Que reste-t-il des prix littéraires ?

Que reste-t-il des prix littéraires une fois la bataille terminée ? Les lauréats succèdent aux pronostics, et après ?

Les prix littéraires influencent-ils vos lectures ? Certains prix sont-ils plus prescripteurs que d’autres ?

Voici pour mémoire, une liste pour les six dernières années de quelques lauréats de prix plus ou moins réputés, plus ou moins populaires. S’en souvient-on ?

Goncourt
2013
2012
2011
2010
2009
2008
Au revoir là-haut, P. Lemaitre
Le sermon sur la chute de Rome, J. Ferrari
L’art français de la guerre, A. Jenni
La carte et le territoire, M. Houellebecq
Trois femmes puissantes, M. NDiaye
Syngué Sabour, A. Rahimi
Fémina
 
 
 
 
 
2013
2012
2011
2010
2009
2008
La saison de l’ombre, L. Miano
Peste et choléra, P. Deville
Jane Mansfield, 1967, S. Liberati
La vie est brève et le désir sans fin, P. Lapeyre
Personne, G. Aubry
Où on va papa ?, J.L. Fournier
Interallié
 
 
 
 
 
2013
2012
2011
2010
2009
2008
Moment d’un couple, N. Allard
« Oh… », P. Djian
Tout, tout de suite, M. Sportès
L’amour nègre, J.M. Olivier
Jan Karski, Y. Haenel
Le premier principe, S. Bramly
Académie françaire
 
 
 
 
 
2013
2012
2011
2010
2009
2008
Plonger, C. Ono-Dit-Biot
La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, J. Dicker
Retour à Killybegs, S. Chalandon
Nagasaki, E. Faye
Les Onze, P. Michon
La dernière conférence, M. Bressant
Lectrices de Elle
 
 
 
 
 
2013
2012
2011
2010
2009
2008
Arrive un vagabond, R. Goolrick
Rien ne s’oppose à la nuit, D. de Vigan
La couleur des sentiments, K. Stockett
Ce que je sais de Vera Candida, V. Ovaldé
Les déferlantes, C. Gallay
La femme de l’Allemand, M. Sizun
Livre Inter
 
 
 
 
 
2013
2012
2011
2010
2009
2008
Sombre dimanche, A. Zeniter
Supplément à la vie de Barbara Loden, N. Leger
Que font les rennes après Noël, O. Rosenthal
Les hommes-couleurs, C. Koman
Zone, M. Enard
Le boulevard périphérique, H. Bauchau
Nobel
2013
2012
2011
2010
2009
2008
Alice Munro
Mo Yan
Tomas Tranströmer
Mario Vargas Llosa
Herta Müller
Jean-Marie-Gustave Le Clézio
 que reste-t-il des prix littéraires

 

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62 commentaires sur “Que reste-t-il des prix littéraires ?

  1. Personnellement non je ne les suit pas 🙂

    • Je crois au final que plus les gens lisent, moins ils se préoccupent des prix !

  2. Je ne m’occupe absolument pas des prix littéraires pour mes choix de lecture et en général à cette époque là, je suis très agacée que ce soit les mêmes que l’on retrouve partout. Je laisse passer un peu de temps avant d’y revenir éventuellement.

    • Oui, d’un côté, c’est agaçant qu’on entende parler toujours des mêmes auteurs partout alors que paraissent tant de livres. Mais d’un autre, je trouve que c’est une période stimulante car enfin, on parle beaucoup de livres.

  3. Syl.

    Je ne suis pas les prix, mais j’en ai beaucoup sur les étagères ! Nous prenons tous les ans le Goncourt et deux autres titres suivant nos envies… Fémina ou Renaudot ou… C’est le Père Noël qui nous les apporte.

    • Ah, je me disais bien que le Père Noël utilisait beaucoup cette fameuse liste 🙂

  4. Moi non plus, peu d’influence sur mes lectures.

    • Je suis sûre que tu fais plus confiance aux blogueuses 😉

  5. Dans tous les titres cité, j’en ai lu cinq me semblent-il, dont deux que j’ai vraiment beaucoup aimé, celui de Chalandon et le Kathryn Stockett, il y en a un que je n’ai pas du tout aimé: La vie est brève et le désir sans fin.

    • au final 5, ça fait peu, et peut-être ces lectures ne sont-elles pas dues aux prix ?

