Boussole de Mathias Enard

Boussole de Mathias EnardBoussole de Mathias Enard est un roman qui vous fera perdre le nord, le sud, l’est et tout le reste. Unique direction au programme : l’Orient ; unique expédient : la musique classique. Autant dire que si vous n’êtes ni orientaliste, ni musicologue, vous aurez toutes les chances de vous retrouver à l’ouest…

Le narrateur, Franz Ritter, est un musicologue viennois, plus ou moins à l’agonie. Au moins en mauvaise santé. Alors que la nuit tombe sur Vienne, il tente tant bien que mal de s’endormir. Alors qu’il voudrait oublier une certaine Sarah, il ne pense qu’à elle, convoquant ses souvenirs. Comme lui, la jeune femme s’intéresse à la culture orientale, dans ses relations avec l’occidentale. Alors que le domaine de recherche de Franz est la musique, celui de Sarah est beaucoup plus vaste. Il a voyagé avec elle en Orient et se souvient…

Premier écueil rencontré à la lecture de Boussole de Mathias Enard : beaucoup trop d’érudition. Comme une impitoyable douche froide. Alors que quelques références inconnues donnent envie de combler les trous de son ignorance, Mathias Enard aligne les compositeurs, les ouvrages, les personnalités que les spécialistes connaîtront certainement, mais pas le lecteur de base. Pourquoi pas chercher à en savoir plus sur le baron Joseph von Hammer-Purgstall, orientaliste autrichien, sur Félicien David, compositeur tombé dans l’oubli, mais sur tous les autres, tous les trop nombreux autres… Il en va de même pour ce qui concerne l’Orient, les références au monde islamique.

A l’inverse de Shéhérazade, Mathias Enard ne nous raconte pas d’histoire : second écueil. La conteuse aurait cependant survécu, Shahryar se mourant d’ennui dès la première nuit. Franz Ritter convoque ses souvenirs, raconte parfois un épisode de sa vie aux côtés de Sarah (sur les traces de Marga d’Andurian ou d’Annemarie Schwarzenbach), mais dans l’ensemble il ratiocine sur les relations possibles et avérées entre Orient et Occident. A coups de références absconses. Tandis que Sarah cherche les traces de grandes aventurières, il évoque quant à lui, du fond de sa chambre, nombre de grands esprits qui depuis le XIXe siècle ont contribué à l’essor de l’orientalisme en Europe. Quel bon roman d’aventure ça aurait pu être !

Je trouve souvent remède à mon ignorance dans les romans, ou au moins l’envie d’y remédier. En lisant Boussole, je me suis juste sentie écrasée par le poids d’un savoir compact, à l’image des phrases immenses et des paragraphes serrés comme des parpaings. Abandon page 196.

 

Boussole

Mathias Enard
Actes Sud, 2015
ISBN : 978-2-330-05312-3 – 377 pages – 21,80 €

 

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67 commentaires sur “Boussole de Mathias Enard

  1. Tout ceci n’est pas de bonne augure. Mais j’adore cet auteur. De toute façon je vais le lire pour en parler avant la venue de l’auteur aux Champs Libres en octobre.

    • Sandrine

      Je suis tout à fait curieuse de lire l’avis d’une lectrice qui apprécie déjà l’auteur.

  2. J’ai adoré ta première phrase… et déchanté par la suite. J’aime qu’on me raconte et je n’aime pas l’érudition pour l’érudition. Dommage, j’avais tellement aimé Rue des voleurs !

    • Sandrine

      J’avais l’intention de lire Rue des voleurs avant celui-là, et puis ça ne s’est pas fait. Du coup, je découvre l’auteur avec ce titre, et ce que j’ai lu est bien loin des louanges lues et entendues jusqu’à présent…

  3. domie

    Libraire à la retraite , je suis toujours aussi excitée par la rentrée littéraire . Merci donc des commentaires sur les romans que je ne reçois plus en pré-lecture . Je note donc que celui ci ne fera pas partie de mes achats . A bientôt

    • Sandrine

      Je suis moi aussi très excitée à chaque rentrée. Ce que j’aime, c’est l’effervescence autour des livres, rien ne semble plus important tout à coup que le dernier livre de Truc ou de Machin, et j’aime ça. Parfois je me dis que c’est un peu toujours pareil, mais je trouve que ces dernières années, les blogs littéraires ont donné un bon coup d’oxygène à cette rentrée qui se faisait avant entre journalistes et auteurs. A bientôt.

