Quels auteurs brésiliens lire ?

A peine terminée l’édition 2014 avec l’Argentine à l’honneur, le Salon du livre 2015 a mis le Brésil à l’honneur (comme en 1998). Lire brésilien, voilà une tendance qui n’est pas très marquée en France. D’où une petite recherche pour savoir ce que lisent les Brésiliens et ce que les Français connaissent des auteurs brésiliens.

Quels auteurs brésiliens lire ?

Voici une petite liste, glanée sur la foi d’articles car pour ma part, je ne connais pas la littérature brésilienne contemporaine. Mais je sens monter une belle envie de la découvrir.

  • Bélem et Moscow de Edyr Augusto, parce qu’il est édité chez Asphalte et que ça a l’air sexe & rock’n’roll
  • Ta mère de Bernardo Carvalho, sur fond de guerre de Tchétchénie
  • Les romans policiers de Luiz Alfredo Garcia-Roza (philosophe et psychologue, il a enseigné la théorie psychanalytique pendant trente-cinq ans à l’université fédérale de Rio) publiés chez Actes Sud
  • La cité de Dieu de Paulo Lins : l’histoire d’une favela de la fin des années 1960 au début des années 1980
  • Les yeux plus grands que le ventre de Jô Soares (star du petit écran, quelque chose entre Drucker et Desproges nous dit Le Point (ça doit être assez étrange…) : une histoire de croque-mort famélique, c’est tentant…
  • Si je ferme les yeux de Edney Silvestre : « Un sulfureux roman noir doublé d’une réflexion profonde sur la fin de l’enfance. Une fascinante plongée dans la société brésilienne des années soixante, rongée par la corruption et le racisme. »
  • Vive le peuple brésilien de João Ubaldo Ribeiro, roman qui décrypte trois siècles de l’histoire du pays
  • et un coup de coeur personnel : Le syndrome de La Chimère de Max Mallmann.

Et pourquoi pas : Moacyr Scliar, les éditions Anacaona et le précieux dossier « Brésil, tout un roman » de la librairie Ombres blanches qui cite de nombreux auteurs brésiliens.

Des suggestions ?

Ce que lisent les Brésiliens

Comme tout le monde, ils lisent américain… Et ils lisent la Bible. Je me suis plutôt concentrée sur ce que les Brésiliens lisent de leurs concitoyens (source : Les Brasileiros) :

  • Ágape du père Marcelo Rossi : une interprétation de la parole de Dieu par le prêtre « star » au Brésil
  • José Bento Monteiro Lobato (1882-1948) est un des auteurs les plus importants de la littérature brésilienne pour la jeunesse
  • Joaquim Machado de Assis est un écrivain brésilien très célèbre (1839-1908). Son roman Dom Casmurro, paru en 1899, conte les tracas et les bonheurs d’un adolescent voué à la prêtrise par une mère aimée et pieuse, dans le Rio du second Empire brésilien
  • Violetas na janela : best seller brésilien écrit en 1993 par la médium Vera Lúcia Marinzeck de Carvalho 
  • Quels auteurs brésiliens lireA Moreninha, paru en 1844, est une oeuvre de l’écrivain brésilien Joaquim Manuel de Macedo (1820-1882). Ce livre qui trace le portrait de la jeunesse carioca de l’époque, est un des premiers romans publiés au Brésil
  • Capitaines des sables : roman paru en 1937 de Jorge Amado (1912-2001), un des plus grands écrivains brésiliens. Il raconte l’histoire de gamins des rues dans le Salvador des années 30
  • L’Alchimiste : écrit en 1988 par le romancier brésilien Paulo Coelho, a été traduit dans des dizaines de langues, et s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde…

Pas tentés ?

..

La toute fin du dernier roman de Francisco González Ledesma donne au lecteur l’envie de crier. Certes, il existe des morts bien pires, mais enfin… certains se devraient d’être immortels. Où l’on retrouve Ricardo Méndez, « vieux policier de quartier », toujours râleur et aussi peu au goût de ses collègues…
Rafael a un mauvais pressentiment en se levant ce matin-là : ça ne va pas être une bonne journée. Et de fait, ce 11 septembre 1973 sera certainement une des pires journées de sa vie : Tina, sa compagne, décide de le quitter, et des chars défilent dans les rues de Santiago…

34 commentaires sur “Quels auteurs brésiliens lire ?

  1. Bonjour Sandrine, j’ai découvert il y a 5 ou 6 ans les romans policiers de Luis-Alfredo Garcia-Roza: j’en ai lu trois avec grand plaisir: la ville c’est Rio mais pas celle des touristes et du carnaval. Sinon, j’ai aussi Jô Suares: Meurtres à l’académie : très bien. Bonne après-midi.

    • Bon, voilà donc déjà quelques bons polars à se mettre sous la dent 😉

  2. Bonjour

    merci pour la citation.

    Dans les auteurs brésiliens classiques, découvrez aussi José Lins do Régo ou Rachel de Queiroz qui parlent avec ferveur du Nordeste brésilien du début ou du milieu du 20ieme siècle

    Et plus récemment, la littérature marginale brésilienne met en avant l’émergence de la culture à la périphérie des centres villes et des centres de pensées traditionnels par des auteurs comme Ferrez, Marcelino Freire ou Ana Paula Maia ..