      • En effet tous, sauf peut-être justement celui que je n’ai pas aimé, qui était mis en tête de rayon avec le bandeau et dont le titre m’a interpellée, ont été choisis indépendamment des prix, je ne savais même pas qu’ils en avaient reçu un.

  6. Ce qui confirme que les livres primés dont on se souvient, on s’en souvient malgré leur prix et non grâce à lui… Ces titres côte à côte sont assez parlant (d’oubli) en tout cas.

    • Je crois que je n’oublierai pas Au revoir là-haut pour de multiples raisons, étrangères au prix. Et je me félicite encore aujourd’hui de l’avoir lu avant tout le tapage médiatique autour car sinon, je l’aurais certainement évité. Par contre, je ne me souviens quasiment pas de La carte et le territoire dont on a aussi beaucoup parlé, mais que je n’ai pas apprécié…

      • J’avais tenté de le lire pour un club de lecture sur Houellebecq tout juste au moment du prix, je ne l’ai pas fini. Bon dieu, mais quel écriture basique O_O. Mais bon, Houellebecq et moi, on ne s’entend pas…

  7. Emmanuelle Cart-Tanneur via la page Facebook Tête de lecture

    Dans doute non ; en revanche ils sont sans doute bien plus achetés que lus – décernés juste avant Noël, ils sont souvent le cadeau idéal pour ceux qui manquent d’inspiration… Combien de Goncourt(s) intacts sur les rayonnages des bibliothèques de Français moyens ? Pas mal, à mon avis…

    • Ben à moi c’est bizarre, on m’offre rarement des livres 🙁

  8. Je suis l’attribution des prix, car j’ai toujours des chouchous à soutenir (qui, très bizarrement, ne gagnent jamais…) mais cela n’influence pas mes lectures : soit je l’avais déjà lu (rare), soit le titre me tentait avant et dans ce cas-là il est possible que je le lise, soit il ne me tentait pas et ce n’est pas le bandeau rouge qui va me faire changer d’avis !

    • J’aime bien cette idée de « chouchous à soutenir » et me demande bien comment ça se traduit concrètement… 🙂

      • Je fais des sacrifices aux dieux de la littérature et je danse nue au clair de lune. Mais c’est peu efficace ^^

        • Eh ben, ce sont les voisins qui doivent être contents quand arrive la rentrée littéraire 😀

  9. En effet, difficile de se souvenir de tous ces titres, même quand on suit l’actualité. Il y a des livres qui ne me disent rien !

  10. pour moi, aucune influence. Le Goncourt correspond rarement à ce que j’aime, plus celui des lycéens, et les prix étrangers, et encore, pas toujours. Expérience de bibliothécaire, les gens râlent si on n’achète pas les prix, et les ignorent quand on leur propose !

    • Ce qui confirme, si nécessaire, la réputation des Français : râleurs avant tout !

  11. il faut reconnaître que certains titres ne m’évoquent rien du tout! .. et que je n’en ai pas lu bcp non plus!
    bon week-end!

    • Pour ma part, et assez curieusement, ce sont les livres du prix du livre Inter qui m’évoquent le moins quelque chose… pourtant, c’est justement un prix de lecteurs…

  12. keisha

    J’ai quand même l’impression qu’ion s’en souvient un peu (sur 5 ans, en tout cas)
    Bref, je viens de découvrir avec horreur que ton blog avait disparu de mon reader , et comme en plus depuis un mois je suis sans ordi perso ou presque, et en plus les vacances… je viens juste de me réveiller… j’ai du mal à gérer, de toute façon, en ce moment. mais bon, j’ai arrangé ça avec le reader. Pour facebook, là, niet actuellement.
    j’ai bien aimé ton billet sur Charlotte, aussi!

    • Je suis bien triste si mon blog disparait des lecteurs de flux parce que c’est mon espace de discussion ici et j’aime bien papoter avec tout le monde 😉
      J’avais bien repéré que tu avais des problèmes de connexion en ce moment, ça commence d’ailleurs à faire long, sais pas comment tu tiens !