  4. je ne suis jamais arrivée à lire Zone, j’ai l’impression que celui-ci est du même acabit. Par contre, j’ai adoré Rue des voleurs et L’alcool et la nostalgie.

    • Sandrine

      Je ne saurais dire où ce livre se situe dans l’œuvre de l’auteur puisque c’est le premier de ses livres que je lis. Je sais juste qu’il n’y a pas là de place pour moi…

      • Zone , ça commence avec un type dans un train et c’est une seule phrase, sans ponctuation, où le lecteur doit prendre le rythme ( sans doute celui du train ) , je n’y suis pas parvenue, j’ai laissé tomber l’exercice de style. Les deux que je cite sont vraiment bien, surtout Rue des voleurs ( rien de touffu côté références, rien de difficile ).Il y a eu aussi le Goncourt des lycéens pour Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants; pas mal du tout, mais pas mon préféré

  5. bon, bah… je vais attendre un peu! D’autres en priorités avant!

    • Sandrine

      D’autres avis vont certainement apparaitre ici et là, peut-être feront-ils de ce livre une priorité pour toi…

  6. Je te rejoins sur le fait que quelques références inconnues donnent souvent envie d’en savoir plus. Et c’est plaisant! Il faut piquer la curiosité du lecteur, pas l’assommer. Dommage pour ce roman…

    • Sandrine

      Pour ce qui est de la musique, j’ai lu aussi Orfeo de Richard Powers à paraître en cette rentrée. L’érudition musicale y est aussi pointue, dans un autre genre, celui des avant-gardistes du XXe siècle, genre Messiaen, Bartok, Arvo Part… A l’inverse de Mathias Enard, Richard Powers donne envie d’en savoir plus, et surtout d’écouter : j’ai lu avec un casque sur les oreilles et j’ai beaucoup découvert, même si cette musique est loin de mes goûts. Avec lui, j’ai exploré, appris, j’ai été émue et happée. Tout ce qui manque à Boussole, beaucoup trop intellectuel.

      • Jamais lu Enard.
        Pour Orfeo, j’ai découvert Proverb de Steve Reich, qui me sort des sentiers habituels (quoique, c’est fichtrement écoutable!) Tu as raison, avec ce roman on est obligé d’aller fouiner pour écouter les oeuvres dont il parle…

        • Sandrine

          Proveb, c’est vraiment génial : j’adore ! J’aime assez Arvo Part aussi par contre, les ondes Martenot, Olivier Messiaen, j’ai toujours beaucoup de mal, même sachant d’où vient le fameux Quatuor…

  7. bon ben voilà! c’est dit je ne lirai pas ce livre, un grand merci !

    • Sandrine

      Je ne voudrais surtout pas te faire passer à côté d’un roman qui pourrait te plaire. Je gage qu’on va voir l’auteur partout : peut-être te donnera-t-il envie de le lire…

  8. Sans être complètement ignare, l’Orient et la musicologie sont loin d’être mes sujets favoris. Du coup, je risque bien de passer à côté de ce roman. Un de moins dans ma liste de la rentrée 😉

    • Sandrine

      Peut-être qu’avec plus de bases que moi, on apprécie plus…

  9. Tout ce que je déteste dans un roman, lorsque l’auteur fait davantage étalage d’un savoir plutôt que de donner au lecteur envie de combler ses méconnaissances. J’aime bien quand on me montre quelque chose que je ne connais pas. Comme toi, j’ai envie de découvrir davantage. Mais si j’ai l’impression de passer pour une ignare totale, ça me donne bizarrement beaucoup moins envie.
    Je vois donc que ce n’est pas avec ce roman-ci que je découvrirai l’auteur.

