lassitude aussi). Du coup, je n’ai pas très envie de voir le film. Mais j’ai « Méridien de sang » dans ma PAL et ce sera pour bientôt.

    PS: bravo à aircoba pour son très beau plaidoyer!

    • Il ne faudrait pas commencer par le meilleur livre d’un auteur…

  15. Tout comme Kathel, j’ai lu La Route et rien d’autre, non par peur d’être déçue mais parce que les suivants et les précédents n’ont pas réussi à me faire de l’œil… Un jour, peut-être… 🙂

  16. Bah je n’avais pas du tout aimé La Route alors celui là je passe 🙂

    • Ça fait trois si j’ai bien compté, les trois seules 🙂

  17. Je n’ai pas lu La route (je n’ai vu que le film) mais j’ai lu Méridien de sang et La trilogie des confins (c’est-à-dire De si jolis chevaux, Le grand passage et Des villes dans la plaine) et je ne peux pas dire que j’en ai vraiment aimé un seul … c’est vraiment trop aride pour moi (j’en ai lu 3 sur 4 en anglais) et en plus, je n’étais passionnée par les sujets développés. Par contre, étonnamment, j’ai apprécié les films qui ont été adaptés de ses oeuvres, y compris No country for old men (en fait, celui-là, je l’ai même adoré !)

    • 4 livres d’un auteur dont tu n’apprécies pas le style et dont les sujets ne t’intéressent pas, quel exploit ! Je m’arrête avant, aussi grand que soit le nom de l’auteur…

  18. J’avais essayé de commencer à le lire. Je ne suis pas allée plus loin que la page 50.

  19. Malika

    Jamais rien lu de cet auteur encore … mais ça ne saurait tardé, La route vient d’arriver sur ma PAL !

  20. « La Route »… Ça fait 2 ans que je l’ai lu et j’y pense encore. Je pleurais comme une Madeleine à la fin du livre. Ça me fascine les auteurs qui sont capables de faire passer autant dans de si petits livres. C’est un talent.

    Comme toi, par contre, avec McCarthy, ce n’est pas toujours réussi. Je n’ai pas aimé « No Country for Old Men » ni « All the Pretty Horses », mais j’ai adoré « Blood Meridian » et j’y pense encore parfois, même si je l’ai lu à l’Université il y a de ça 15 ans.

    • C’est pour ça que j’avais envie de mieux connaître McCarthy, pour comprendre comment une telle écriture pouvait fonctionner, et revivre cette expérience de lecture. Mais malheureusement, ça n’a pas à nouveau fonctionné.

  21. J’hésite sur celui-ci depuis un moment alors que La route m’avait, comme toi, considérablement marquée … ton avis ne va pas dans le bon sens ! Et c’est moche d’être déçue après un choc pareil …

    • Oui, mais il faut mettre à son crédit qu’il n’écrit pas tout le temps le même livre…

  22. alors je n’ai jamais lu cet auteur et je n’ai pas envie de le lire mais par contre j’ai vu le film …
    Et j’avais beaucoup aimé mais c’est dur très dur mais comme tu as lu le livre, tu dois t’en douter. Par contre, si tu veux le voir pour Javier, je te dis de suite, ce n’est pas le Javier de Christina…là il faut peur et pas du tout envie, je peux te l’assurer !

    • J’ai regardé la bande annonce : misère, la tête qu’ils lui ont faite !!!

  23. C’est tout à fait cela 🙂 Méconnaissable !

  24. J’avais adore ‘La route’ (le livre). Apres avoir vu ‘No country for old men’ et lu ton billet sur le roman, je n’ai aucunement envie de le lire…d’ailleurs, la mauvaise traduction du titre n’aide pas non plus…

    • Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est pourquoi le titre du film n’a pas été traduit en français, puisqu’il y avait déjà le livre…

  25. C’est vrai que Bardem a une tête pas possible ! on dirait un Beatles, mais mastoc et en descente de coke !
    Par contre, promis, cet aspect un peu ridicule et absurde rajoute une dimension à l’implacable tueur psychopate.

    Qu’est-ce-que le style du livre semble surprenant ! Ne serait-ce que le court passage que vous proposez… Mais finalement, le film donne un peu ce genre d’impression. De vide, d’angoisse froide, de silence absolu précédant une tempête de sang… Je ne peux qu’appuyer les propos des autres commentateurs de ce post : Gogogogo !!!

    • Je crois que je vais quand même le regarder pendant les vacances… mais je n’en mène pas large car je ne supporte pas la violence sur écran, alors il est bien possible qu’au final, beau Bardem ou pas beau Bardem, je ne vais pas tenir longtemps…

  26. Ha, et ça, on ne va pas se mentir, c’est assez violent.
    Vous me direz ce que vous en avez pensé 😉

  27. Bizarrement la violence à l’écran cela dépend vraiment du film, de l’ambiance, de l’acteur etc etc le plus souvent j’ai beaucoup de mal lorsque ce sont des violences faites aux femmes et aux enfants.
    Bon, je sais, je ne suis pas gentille mais en règle générale, les hommes peuvent s’entre-tuer ! Non, je rigole mais c’est vrai que cela me touche moins. Et comme, je le dis, Thomas, on ne va pas te mentir ce film est violent mais il est aussi violent par l’ambiance et la tête de psycho qu’ils ont réussi à faire à Bardem.
    Entre paranthèse, ma fille et l’homme se demandent ce qu’on lui trouve ? Pfff, ils ont rien compris !

    • Ils le connaissent version frères Coen, comme certains qui font exprès d’avoir un avis orienté… ? Parce quand même, il y a mieux !

  28. Vous le verrez d’un autre oeil après No Country 😉

  29. Pas lu le livre mais adoré le film ! Je me souviens de l’état dans lequel je suis ressortie de la salle… Comme une zombie. Vraiment un scenario très bien réalisé.

    • Je crois que si je me décide, il vaut mieux que je le regarde toute seule, du fond de mon canapé…

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