      • keisha

        Comme samedi j’étais presque à la fin de mes deux heures de connexion autorisée, je n’ai pas tout vérifié, mais là je peux te dire que tu étais bien encore dans mon reader (ouf!), mais que les billets s’arrêtent fin aout. Bizarre, bizarre… Je t’ai remise à un autre endroit, les nouveaux billets arrivent. En fait, ce qui m’a titillée, c’est que je ne me souvenais pas de nouveaux billets, et te connaissant c’était étrange. j’aime bien papoter, ouais.
        En fait j’ai lancé les « gros  » travaux dans la maison, ça dure ça dure, pas trop envie de tout réinstaller dans un coin entre une échelle et du matos, même si je l’ai fait deux trois fois, donc ordi à la bibli et facebook seulement à la bibli de R. Mais je lis moins, donc pas grave. Pour les visites sur les blogs, je gère, mais le reader explose parfois (retour de vacances à Londres -chouette ville- c’était horrible)
        Sinon le chat a survécu… ^_^

  13. Non, je n’ai jamais vraiment suivi les prix, et je crois même que je les contourne inconsciemment, ce qui fait que quand j’en lis et que je découvre qu’ils ont eu le prix Untel, dans ma tête, ça fait juste « aaah ? » ou « aaah! » – un peu tardivement quoi.^^
    Enfin, ça dépend. S’il y a certains auteurs que j’apprécie dans le lot, je suis un peu s’ils vont avoir les prix ou non, mais je ne me précipite pas pour autant sur les livres en question. Moi le déclic, c’est vraiment le sujet du livre.

    • Ça m’a un peu fait ça l’an dernier : j’ai lu le Lemaitre pendant l’été car je m’intéressais au thème de la Première Guerre mondiale en littérature et j’ai été tout de suite très emballée. Alors au final, j’ai été vraiment ravie qu’il remporte le Goncourt, et je crois bien que c’est la seule année où se prix m’a vraiment intéressée…

  14. Très bonne question ! Cela dépend beaucoup des goûts de chacun.

    • L’avantage en France, c’est qu’il y a beaucoup de prix : chacun doit pouvoir s’y retrouver !

  15. En général, les prix Goncourt (et autres) me restent plus longtemps en mémoire que d’autres lectures.

    • Voilà donc enfin quelqu’un qui défend ce prix !

  16. Om Kelsoum Merini via la page Facebook Tête de lecture

    Tant que l’influence est intelligente .. Comment découvre-t-on un nouvel auteur ou un nouveau roman ? C’est comme tout le reste, on en entend parler et on se sert de son libre arbitre pour en faire ce que l’on veut !
    Soyez curieux , le prix Goncourt était-il mérité ? Il n’est pas moins pire que ce roman que vous achetez parce que vous en aimez la couverture !!
    Ne soyez pas radicaux , la littérature n’aimerait pas ça ☺

    • Je crois qu’en France, on se méfie toujours de ce qui marche, de ce qui gagne, de ce qui fait de l’argent : c’est toujours soupçonné d’être populaire et donc de moindre qualité. Je ne rejoins bien sûr pas cet avis. Ce qui me gène le plus dans les prix, c’est leur médiatisation qui se fait au détriment d’autres titres moins visibles mais tout aussi bons…

  17. Je hais les prix…et puis …même Modiano ne me séduit pas littérairement parlant…

  18. Bonjour Sandrine, pour les prix littéraires, je m’en préoccupe pour l’achat des livres de la petite biblio loisirs dont je m’occupe mais c’est à peu près tout. Je me rends compte que d’une année sur l’autre, on ne se rappelle plus qui a été récompensé et les écrivains eux-mêmes sont, pour quelques uns, oubliés assez vite. Sinon, je compte lire le Lydie Salvayre (pour l’histoire). Bon dimanche.

    • C’est vrai que quand on s’occupe d’une bibliothèque, petite ou grande, il faut se tenir au courant de l’actualité des prix…

  19. Les prix ont de moins en moins d’influence sur moi, peut-être parce que je n’y crois plus. Je pense que le jour où les jurys auront une composition paritaire (hommes/femmes) et chaque membre aura sa place dans un unique jury (et pas dans plusieurs, comme Frédéric Beigbeder qui est à la fois membre du Flore et du Renaudot), lorsque le martèlement médiatique avant rentrée littéraire sera moindre et plus porté sur la qualité littéraire que sur les accointances de tel auteur/éditeur avec tels journalistes, alors je pense que je m’y intéresserai à nouveau. Voilà !

    • Eh bien ça ne va pas être pour tout de suite 😉 En raison de leur métier de lecteurs, les journalistes littéraires et autres critiques ou jurés sont toujours en contact avec les auteurs : ils se croisent, se rencontrent, finissent par se connaître, c’est inévitable. Et au moment de voter, faire abstraction de ses sentiments est une discipline qui demande une grande force de caractère !