    • Sandrine

      Pour ma part, il ne fait pas de doute que je suis ignare en matière d’Orient. Mais je ne souhaite qu’élargir mon horizon, en ouvrant un tel livre par exemple. Or ici, pas d’élargissement, juste l’écrasement 🙁

  10. Je suis complètement d’accord avec ton dernier paragraphe, je ressens la même chose. Je n’ai lu que « Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants » et j’hésite à lire autre chose. Tu présenteras le roman de Richard Powers ?

    • Sandrine

      Oh que oui je vais parler du Powers. Mon grand souci en ce moment est de savoir dans quel ordre je vais publier tous les billets, sachant que j’aime bien mon rythme d’un tous les trois jours, mais que ça se bouscule, que je réserve certains pour le jour pile de leur sortie et qu’au final, j’aurais envie de parler de tous au plus vite ! Tu vois comme ma vie est compliquée 😀

      • Si tu veux on parle d’Orfeo le même jour? Je n’ai pas tant de lectures de nouveautés que cela (en plus j’en ai deux qui m’ennuient un peu)

        • Sandrine

          vendredi 21 ?

          • Je relis mon billet, et je le mets en ligne le 21!

  11. Sur le papier, cela pourrait m’intéresser : vu le nombre de bouquins sur l’orientalisme, les orientalistes et tutti quanti que j’ai lus pour ma thèse, j’imagine que je ne me sentirais pas complètement perdue. Mais. Tout de même, je me suis ennuyée à périr à la lecture de « Parle-leur de bataille » et ton avis me laisse penser qu’il vaut mieux que je m’abstienne !

    • Sandrine

      Au moins, tu serais en territoire connu, et j’imagine que le sujet t’intéresse à la base : ça fait déjà deux portes d’ouvertes. Après, le style est vraiment particulier, du genre ne-pas-rater-un-mot car le truc est compact comme une éponge avant qu’on la mouille. Et dans le désert pour trouver de l’eau, bernique !

  12. Je n’ai pas lu l’auteur et une chose est sûre ; je n’essaierai pas avec celui-là. Je retiendrai plutôt « rue des voleurs ».

    • Sandrine

      Il semble en effet plus accessible. Et du coup, j’ai hâte de savoir ce que les lecteurs de ce roman « romanesque » penseront de celui-ci qui l’est vraiment beaucoup moins…

  13. Je n’ai lu qu’un tout petit roman de l’auteur, je vais voir… mais c’est vrai que ça peut être agaçant de voir des noms défiler et de ne pas les connaître;; notre ignorance fait alors surface et c’est franchement désagréable (enfin, bien sûr je ne parle que pour moi)

    • Sandrine

      Je ne lis pas des romans pour apprendre, mais quand j’apprends des choses par le biais de romans (grâce à ce que j’ai lu mais aussi à ce que j’ai eu envie de prolonger), je suis toujours satisfaite. Dans ce cas il y a de la part de l’auteur une envie de faire venir à lui le lecteur, de partager des choses, de l’éveiller à un univers qui n’est peut-être pas le sien. Bref, à être en sympathie. Moi, je me suis toujours sentie à l’extérieur de Boussole.

  14. ça c’est fait, comme dirait l’autre. Pour mi ton argumentation est imparable, je vais passer mon chemin sans même me retourner !

    • Sandrine

      Merci de ta confiance. Et puis, quelque chose me dit qu’il y a plein de billets qui te donnent par ailleurs envie de te retourner sur des livres 😉

      • Jérôme m’a ôté les mots de la bouche : j’allais dire exactement la même chose que lui (enfin, au moins la première phrase ! mais la suite reflète tout autant ce que j’ai ressenti à la lecture de ton billet très argumenté) !

