Cold War de Pawel Pawlikowski

Cold WarUn film polonais en version originale ? J’y vais. Par Pawel Pawlikowski, le réalisateur de Ida qui a accumulé les prix (dont l’Oscar du meilleur film étranger) ? J’y fonce. J’aime ce pays où j’ai des ancêtres et cette langue que j’ai tenté d’apprendre, qui m’a résisté mais je recommencerai, promis.

Devant les premières images, ce qui est tout de suite évident c’est la beauté du noir et blanc. La lumière et les contraste sont superbes, et on se dit que même si le scénario ne suit pas, on se délectera de cette esthétique.

Fin des années 40 en Pologne, Wiktor (Tomasz Kot), un musicien et son équipe sillonnent les campagnes pour enregistrer des chants traditionnels. Parce que le régime soviétique entend valoriser la culture populaire, une école de chant ouvre ses portes : les jeunes chanteurs et danseurs formeront un groupe folklorique qui donnera des représentations dans tout le pays, et au-delà dans le grand empire soviétique.

Wiktor fait passer des auditions et tombe sous le charme de la jeune Zula (Joanna Kulig), une jeune fille au fort caractère. Ils deviennent amants. A l’occasion de représentations à Berlin Est, Wiktor décide de passer à l’Ouest et propose à Zula de le suivre. Mais elle ne veut pas et il part seul s’installer à Paris. Il vit une vie de bohème dans le Paris des années 50, entre mansardes et boîtes de jazz. Jusqu’à ce qu’il la retrouve et constate bien sûr qu’ils s’aiment encore. Tentative de vie à deux à Paris, mais Zula lui préfère la Pologne, on ne sait pas bien pourquoi…

Histoire d’amour donc, belle histoire d’amour s’il en est car passionnelle et tragique. Mais heureusement que c’est beau et polonais car c’est tout de même un brin ennuyeux et attendu. Et minimaliste. On voudrait bien l’apprécier plus que ça ce film, au moins parce que Pawel Pawlikowski est sur la liste noire du gouvernement polonais actuel, mais enfin, ça n’est pas tout à fait suffisant pour enthousiasmer. Il n’y a au final pas grand-chose dans ce scénario. Cold War a quand même remporté la palme de la meilleure mise en scène au dernier festival de Cannes : un mystère…

Heureusement, les deux acteurs principaux sont convaincants. On lit ici ou là que Joanna Kulig crève l’écran. Certes, elle est belle, tour à tour rayonnante ou tourmentée ; elle chante et danse aussi très bien. Mais à mes yeux, c’est Tomasz Kot qui l’emporte : ah, ce sourire, ah, cette souffrance, il est magnifique !

Donc Cold War oui parce que c’est beau, mais loin d’être inoubliable.

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Cold War de Pawel Pawlikowski (2018)

Avec Joanna Kulig et Tomasz Kot
Durée : 1 heure 27 – Sortie nationale : 24 octobre 2018

 

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7 commentaires sur “Cold War de Pawel Pawlikowski

  1. Je craignais le côté ennuyeux, donc tu confirmes. Mais il y a le côté polonais … et là, j’y vais aussi.

  2. Comme Aifelle, la bande annonce me fait craindre l’ennui…. mais j’ai aimé Ida, et c’est vrai que l’image est très attirante..

  3. Je suis tombée sous le charme de la bande annonce, ce noir et blanc, waouh ! Je tenterai peut-être donc le film entier, je ne m’ennuie que rarement au cinéma… 😉

    • Sandrine

      Si tu y vas pour la beauté de la chose, tu ne seras pas déçue.

  4. Brigitte

    Si si si on y va! Pour le noir et blanc superbe, les acteurs l’une éclatante et l’autre au charme fou. Et pour la Pologne et le bloc de l’Est de ces années-là, la musique de la seconde partie puisque le héros pianiste s’installe dans le Paris du jazz.

  5. Bonsoir Sandrine, je vais y aller pour le côté visuel, il paraît que c’est un très beau noir et blanc. Mais j’ai une collègue qui m’a dit aussi qu’elle attendait autre chose de l’histoire. Bonne soirée.

  6. beauzac

    oui je préfère cent fois ida! rien d’original ds ce film.

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