  20. Difficile de ne pas entendre parler des prix littéraires et du Goncourt en particulier. Ceci dit, je ne m’y intéresse pas du tout, indifférent complet pour ceux qui les reçoivent. Quant à mes lectures, elles ne sont absolument jamais influencées par ce critère. Mais je n’ai rien contre cette manie, néanmoins un peu crétine aujourd’hui avec tous ces prix dont on serait en peine de faire la liste exhaustive…

    • Faire la liste de tous les prix : ça me semble impossible ! Au point qu’on se demande même comment il est possible que certains auteurs n’en ramassent pas un seul… certainement qu’ils ne doivent pas être assez sympas avec les journalistes 😉

  21. les lecteurs (les gros) suivent les recommandations de leur coeur.

  22. Je fais plus attention aux avis des bloggeurs qu’aux prix littéraires, mêle si j’avoue un faible pour le prix Goncourt lycéens, qui se donne dans ma ville et que je trouve chaque année très pertinent.

    • C’est un prix certainement moins magouillé, ce que le public perçoit bien sûr avec un a priori très positif.

  23. je ne me suis jamais souciée des prix littéraires élitistes par contre les prix liés aux polars et depuis peu ceux de elles et Femina m’intéressent car j’ai fait quelques très bonnes lectures en piochant dans ces listes. Mais ce que je préfère c’est l’avis des blogueurs, les coups de cœurs médiathèque et les avis de quelques podcasts radios.

    • Il y a moi aussi quelques émissions de radio que je suis avec enthousiasme et fidélité (comme La Dispute du vendredi soir sur France Culture).

  24. il est très rare que je lise un prix littéraire, sauf éventuellement dans le polar.

    • C’est vrai que les prix polar semblent moins magouillés…

  25. Je ne suis pas influencé par les prix, mais lorsque c’est un auteur ou un livre que j’aime bien qui gagne, je suis ravi de cette reconnaissance

    • Tu as raison, moi aussi : j’ai vraiment été ravie l’an passé quand Lemaitre a eu le Goncourt.

  26. Je ne lis pas les prix littéraires… sauf… le Goncourt des lycéens ! Au moins, on ne peut les soupçonner de partialité 😉
    Et encore, je ne le lis pas systématiquement mais seulement s’il m’intéresse. Autant dire que je ne suis pas une cible de choix en ce qui concerne les techniques éditoriales…

    • Mais cette année quand même, ils ont un peu manqué de clairvoyance ces chers ados 😉

      • Celui de cette année ne m’intéresse pas, et je ne le lirai pas… Mais il y a eu de nombreux très bons crus, ce qui n’est pas le cas du Goncourt je trouve 🙁

  27. Je trouve ça drôle, moi, toute cette effervescence 🙂

    • Moi aussi, ce que je préfère c’est plus me phénomène « rentrée littéraire ».

  28. Pour moi c’est un peu comme les césars ou les oscar. Une sympathique mascarade pour faire renter des sous. Mais je connais bon nombre de personnes qui ne lisent un livre où ne voient un film que parce qu’il a décroché une palanquée de récompenses, alors tant mieux non? J’ai lu ‘La couleur des sentiments’ et ‘La vérité sur l’affaire Harry Quebert’ sur les conseils de mon entourage – Tiens toi qui aime lire tu vas adorer!!! – Alors non je n’ai pas ‘adoré’ mais c’est un bon divertissement et je pense que c’est ce que recherchent beaucoup de lecteurs occasionnels. Du coup j’me dis : nous pousser vers du divertissement intelligent, ça ne fait pas de mal.

    • Oui, tout ce qui peut faire lire est bienvenu, c’est vrai. Après, un peu de diversité ne nuirait pas, mais c’est la grande lectrice qui parle (1 mètre 78), ça chipote 😉

  29. Vio

    Ce qui est dommage c’est que les prix n’influencent que ceux qui lisent peu, car quand on lit beaucoup on a déjà beaucoup plus d’envies de lecture qu’on a de temps pour toutes les satisfaire. Mais s’il existe vraiment des gens qui, comme on le prétend, ne lisent que le Goncourt chaque année, je me dis que ce n’est pas ça qui va les faire lire davantage…

    • Probablement pas, mais ça fait parler des livres…

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