        • Sandrine

          Merci, ça me fait plaisir que vous jugiez ce billet argumenté car il me tient à coeur d’être précise, de ne pas procéder, comme on dit, à un enterrement de première classe, juste pour le fun ! Surtout quand il s’agit d’auteurs français, je prends soin d’aller plus loin que le j’aime/j’aime pas. Mathias Enard est un auteur renommé qui ne viendra pas ici, mais il en est qui écument les blogs et qui prennent de plein fouet les critiques. Alors si parfois mon ton est un peu virulent (souvent parce que j’attendais beaucoup du livre), il faut au moins qu’il soit honnête intellectuellement…

  15. Bon, je vais faire l’impasse sur celui-là, aucun regret, il ne me tentait pas…

    • Sandrine

      Moi il me tentait au départ, c’est même le premier livre de la rentrée que j’ai lu. C’est peut-être pourquoi je suis d’autant plus déçue…

  16. Je n’en avais jamais entendu parler et ce que tu en dis ne me donne aucunement envie de le découvrir.

    • Sandrine

      Oui, j’imagine qu’on peut lui faire meilleure promotion !

  17. Un auteur découvert avec « Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants » que j’avais beaucoup aimé, alors je crois que je tenterai celui-ci si j’en ai l’occasion

  18. Bon, tu as le mérite de nous permettre de faire le tri et de laisser ce titre de côté dans l’effervescence de la rentrée littéraire.

    • Sandrine

      Je fais aussi pas mal le tri avec les blogs une fois que j’ai lu ce que j’ai : un prêté pour un rendu 😉

  19. N’étant ni musicologue ni orientaliste et comme je te fais confiance, je passe mon tour !

    • Sandrine

      Je reparle musique dans le billet de demain, j’espère ne pas te saturer !

  20. Excellent billet en tout cas , et perso un billet  » à charge » de temps en temps me réjouit dans une blogo parfois un peu trop pâmée d’admiration par principe . La musicologie ne me fait pas peur, mais celle que tu évoques pour le Powers m’attire plus que les oubliés du 19ieme siècle ( qui l’ont souvent été pour d’ assez bonnes raisons…)
    D’Enard j’ai déjà Zone et Parle-leur qui attendent désespérément leur tour :-/

    • Sandrine

      C’est vrai qu’on trouve peu de billets vraiment négatifs sur la blogosphère littéraire. Pour ma part souvent, les livres qui m’ennuient et que j’abandonne, je n’en parle pas tout simplement parce que je n’ai rien à dire dessus le plus souvent et pas envie de me mettre le cerveau en ébullition pour quelque chose qui ne m’a pas intéressée. Mais il se trouve que là, j’avais à dire 🙂 De plus, je suis à peu près certaine que tous les journalistes littéraires vont déclarer ce livre extraordinaire. Déclarer seulement car il ne s’en trouvera pas pour dire qu’ils ont été largués. Je voudrais en trouver un qui aura l’honnêteté de dire ce qu’il a fait de toutes ces références…

      • J’ai adoré Boussole qui m’a littéralement envoûtée, transportée pendant plusieurs semaines et je lui ai consacré un long article, en illustrant certaines références musicales qui m’ont particulièrement touchée car rejoignant mon amour de la musique classique « bourgeoise ». Et si j’ai beaucoup appris dans ce livre, c’est que connaissant déjà environ la moitié des références littéraires et musicales citées ( certaines musiques sonnant notamment à mes oreilles), ma curiosité pouvait s’aiguiser pour découvrir les autres sans me sentir noyée par ce flot d’érudition. Mais ce livre ne peut à mon sens s’adresser à tous et je comprends tout à fait votre point de vue.

  21. Eh oui …et c’est bien pour ça qu’un blogueur qui met les pieds dans le plat de temps en temps ça fait du bien 😉
    Sur le tombereau de bouquins qui nous tombe dessus tous les mois de Septembre, une partie est dispensable, il faudrait ne pas avoir peur de le dire …

  22. Je le vois partout celui-ci ! Il faudrait peut-être que je tente ? 😀

    • Sandrine

      Eh bien c’est toi qui vois, au moins, tu es prévenue 😉

  23. C’est tellement rare que tu abandonnes un livre en cours de route ! J’avais très envie de le lire, mais comme j’ai souvent le même avis que toi, je n’ai pas très envie de me sentir écrasée …

    • Sandrine

      Ben oui. Je dois bien lire environ 150 livres par an, et j’ai assez de mes deux mains pour compter ceux que j’abandonne. Je suis une persévérante et une optimiste, je pense toujours que je vais trouver un point d’accroche ou d’intérêt. Mais là, j’ai été juste submergée.
      J’ai écouté « La Dispute » qui en parlait hier : critiques très laudatifs, mais eux aussi dépassés par l’érudition. Ils ont par contre été conquis par le style. Aucun n’a précisé s’il était parvenu à la fin du roman, on suppose que oui 🙂