    à bientôt

    • Merci de ces conseils, précieux car j’avoue être perdue dans cette littérature que je ne connais pas. J’essaierai de varier les expériences.

  3. Hormis Amado et Coelho, je n’en connais aucun… Voici l’occasion de découvrir plus avant cette littérature méconnue.
    Le Mallmann me tente bien, pour commencer !

    • Voilà un bout de temps que je l’ai lu et je m’en rappelle encore, tellement j’étais étonnée devant ce livre décalé et loufoque. J’imagine que toute la littérature brésilienne n’est pas de ce tonneau-là, mais franchement, très bonne initiation…

  4. J’ai découvert Garcia-Roza, avec L’étrange histoire du Docteur Nesse, qui m’a beaucoup plus

    • Je n’avais pas entendu parler de cet auteur avant de faire cette petite recherche autour de la littérature brésilienne, en particulier des romans noirs et policiers. En effet, cette série a l’air très intéressante.

  5. Je ne connais pas bien la littérature brésilienne contemporaine. Voilà une belle occasion de s’y pencher. Je regarderai de plus près ta liste et note d’ores et déjà ton coup de coeur personnel.^^

    • Toi qui aimes les livres un peu barrés, celui-là te plaira forcément.

  6. BRETHES

    Ne pas oublier :
    Moacyr Scliar et son inoubliable « Centaure dans le jardin »
    José Mauro de Vasconcelos et son célèbre « Mon bel oranger »…
    Mais il y en a d’autres. C’est une très riche littérature !

    • Merci pour ces conseils. J’ai mis un lien vers une chronique du livre de Moacyr Scliar qui m’a semblé tout à fait particulier, ce que votre commentaire confirme. Je ne doute pas de découvrir de très bons auteurs en abordant cette littérature.

  7. J’ai un roman de Jo Soares dans ma PAL, peut-être le moment de le sortir !

    • Il semble plus connu que je ne pensais, je suis vraiment ignorante en cette matière.

  8. J’ai lu plusieurs romans de Jorge Amado, pleins d’humour et de sympathie pour le petites gens de la régions de Bahia (Gabriela girofle et cannelle, Dona Flor et ses deux maris)… mais je ne sais pas si j’aimerais toujours. J’ai tenté de lire La cité de Dieu, trop violent à mon goût. Quant à Paulo Coehlo, ce n’est pas ma tasse de thé… Voilà, j’avoue que c’est une littérature que je connais très peu.

    • En faisant cette recherche, j’ai croisé la série « L’esclave Isaura » que je regardais avec ferveur quand j’étais petite (toute petite, hein, j’ai un jour mesuré 1 mètre 10…). C’était une télénovela brésilienne, inspiré d’un roman de Bernardo Guimarães (ça bien sûr, je ne le savais pas), avec une cruche d’actrice à mourir de rire aujourd’hui. C’était mon premier contact, bien lointain, avec la littérature brésilienne.

      • Aaaah Isaura! Figure toi que j’ai regardé ce feuilleton quand j’étais en Afrique, les gens en raffolaient… ^_^ (et des telenovalas aussi d’ailleurs). J’ignorais que ça venait d’un roman…

        • Quand j’y repense, la fille était vraiment tarte…

  9. Je n’en ai lu aucun, sauf Coehlo, j’ai lu le premier, mais n’ai pas cru bon de continuer. Je note les polars au passage, ils ont l’air intéressants.

    • Je crois comme toi que le roman policier brésilien gagne à être connu.

  10. keisha

    Absolument incompétente en littérature brésilienne (OK, j’ai abandonné un Coelho page 50…) Mais je sens que tu vas nous aider?

  11. Ouf j’ai eu peur, y’a pas que du Coelho !!!!
    Et je note ! j’ai des envies de voyage en ce moment, et comme pas de finances pour voyager en vrai, ça peut le faire avec un bon roman !

  12. Merci beaucoup pour cette liste ! J’y reviendrai dans quelques mois pour le prochain salon. Par contre je suis tentée pour commencer d’ici un mois ou deux une session littérature ukrainienne, et du coup, je suis allée voir la liste des pays que tu présentes et l’Ukraine n’y était pas ! Bon, c’est vrai que vu la liberté d’expression, il n’y a pas foule d’auteurs, mais il y a quelque chose à faire dans ce sens-là, et j’ai envie d’y participer 🙂

    • Il est vrai que je ne connais rien à la littérature des pays de l’Est. S’il y en avait un qui me tenterait, ce serait la Pologne. Pour des idées de lecture relatives à ces latitudes, un blog : Passage à l’est

      • Merci pour le lien !

      • Merci pour ce lien! Il va falloir que j’étoffe ma section ukrainienne, du coup. Cet article sur les habitudes de lecture des Brésiliens est intéressant et j’en prendrai probablement de la graine.

        • Quand on me parle de littérature de l’Est, tu es ma référence 😉

  13. J’ai lu un article cette semaine dans le Monde des Livres sur le livre de Edney Silvestre. Plutôt tentant. Je termine un livre de Amado : Tocaia Grande, passionnant comme toujours avec cet auteur.

    • Curieuse de ton billet sur Amado car je n’ai jamais lu cet auteur.

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