  24. Je n’aime pas beaucoup de type de livre. Je suis en train de lire « L’élégance du Hérisson » et je ressens la même chose…

    • Sandrine

      Je ne l’ai pas lu celui-là, malgré tout le bien qu’on a pu en dire… je suis curieuse de ton avis…

  25. zut alors, il était sur ma « wish list » de la rentrée

    • Sandrine

      Eh bien tente, et donnes-nous des nouvelles…

  26. Oh, dommage… si toi tu t’es sentie écrasée…

    • Sandrine

      Beaucoup ont apprécié. Pierre Assouline le tien pour un chef d’œuvre. M’étonne pas, c’est un homme cultivé…

  27. Ho zut, un des rares qui m’attirait en cette rentrée, voire le seul avec La terre qui penche de Carole Martinez (parce que récemment découverte). Cela dit, cet auteur me déroute car si j’ai adoré Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, un autre intitulé « La perfection du tir » m’est tombé des mains car trop technique. Donc, là j’hésite. Disons que je vais attendre la sortie Poche, pas d’urgence…

    • Sandrine

      Il y a maintenant beaucoup d’articles et de billets élogieux de parus, qui confirment que je suis passée à côté de ce texte. Ceci dit, personne ne m’a donné les clés pour y entrer jusqu’à présent.

  28. Quitte à détourner un proverbe célèbre: la culture c’est comme la confiture, quand y’en a trop sur la tartine, c’est l’indigestion direct! 😉

    • Sandrine

      Il y a de ça en effet, je n’en pouvais plus de toutes ces références…

  29. ..ça y est , je suis dedans depuis quelques jours -quand ça parle de musique classique , il faut quand même que j’aille y voir 😉 – et je me dit que ce livre est un vrai-faux livre érudit. Je m’explique : j’ai le sentiment que ce dont Enard veut nous parler c’est essentiellement de la nostalgie, du spleen voire de la mélancolie dans son sens XIXième. Le héros est le truchement pour nous faire entrer dans cette réflexion (sur l’usage des drogues « paradis artificiels » par exemple, sur la mélancolie orientale et occidentale comparées en quelque sorte) et comme c’est une figure d’érudit on a au passage beaucoup d’informations sur des tas de sujets et des tas de gens , dont on ne retiendra pas la moitié certes (mais comme toujours aurais-je envie de dire 😉 …) mais pas que sur de sombres inconnus tout de même ! (Liszt,Berlioz Kafka, Freud, Hedayat dont une amie iranienne me dit qu’il est probablement leur plus grand auteur…) Bref, avec aussi de l’humour et une vraie classe dont la façon dont cette « logorrhée » est menée, pour l’instant j’ai pour ma part bcp de curiosité et de plaisir. C’est un livre un peu exigeant, peut-être pas facile à apprécier en plein rush de rentrée littéraire, il faut prendre une pipe d’opium et s’accorder du temps 🙂 Très heureuse qu’il décroche le Goncourt !

    • Sandrine

      Je ne doute pas que ce livre plaise à des lecteurs plus avisés que moi. Je l’ai lu en vacances, avec tout mon temps et j’ai essayé de m’accrocher. Mais je n’ai pas eu l’impression que c’était un roman qui voulait qu’on s’y accroche désespérément. Qu’on se laisse emporter par cette rêverie, oui, mais pas trainer comme derrière un chameau au galop (si ça existe !!). Je n’ai aucune attirance pour l’Orient, ni pour la musique en générale, pas même la musique classique. Cet univers n’est pas du tout le mien, j’aurais pu apprécier le style mais je n’en ai pas trouvé la porte non plus. Bref, pas un roman pour moi. Et un Goncourt exigeant.

  30. Ton billet confirme ce que je supputais : ce livre n’est pas fait pour moi !

    • Sandrine

      et je ne sais pas vraiment pour qui en fait… pas « grand public » en tout cas.

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